Le texte prononcé fait foi
Merci.
Je suis venu vous parler ce soir du grand projet d’avenir des libéraux pour notre pays.
Ce que nous vivons est plus qu’une récession : c’est une restructuration fondamentale de l’économie mondiale.
Le monde a changé.
Les combustibles fossiles coûtent cher.
Le carbone a un prix.
Le capital intellectuel et la propriété intellectuelle sont les moteurs de notre économie.
Et la Chine et l’Inde sont des marchés de l’avenir, pas seulement les États-Unis.
Voilà dans quel monde nos enfants vont grandir. C’est un monde où l’emploi qu’on décroche dépend du potentiel intellectuel et de l’instruction qu’on a. Il nous faut un gouvernement assez avisé et assez soucieux des citoyens pour prendre les moyens de créer de tels emplois, ici au Canada, ici dans l’Île-du-Prince-Édouard.
Un gouvernement qui prépare l’avenir, au lieu de simplement manigancer pour se faire réélire.
Un gouvernement aussi compatissant, créatif, compétent et courageux que la population canadienne.
Vous savez de quoi je parle.
Je parle d’un gouvernement libéral !
Au lieu de cela, nous avons Stephen Harper.
C’est un homme qui aime le pouvoir mais qui, contrairement à nous, ne croit pas que le gouvernement ait un rôle constructif à jouer : celui de rapprocher les gens, de donner de l’ambition et des perspectives à tous nos citoyens.
Lorsqu’il est question de politique, il est question d’avenir, il est question de présenter aux Canadiens le meilleur projet.
Stephen Harper est un homme sans projet.
Regardez son dernier budget. C’était là notre chance d’investir dans les emplois de demain, d’ouvrir des perspectives à nos enfants. Au lieu de cela, Stephen Harper a dépensé ce budget en petits cadeaux à ses amis conservateurs.
Ici, à Charlottetown – Wayne Easter peut vous le confirmer – les conservateurs ont installé un gros panneau bleu concernant un projet de relance devant l’édifice de la division « L » de la GRC. Tout cela pour dire qu’ils remplacent des poignées de porte.
Pensez-y. Nous vivons la pire récession depuis des décennies, et Stephen Harper ne peut rien trouver de mieux que des poignées de porte. Et je ne parle même pas de son cabinet.
Nous avons le plus gros déficit de notre histoire et pour quel résultat ?
Pour des poignées de porte.
Avec Stephen Harper, vous obtenez la moitié du leadership pour le double du prix.
Les chèques abondent, mais il n’y a rien de concret au bout du compte.
Et que dire de ses fameuses promesses ?
Il avait promis de ne pas imposer les fiducies de revenu.
Il avait promis de ne pas alourdir les prélèvements sur les salaires.
Il avait promis de ne pas nommer de sénateurs.
Il avait promis de ne pas créer de déficit.
Il a renié toutes ces promesses. Il n’y a pas de promesse qu’il ne soit prêt à renier pour rester au pouvoir.
Ici, dans l’Île-du-Prince-Édouard, Gail Shea a renié sa promesse d’aider l’industrie du homard.
Eh bien, si Gail Shea ne veut pas tenir ses promesses – celle de retirer des permis de pêche au homard, par exemple – nous devrons la mettre à la retraite.
Les autres pays préparent l’avenir. Ils investissent aujourd’hui pour créer les emplois de demain. Ils investissent pour développer le savoir et le savoir-faire de leurs citoyens.
Les autres pays ne sont pas attentistes. Stephen Harper l’est.
Aux États-Unis, le président Obama consacre six fois plus d’argent par habitant aux énergies propres et à la recherche que les conservateurs.
Le Canada a moins investi dans les énergies renouvelables, par habitant, que l’État de l’Alaska.
Donc, quand il est question d’énergie propre, Stephen Harper n’est pas simplement devancé par Barack Obama. Il l’est aussi par Sarah Palin.
Il y a quelques jours, j’ai annoncé la stratégie des libéraux pour lutter contre les changements climatiques, pour protéger nos lacs, nos océans, nos forêts et nos bassins hydrographiques.
C’est un programme ambitieux qui donne aux Canadiens un choix clair.
Les conservateurs disent qu’il faut choisir entre l’environnement et l’économie.
Nous, les libéraux, savons que c’est un faux choix. Nous savons qu’en investissant aujourd’hui dans les technologies vertes et dans le rendement énergétique, nous créons les emplois de demain.
Stephen Harper ne peut pas créer ces emplois. Nous, nous le pouvons. Et nous le ferons.
Parlons aussi de l’économie numérique.
En 1997, nous étions le premier pays au monde à brancher toutes nos écoles à Internet.
Nous nous situons désormais au vingt-huitième rang parmi les 30 grandes économies au niveau de la rapidité et du coût d’Internet à large bande. Ving-huitième.
Seuls le Mexique et la Pologne font moins bien que nous.
Nous devons connecter toutes les collectivités rurales, isolées et nordiques du pays afin de créer des possibilités dans chaque région.
Si Stephen Harper ne veut pas le faire, nous, nous le ferons.
Nous avons connu quatre années de politique au rabais. Et nous en payons le prix.
Que de possibilités manquées. Que de temps perdu. Et un écart qui se creuse de plus en plus entre les quelques nantis et le reste d’entre nous.
Parce que ce pays a beaucoup d’histoires à raconter que Stephen Harper préfère taire.
Celle des pêcheurs de homards de l’Île-du-Prince-Édouard et du détroit de Northumberland, au Nouveau-Brunswick.
Celle des éleveurs de porcs qui doivent vendre leur ferme.
Celle des ouvriers forestiers qui voient les scieries et les usines fermer dans le nord du Nouveau-Brunswick, au Québec et dans le nord de l’Ontario.
Celle des ouvriers manufacturiers qui perdent leurs emplois au profit du sud de l’Ontario.
Ce sont les histoires de Canadiens pleins d‘ardeur au travail qui n’avaient jamais connu le chômage auparavant.
Ils ne savent pas s’ils retravailleront un jour, ni s’ils auront jamais droit à la retraite, ni s’ils pourront payer les études collégiales ou universitaires de leurs enfants et leur donner les chances qu’ils n’ont, eux, pas eues.
Ces Canadiens sont importants aux yeux des libéraux. Ils sont importants à mes yeux.
La semaine dernière, j’étais à Richmond, en Colombie-Britannique. Je me suis entretenu avec des personnes âgées qui ne peuvent même pas payer leur loyer. Nous pensions que la pauvreté chez les personnes âgées avait disparu dans les années 1990. Cette récession l’a ramenée.
Ne dites pas à ces personnes que la récession est finie. Les temps sont encore durs. Nous ne pouvons pas laisser cette période difficile nous affaiblir, ni nous diviser davantage, ni faire de nous un peuple mesquin.
Nous, les libéraux voulons unir les Canadiens pas les diviser. Nous devons unir notre pays par la solidarité, pour avancer en toute confiance. Ensemble.
Voilà le leadership que seuls les libéraux peuvent offrir.
Notre parti croit à un gouvernement édificateur, et notre bilan est là pour le prouver : le régime d’assurance-maladie, le Régime de pensions du Canada, la Charte canadienne des droits et libertés, le bilinguisme et le multiculturalisme officiels, et les meilleures finances publiques au monde.
Ensemble, avec nos concitoyens, nous avons bâti le pays que nous aimons. Et nous ne laisserons pas Harper le détruire.
Voilà pourquoi j’ai fait du démarchage électoral pour Lester « Mike » Pearson. Voilà pourquoi j’ai organisé la campagne de M. Trudeau.
Je fais de la politique pour les mêmes raisons que vous : pour renouveler une grande tradition, pour défendre les valeurs libérales, pour servir notre pays et pour mener le pays vers ses meilleurs jours.
Les gens nous demandent ce que nous aurions fait de différent.
Nous aurions commencé par l’éducation : nous aurions donné à chaque enfant la même chance.
Peu importe qui vous êtes, l’endroit où vous vivez, ou ce que vous avez, vos enfants en bas âge devraient avoir accès à une éducation préscolaire et à des services de garderie de calibre mondial.
Nous investirons dans nos universités et nos collèges — pas seulement pour les étudiants, mais aussi pour les chercheurs et les innovateurs dont les idées alimenteront la prochaine génération de notre économie.
Et nous nous doterons d’une société du savoir qui exploitera le talent de chaque Canadien, autochtone ou non autochtone, dans les régions rurales comme dans les régions urbaines, à l’Est et à l’Ouest, tous horizons confondus, et dans chaque région du pays.
Nous le ferons en relevant le niveau d’études des Autochtones.
En investissant dans les services à large bande dans les zones rurales, dans la couverture des réseaux des téléphones cellulaires, et dans la connectivité.
En comblant le fossé de l’alphabétisation qui empêche tant de Canadiens de se réaliser.
En assurant une formation linguistique aux nouveaux Canadiens, pour que tous maîtrisent nos deux langues officielles.
En donnant à notre population active les moyens de se perfectionner, pour qu’aucun travailleur âgé ne soit laissé pour compte.
Et nous ferons le plus important investissement de l’histoire de notre pays dans les emplois du secteur des énergies propres, pour que nos industries soient compétitives et que nos enfants aient de bons emplois.
C’est ainsi que nous rebâtirons notre économie, afin de pouvoir renforcer les programmes sociaux qui nous rassemblent en tant que pays — les retraites et les soins de santé sur lesquels nous comptons, pour nous comme pour nos enfants.
Ce sont là les convictions des libéraux : notre raison d’être est de donner à chaque Canadien la sécurité, l’ambition et des perspectives. Personne ne doit être abandonné. Aucune région ne doit être laissée pour compte. Nous sommes tous dans le même bateau.
Ce n’est pas pour rien qu’on appelle notre parti le parti de l’unité nationale. C’est notre génie à nous : nous rapprochons les Canadiens, nous donnons aux gens le sentiment de faire partie d’un projet commun, nous rendons les Prince-Édouardiens fiers d’être prince-édouardiens, mais encore plus fiers d’être canadiens.
Voilà le leadership que seuls les libéraux peuvent offrir.
Avoir du leadership, c’est voir grand.
C’est redonner au Canada de l’ambition.
L’année 2017 marque le 150e anniversaire de notre fédération. Nous devons nous poser la question suivante : Quel pays serons-nous ? Quel pays pouvons-nous être ?
En mars prochain, à Montréal, le Parti libéral va rassembler de grands esprits du pays et se poser la question suivante :
Quel est le Canada que nous voulons en 2017 ? Et que devons-nous faire aujourd’hui et demain pour y arriver ?
La rencontre de Montréal n’est pas une fin en soi. Je vais sillonner le pays en janvier et être à l’écoute des Canadiens, qui vont me dire à quoi ressemble leur Canada.
Parce que des millions d’entre nous veulent un gouvernement qui voit grand, qui ose rêver et travailler avec les Canadiens afin de préparer un grand avenir pour nos enfants.
Notre parti a des objectifs clairs. Nous avons un grand projet clair. Notre pays mérite un gouvernement qui a l’intention de faire du Canada la société dont les membres ont la meilleure santé, la société la mieux éduquée, la plus écologique, la plus internationale au monde.
Ce sont des objectifs dignes d’un grand peuple.
Et ces objectifs, nous pouvons les atteindre. Nous l’avons fait par le passé. Et, ensemble, nous le ferons de nouveau.
Merci de m’avoir accordé votre attention.