

par Michael Ignatieff
Il est difficile d’apprécier toute la splendeur du Canada tant qu’on ne l’a pas vue de 10 000 mètres de haut. De Toronto à Vancouver, lorsqu’on survole les Rocheuses, on ressent l’ivresse de la fierté et de l’envie ; fierté de la splendeur du Canada, envie envers les habitants de l’Ouest, qui n’ont qu’à se retourner pour voir les montagnes.
Dans les nuages, l’ambiance était incroyable. Jamais je n’ai entendu autant d’applaudissements à bord d’un avion, ni de cris d’encouragements plus enthousiastes que ceux que nous avons donnés aux athlètes à la descente de l’avion à Vancouver. Cela valait son pesant d’or.
Sur place, l’organisation est impressionnante. C’est avec le sourire que des bénévoles en blouson bleu accueillent chaque vol. Oui, chaque vol, même les vols pleins de Torontois ! Les carrousels à bagages sont pris d’assaut par les athlètes et les spectateurs qui, tous, sont acheminés d’un bout à l’autre de l’aéroport avec une efficacité décontractée dont seuls les habitants de Vancouver ont le secret.
Il fait bon être ici.
Il se trouve que le Canada a remporté sa première médaille d’or avant que Zsuzsanna et moi montions à bord de notre avion. En effet, The Economist a de nouveau classé Vancouver première ville pour sa qualité de vie. C’est la reconnaissance attendu, tous les gens d’ici le savent déjà, puisqu’ils accueillent le monde dans cette ville qui a tant à offrir et rien à prouver.
Michael Ignatieff racontera son expérience sous forme de blogue et de tweets durant les Jeux Olympiques de Vancouver. Consultez cette page pour voir tous les nouveaux messages !
Photos prises par des assistants.



