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Pour que le Canada puisse conserver, voire rehausser, son niveau de vie et sa compétitivité dans les années à venir, l’apprentissage doit être une priorité pancanadienne.
La stratégie inclura les initiatives suivantes :
Un gouvernement libéral travaillera avec les syndicats, les employeurs et les autres gouvernements afin d’améliorer les programmes d’apprentis et l’acquisition de compétences pour les travailleurs canadiens.
En matière d’alphabétisation pour les adultes, où les gouvernements provinciaux et les agences locales détiennent l’expertise, un gouvernement libéral offrira son soutien par l’entremise de la stratégie canadienne d’apprentissage.
À moins d’agir, le Canada deviendra de plus en plus un pays qui a « des emplois sans travailleurs et des travailleurs sans emplois ». Autrement dit, nous aurons un grand nombre de travailleurs sans emploi ou sous-employés, mais aussi des centaines de milliers d’emplois que nous ne pourrons pas combler parce qu’un trop petit nombre de Canadiens posséderont les compétences et la formation nécessaires. D’ici 2017, les experts prévoient qu’il faudra faire passer de 60 à 73 pour cent le nombre de Canadiens possédant une éducation postsecondaire si le Canada veut faire face à cette demande de main-d’œuvre qualifiée. Toutefois, les écarts et les obstacles à l’apprentissage persistent et continuent de s’accroître à tous les niveaux.
Si les études postsecondaires prennent une importance toujours plus grande dans la réussite, elles coûtent aussi de plus en plus cher. Les frais de scolarité, qui dépassent en moyenne les 5 000 $ par année, ne sont plus à la portée de bien des familles de la classe moyenne.
Nous sommes aussi confrontés à un écart inacceptable en matière de scolarité selon les régions et les revenus, avec 60 pour cent des étudiants à faible revenu qui abandonnent l’école dans certaines communautés. L’écart de scolarité entre les jeunes en milieu rural et les jeunes en milieu urbain est considérable, et celui entre les Autochtones et les non-Autochtones est totalement inacceptable.
Un nombre trop élevé de parents à la recherche d’un service de garde éducatif pour leurs jeunes enfants ne parviennent pas à trouver de places de qualité et abordables à l’endroit et au moment propices. De même, les employeurs doivent offrir davantage d’occasions de formation pour aider les travailleurs canadiens à se perfectionner.
Les études démontrent que plus de 40 pour cent des adultes n’ont pas les compétences de base en alphabétisation pour pouvoir fonctionner efficacement dans l’économie moderne. Les nouveaux Canadiens sont souvent confrontés au défi particulier de maitriser l’une ou les deux langues officielles de notre pays.
Le défi de l’apprentissage existe pour tous les Canadiens et est fondamental si nous voulons faire de l’égalité des chances une réalité pour toutes les familles.
Tous les enfants au Canada, sans distinction, ont droit au meilleur départ possible dans la vie et c’est pourquoi une stratégie exhaustive en matière d’apprentissage au Canada doit miser d’abord sur l’éducation de la petite enfance.
Nous avons déjà eu l’occasion de voir le leadership exercé par certaines provinces, tout particulièrement le Québec. Par contre, le manque de leadership du gouvernement fédéral a valu au Canada de recevoir une piètre note de la part d’institutions internationales, y compris l’OCDE et l’UNICEF, pour son manque de politique nationale coordonnée en matière d’éducation et de soins de la petite enfance. Entre-temps, les parents qui travaillent, en plus de subir toutes sortes de pressions, sont placés sur des listes d’attente en raison du nombre restreint de places existantes. L’attente dure parfois des années.
Un gouvernement libéral créera un fonds pour l’apprentissage et les soins de la petite enfance qui sera doté de 500 millions de $ la première année, puis ira en augmentant jusqu’à 1 milliard de $ annuellement la quatrième année.
Administré comme un nouveau fonds d’infrastructure sociale, ce programme acceptera les demandes adressées par les provinces et les territoires pour partager les coûts d’initiatives liées à l’apprentissage et aux soins de la petite enfance qui créent et mettent en œuvre de nouvelles places abordables, de qualité et avec un personnel professionnel qualifié.
L’objectif à long terme est la création de places de qualité et abordables pour toutes les familles canadiennes qui en désirent. Cependant, le gouvernement fédéral ne peut pas agir seul dans ce dossier. Cela demandera une collaboration soutenue entre tous les ordres de gouvernement. À mesure que la mise en œuvre du fonds contribuera à des investissements conjoints, un gouvernement libéral collaborera avec les autres gouvernements à l’élaboration de la recherche, des politiques et au partage des meilleures pratiques afin de développer le système qui permettra de concrétiser cet objectif à long terme. Ce plan appuiera l’innovation et les différentes approches au niveau provincial et communautaire.
Un gouvernement libéral mettra le Canada sur la voie du progrès en procédant étape par étape, année après année, pour améliorer l’accès à l’apprentissage et aux soins de la petite enfance. Grâce à cela, les familles canadiennes profiteront de services de meilleure qualité, attendront moins longtemps pour des places et verront leur pays s’engager sur la voie de l’apprentissage et de l’épanouissement de nos jeunes citoyens.
Les familles canadiennes sont prêtes à investir dans l’apprentissage. Cependant, face à la hausse continue des frais de scolarité – plus de 20 pour cent au cours des cinq dernières années – l’enseignement supérieur risque d’échapper à un trop grand nombre de familles canadiennes de la classe moyenne. Selon une étude du Groupe financier BMO en 2010, près des deux tiers des parents craignent de ne pas être en mesure de payer les études postsecondaires de leurs enfants. C’est une tendance troublante alors que les emplois de demain nécessitent de plus en plus des études collégiales ou universitaires.
C’est pourquoi la démarche du Canada dans ce domaine doit s’axer sur un objectif simple :
Un gouvernement libéral instituera le passeport canadien d’apprentissage, un important stimulant financier pour les études supérieures qui sera livré directement aux familles. Il offrira 1 000$ par an pendant quatre ans à chaque élève de niveau secondaire au Canada pour leurs études au cégep, au collège ou à l’université. Dans le cas des familles à faible revenu, le paiement s’élèvera à 1 500$ par année, soit un montant additionnel de 6 000$.
Tout ce que les parents auront à faire sera d’ouvrir un régime enregistré d’épargne-études (REEE). Ils n’auront pas à y contribuer eux-mêmes afin de recevoir le passeport d’apprentissage.
Ce sera un nouvel investissement fédéral d’un milliard de $ par année.
Le REEE est le véhicule adéquat pour un nouvel investissement national dans le domaine de l’apprentissage. Il contient déjà des incitatifs pour que les familles épargnent ce qu’elles peuvent en prévision des études. Le passeport canadien d’apprentissage augmentera le taux de participation aux REEE, surtout auprès des familles qui ont de la difficulté à épargner. Il offrira aussi un incitatif additionnel de demeurer aux études, diminuant ainsi le taux de décrochage scolaire.
Un gouvernement libéral travaillera avec les institutions financières, les gouvernements provinciaux et territoriaux et d’autres partenaires afin d’inciter les parents à investir dans un REEE pour leurs enfants. Les activités de promotion et de sensibilisation relatives au passeport canadien d’apprentissage débuteront en bas âge, de façon à encourager les jeunes Canadiens à songer aux études postsecondaires et à bien s’y préparer. L’assurance d’un soutien financier aidera à valoriser l’éducation postsecondaire chez les familles qui, à l’heure actuelle, pensent qu’elles n’en ont pas les moyens. De plus, le passeport d’apprentissage sera encaissable partout au Canada, ce qui permettra aux étudiants de choisir l’établissement d’enseignement qui leur conviendra le mieux.
Une aide supplémentaire pour faire face au fardeau de la dette chez les étudiants passera par le Corps de service du Canada créé par le gouvernement libéral, qui offrira 1 500$ en effacement du prêt étudiant aux jeunes Canadiens qui feront du bénévolat.
Les sommes d’argent associées au passeport d’apprentissage seront données en versements annuels de 1 000$ ou 1 500$, au début de chaque année scolaire, au moment où les étudiants en ont le plus besoin. Une prestation plus modeste sera versée pour les études à temps partiel. Si le prestataire termine ses études avant le paiement complet de la prestation (par exemple à l’issue d’un programme collégial de deux ans), le solde restera dans le REEE et l’étudiant y aura accès plus tard pour d’autres études postsecondaires. Si le bénéficiaire du REEE ne s’inscrit pas au collège ou à l’université, alors les sommes d’argent qui restent dans le passeport ne seront pas déboursées et seront retournées dans les coffres du gouvernement.
Le passeport d’apprentissage simplifiera le système actuel de crédits d’impôt en mettant fin et en redéployant les modestes crédits d’impôt pour les manuels et les études (sauf pour les étudiants de deuxième et troisième cycles). Le crédit d’impôt pour frais de scolarité sera maintenu, tout comme le Programme canadien de prêts aux étudiants et le Programme canadien de bourses aux étudiants.
L’Accord de Kelowna a permis de jeter un nouveau jalon dans la relation entre les leaders fédéraux, provinciaux et autochtones basé sur le respect, l’engagement commun à l’équité et aux résultats. Beaucoup a changé depuis 2005, mais il n’est pas trop tard pour revenir aux leçons et à l’esprit du processus de Kelowna.
Les peuples autochtones agissent avec de grands espoirs et de grandes ambitions pour l’avenir. Le gouvernement fédéral doit les appuyer en étant un partenaire et les aider à accélérer le progrès dans différents domaines. L’éducation est à la base et doit être la priorité. Un gouvernement libéral travaillera avec les leaders autochtones pour s’assurer que les peuples autochtones ont des opportunités d’apprentissage de la même qualité que les autres Canadiens.
Avec une population qui augmente six fois plus vite que la moyenne nationale et un âge médian d’à peine 27 ans, le succès des peuples autochtones est crucial à la prospérité économique de notre pays. Pour eux, comme pour la plupart des Canadiens, l’apprentissage est la clé du succès.
Le taux de décrochage scolaire chez les élèves autochtones est deux fois plus élevé que la moyenne nationale. Même parmi ceux qui ont la possibilité de poursuivre des études postsecondaires, les taux de réussite sont bas.
Le sous-financement de l’éducation autochtone au Canada constitue l’un des facteurs déterminants de ces statistiques. Par exemple, la plupart des écoles dans les réserves financées par le gouvernement fédéral reçoivent beaucoup moins de financement par élève, comparativement aux écoles dans les réseaux provinciaux. De plus, le financement fédéral pour l’enseignement postsecondaire pour les Autochtones est plafonné à 2 % par année, même si les frais de scolarité augmentent à deux fois ce rythme.
Un gouvernement libéral investira 200 millions de $ supplémentaires dès les deux premières années de son mandat afin d’élever ce plafond sur le financement de l’enseignement postsecondaire. Conformément avec l’approche préconisée par le passeport d’apprentissage, en collaboration avec les leaders autochtones, nous tenterons de trouver des moyens pour venir en aide plus directement aux étudiants et à leur famille. Un des objectifs clés sera d’assurer une plus grande rétention des étudiants autochtones dans les établissements canadiens d’enseignement supérieur.
Relever les défis liés à l’éducation de la maternelle à la 12e année est encore plus fondamental. Un gouvernement libéral travaillera avec les leaders autochtones pour remédier au manque de financement à moyen terme, en investissant 300 millions de $ en nouveaux fonds dans la deuxième année de son mandat. Nous appuierons les efforts pour améliorer l’administration des écoles.
L’Université des Premières nations en Saskatchewan, un établissement clé, sera à nouveau financée sous un nouveau gouvernement libéral. Nous créerons aussi un programme de Bourses Métis Canada grâce à un investissement annuel de 5 millions de $ pour les étudiants métis.
Un gouvernement libéral mettra sur pied la prestation pour l’apprentissage des anciens combattants, qui couvrira tous les coûts associés au collège, à l’université ou à la formation technique (jusqu’à 4 ans) pour les vétérans des Forces canadiennes qui ont complété leur service.
Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, le Canada et les États-Unis ont déboursé tous les coûts liés aux études postsecondaires pour les anciens combattants. Même si le GI Bill est encore en vigueur aux États-Unis, il n’existe aucun programme équivalent au Canada. Il est temps que nous en fassions davantage.
En plus d’honorer les anciens combattants, l’aide fournie pour les études postsecondaires contribuera à l’atteinte d’autres objectifs importants. Elle stimulera le recrutement, au moment où les Forces ont de la difficulté à enrôler suffisamment de candidats dans plusieurs catégories professionnelles, notamment dans les secteurs hautement spécialisés ou techniques. Par ailleurs, l’aide aux études facilitera la réinsertion du personnel des Forces canadiennes au sein de la société et de la population active. L’idée présente des avantages à la fois pour les personnes concernées et pour l’économie canadienne axée sur le savoir et les compétences.
Si l’on se fie aux projections actuelles portant sur les taux d’attrition et les besoins des Forces, et si l’on suppose un haut taux de participation au programme, cela représente un investissement évalué à 120 millions de $ pour l’apprentissage des anciens combattants au cours des deux premières années d’un gouvernement libéral.
Aux prises avec une population vieillissante et un taux de natalité décroissant, le Canada aura besoin de davantage d’immigrants pour maintenir sa croissance démographique et pour combler ses besoins en main d’œuvre.
Malheureusement, les immigrants réussissent moins bien que les citoyens canadiens nés ici, un écart qui s’est accentué au cours des trente dernières années. Les études nous ont démontré à maintes reprises que l’incapacité pour les immigrants de fonctionner dans l’une ou l’autre des langues officielles du pays est un obstacle majeur à leur succès au travail et dans leur communauté. De plus, les compétences linguistiques ont une influence positive sur les salaires des individus et sur la productivité au sein de notre économie.
Seulement environ 25 pour cent des gens qui arrivent au pays reçoivent une formation linguistique financée par le gouvernement fédéral. Malgré cela, le gouvernement Harper a réduit son engagement dans ce domaine crucial en ne déboursant pas les fonds alloués et même en sabrant dans les fonds prévus pour la formation linguistique de base. Les règles font aussi partie du problème puisque les nouveaux arrivants n’ont plus accès à la formation linguistique dès le moment où ils deviennent citoyens canadiens.
Les libéraux croient qu’il est dans l’intérêt de tous que les nouveaux Canadiens réussissent dans le marché du travail et qu’ils participent pleinement au sein de leur communauté. À travers la stratégie canadienne d’apprentissage, un gouvernement libéral augmentera de manière significative les fonds alloués afin d’améliorer et d’élargir les programmes de formation linguistique, pour atteindre une majoration de 100 millions de $ annuellement dans un horizon de 4 ans.
Nous élargirons également les critères d’admissibilité afin d’inclure les citoyens qui ne sont pas nés au Canada et qui ont besoin d’améliorer leur niveau de langue anglaise et française. Nous travaillerons avec nos partenaires pour rendre la formation linguistique plus accessible et mieux diffuser l’information auprès des participants potentiels afin d’en augmenter le nombre.
Il est dans l’intérêt du Canada d’attirer les meilleurs étudiants étrangers, surtout ceux qui proviennent des puissances économiques émergentes, et de maintenir leurs liens avec le Canada une fois leurs études terminées. Nous voulons aussi soutenir les initiatives qui permettent aux étudiants canadiens d’aller étudier et faire du bénévolat outre-mer.
Dans le monde de plus en plus interdépendant dans lequel nous vivons, l’entreprenariat et l’innovation dans tous les domaines seront nourris par le flux d’idées auquel seront soumis d’une part les étudiants canadiens qui iront étudier à l’étranger et d’autre part les étudiants étrangers qui découvrent notre pays, notre culture, notre économie et notre système d’éducation postsecondaire.
Nous tirerons davantage de notre réputation pour notre ouverture, notre multiculturalisme et notre excellence en éducation, en faisant de l’apprentissage une composante majeure d’une nouvelle initiative de « branding » du Canada.
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