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Éditorial sur le Programme des travailleurs étrangers temporaires

Publié le 29 juillet 2014

Il faudrait féliciter le maire Naheed Nenshi pour les propos qu’il a dernièrement tenus au sujet du Programme fédéral des travailleurs étrangers temporaires. Il a non seulement mis en exergue le fait que les récents changements apportés à ce programme par le gouvernement fédéral conservateur n’étaient pas adaptés à sa ville, et que « traiter les gens comme des marchandises qui viennent ici pendant deux ans pour nous servir du café le matin » allait totalement à l’encontre des valeurs canadiennes.

Le gouvernement a créé d’énormes problèmes lorsqu’il a commencé à assouplir les règles du Programme des travailleurs étrangers temporaires en 2006; il a mis en place un processus d’approbation peu surveillé, ce qui a considérablement fait augmenter le nombre de demandes approuvées d’office, en plus d’être directement à l’origine de la perte d’emplois de Canadiennes et de Canadiens au profit de travailleurs étrangers temporaires.

Les dernières tentatives du gouvernement de résoudre les problèmes qu’il a lui-même créés sont une approche « à coup de masse » qui ne fonctionnera pas partout; le Programme des travailleurs étrangers temporaires est désormais devenu l’une des politiques les plus anti-albertaines du gouvernement fédéral. Les nouvelles règles semblent être fondées sur l’hypothèse que toutes les régions et industries du pays sont confrontées aux mêmes défis en matière de main-d’oeuvre.

Même nos circonscriptions respectives de Calgary Confederation et de Calgary Skyview, que nous souhaitons représenter, ont des caractéristiques et des besoins extrêmement différents. Le manque de nuance du gouvernement lors de cette prise de décision broche à foin ne tient pas compte de la variété des défis économiques auxquels sont confrontées nos communautés.

Prévoir à long terme est, certes, plus important que de régler la pénurie de main-d’oeuvre à court terme; non seulement parce que c’est ce qu’il convient de faire, mais aussi comme l’a justement dit le maire Nenshi : « Nous avons besoin de l’immigration pour que notre système puisse fonctionner. »

Si l’on songe qu’en 1991, le Herald avait publié un éditorial intitulé « Les enfants de l’après-guerre : La société sera contrainte de s’adapter à cause des personnes âgées » [traduction] qui mettait en avant le fait que d’ici 2030, un cinquième de la population canadienne aurait plus de 65 ans. Puis de dire : « Il est impossible d’inverser le processus de vieillissement, mais en s’y prenant comme il faut, le Canada pourra vieillir avec dignité. » [traduction] Vingt-trois années se sont écoulées, et Statistique Canada estime à présent que d‘ici 2030, près d’un quart de la population canadienne aura plus de 65 ans.

Le Canada doit saisir le moment et relever les défis économiques qui l’attendent. Le Programme des travailleurs étrangers temporaires fait venir des gens au Canada, dont la plupart ont prouvé qu’ils parvenaient à s’intégrer à la société canadienne et à notre marché du travail. Malheureusement, c’est aussi un système qui fait venir ici des personnes pour un temps limité, avant de les renvoyer chez elles. Si leur employeur ne réussit pas à trouver des Canadiens pour doter ses postes vacants, il embauche alors un nouveau travailleur étranger temporaire qui n’est sans doute jamais venu au Canada auparavant.

Bien entendu, ce ne sont pas tous les travailleurs étrangers temporaires qui aspirent à devenir des citoyens canadiens. Mais c’est en proposant de nouvelles voies d’accès à la citoyenneté que nous parviendrons à donner à ceux qui le souhaitent, et qui ont prouvé qu’ils pouvaient réussir sur le plan économique dans ce pays, une chance équitable de rester et de continuer à contribuer à la société canadienne. Si le Canada est prêt à accueillir ces personnes en tant que travailleurs étrangers temporaires, elles méritent d’avoir une chance équitable et raisonnable d’obtenir la citoyenneté canadienne.

Matt Grant
Candidat libéral dans Calgary Confederation

Darshan Kang
Député provincial de Calgary-McCall
Candidat libéral dans Calgary Skyview

Est-ce que nous voulons ce genre de représentation officielle au gouvernement?

Publié le 17 juillet 2014

La confiance des Canadiens envers les titulaires de charges publiques et le milieu politique a été sérieusement ébranlée. Nous méritons des réponses aux questions auxquelles le premier ministre a refusé de répondre. Partagez si vous êtes d’accord.

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Une expédition dans l’Arctique

Publié le 10 juillet 2014

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Le changement climatique est l’un des plus grands défis de notre temps : il est mondial, et ses conséquences sont de différentes natures, tant visibles qu’invisibles. Heureusement, la science et la technologie peuvent nous aider à le relever et, en même temps, nous aider à bâtir une économie plus verte.

À mon retour du fjord glacé d’Ilulissat, situé dans le nord du Groenland, j’ai réfléchi à l’expérience vécue au cours des derniers jours : parler du changement climatique avec des experts, comme le Dr Robert Corell, un climatologue de renom, et constater de mes propres yeux l’impact sur notre planète des changements climatiques causés par l’activité humaine. Ce formidable voyage de formation a été organisé par des collègues Jeunes leaders du Forum économique mondial et les participants provenaient de tous horizons. J’ai chéri chaque minute passée dans le cercle polaire. La beauté de la nature, l’immensité de la calotte glaciaire, les icebergs dans le détroit de Davis de la baie de Baffin, la communauté inuite locale, tout a laissé en moi une empreinte indélébile. Je me suis vite rendu compte que, tout comme l’Arctique canadien, il s’agit là d’une partie vierge de notre planète que nous avons besoin de mieux comprendre et protéger. Je désire maintenant partager avec vous quelques-unes de mes réflexions.

La science sur le changement climatique est désormais bien établie et il est évident qu’une partie des changements qui se produisent sur notre planète sont causés par l’homme. Les émissions de carbone provenant des combustibles fossiles ont augmenté de façon considérable à l’échelle planétaire depuis 1900; en fait, les émissions ont été multipliées par 16 entre 1900 et 2008.

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Les conséquences des changements climatiques sur l’humanité sont déjà désastreuses, et cette situation ne fera qu’empirer. Avec l’élévation du niveau de la mer, des sécheresses et la recrudescence des phénomènes météorologiques extrêmes, il ne fait plus aucun doute : nous devons agir. L’innovation et la technologie nous permettent aujourd’hui de disposer des outils nécessaires pour inverser cette tendance et réduire notre empreinte écologique.

J’ai été impressionné d’entendre le ministre des Affaires étrangères du Danemark et un groupe de chefs d’entreprises danois sur ce qui est appelé le « Consensus danois », grâce auquel leur pays a connu une croissance économique remarquable et atteint une efficacité énergétique exceptionnelle, sans pour autant augmenter ses émissions de dioxyde de carbone. C’est un excellent exemple qui prouve que le développement économique et l’environnement peuvent aller de pair.

À travers nos discussions, il est devenu évident qu’il est possible d’arriver à une meilleure efficacité énergétique en adoptant des politiques favorisant l’innovation et la conservation de l’énergie. Étant donné que 40 % de l’énergie que nous consommons est utilisée dans les bâtiments résidentiels et commerciaux, nous croyons que des normes d’efficacité énergétique plus strictes dans l’industrie de la construction, les appareils électroménagers et l’éclairage permettraient de réduire de façon significative notre consommation. D’autres mesures pour inciter les gens à adopter un mode de vie plus en harmonie avec l’environnement se sont avérées efficaces dans les pays scandinaves et méritent d’être explorées chez nous. Contrairement à ce que l’actuel gouvernement voudrait nous faire croire, il existe une avenue vers une croissance économique durable, mais surtout plus verte.

Je suis fier de faire partie de l’équipe libérale et de travailler étroitement avec notre chef, Justin Trudeau, afin de répondre à ces problèmes grandissants. Ensemble, nous montrerons la voie à suivre au regard de l’un des plus grands défis de notre temps, et veillerons à la protection de notre environnement naturel.

François-Philippe Champagne
Candidat libéral
Saint-Maurice—Champlain

Scènes de la route : le 28 juin au 4 juillet

Publié le 8 juillet 2014

Justin Trudeau, Xavier et Ella-Grace visitent le Stampede de Calgary.‎ 4 juillet 2014.Justin Trudeau, Xavier et Ella-Grace visitent le Stampede de Calgary.‎ 4 juillet 2014.

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Lac-Mégantic : Un an plus tard

Publié le 7 juillet 2014

Ce dimanche, je me suis rendu en voiture jusqu’à Lac-Mégantic afin d’être aux côtés des milliers de personnes venues rendre hommage à celles et ceux qui ont tragiquement perdu la vie il y a un an de cela lorsqu’un train, transportant de grandes quantités de pétrole brut, a déraillé dans un quartier peuplé de la ville, et déclenché l’explosion d’un convoi de wagons-citernes provoquant la mort de 47 personnes et brisant la vie de tant d’autres.

Sur ma route, j’ai traversé le village de Nantes, situé à 11 kilomètres au nord-ouest de Lac-Mégantic, là où le train fatidique a commencé sa course folle, lancé à vive allure et dévalant inexorablement la pente menant au cœur d’une communauté. J’ai pu très bien me rendre compte du dénivelé de l’assiette des rails en direction de Nantes, ce qui a permis au train en question de prendre plus de vitesse en raison de la simple action de la gravité. Comment a-t-on pu laisser cela se produire?

Pour parler franc : c’est par manque de mesures de sécurité adaptées en vue d’empêcher que le train ne se déplace tout seul. Et aussi par manque de compréhension du caractère explosif du pétrole brut transporté par ce train.

Cette cérémonie commémorative avait pour principal objectif de se souvenir des personnes disparues il y a un an de cela. Mais c’était aussi plus que cela. Alors que les pompiers formaient une haie d’honneur en avant de l’église Sainte-Agnès, il était également important de saluer le courage et l’héroïsme dont ont fait preuve les premiers intervenants et rendre hommage aux nombreuses personnes qui, au cours de la dernière année, ont soutenu la communauté pendant cette tragédie.

Après avoir observé des habitants et discuté avec certains d’entre eux, j’ai vite compris qu’ils avaient été profondément marqués par ce qui s’était produit un an plus tôt. Bien qu’ils ne se laissent pas abattre, il faudra encore du temps pour panser les plaies, et certains ne s’en remettront sans doute jamais totalement. La mort de 47 habitants d’une petite communauté très soudée a bouleversé leur vie. J’ai eu l’impression que tout le monde à Lac-Mégantic connaissait une des personnes mortes cette nuit-là.

Alors que nous soulignons solennellement cette journée en nous souvenant de ces vies qui ont été fauchées, nous devons aussi confirmer notre engagement de veiller à ce que la tragédie de Lac-Mégantic ne se reproduise jamais. Le transit ferroviaire est essentiel pour les infrastructures et l’économie de notre pays, et il incombe au gouvernement du Canada de s’assurer que notre système ferroviaire est le plus sécuritaire au monde.

Les trains continueront de traverser nos villes et nos communautés d’un océan à l’autre, et il faut faire beaucoup plus pour s’assurer qu’ils le font le plus sécuritairement possible.

Transports Canada a fait de bonnes choses. Les 5 000 wagons-citernes Dot-111 les moins résistants aux impacts ont été retirés de la circulation, et les autres sont progressivement retirés ou modernisés. Les trains transportant des marchandises dangereuses devront désormais circuler en disposant d’un plan d’intervention d’urgence qui sera communiqué aux premiers intervenants.

Il y a, cependant, encore tellement à faire. Le vérificateur général s’est récemment dit inquiet du fait que « Transports Canada ne dispose pas d’un plan d’assurance de la qualité pour améliorer de façon continue sa surveillance de la sécurité ferroviaire ». Les inspecteurs responsables des décisions concernant le caractère adéquat des systèmes de gestion de la sécurité des compagnies de chemin de fer ne disposent pas du matériel de formation requis pour pouvoir prendre de telles décisions.

Le vérificateur général a également conclu que Transports Canada ne disposait pas de données sur des éléments importants comme l’état des ponts ferroviaires. Il faut s’attaquer à ces problèmes dès que possible.

Comme l’a récemment écrit mon collègue David McGuinty : « Le Canada a été unifié grâce au chemin de fer et nous sommes nombreux à encore vivre à proximité de ces mêmes voies ferrées qui ont bâti ce pays. À l’occasion de l’anniversaire de la tragédie de Lac-Mégantic, prenons l’engagement de nous assurer que le réseau ferroviaire canadien est le plus sécuritaire au monde. »

Marc Garneau, député de Westmount–Ville-Marie