OTTAWA – Les conservateurs de Stephen Harper ne devraient pas se vanter trop de la résolution tardive du litige commercial suscitée par la politique « achetez américain », a dit aujourd’hui Scott Brison, porte-parole libéral responsable du commerce international.
« Le gouvernement conservateur a capitulé devant un accord qu’il a rejeté il y a plus d’un an, a dit M. Brison. Stephen Harper n’a pas réussi à obtenir des concessions importantes du président Obama après avoir essayé de conclure un accord pendant des mois. »
« Les entreprises canadiennes ont perdu des contrats de plusieurs milliards de dollars pendant que les conservateurs tentaient de marchander sur le même accord qui était sur la table depuis le début. »
Des 275 milliards de dollars en crédits d’infrastructure américains, 200 milliards sont déjà sortis des coffres, ce qui veut dire que la nouvelle entente a été conclue trop tard pour que la plupart des entreprises canadiennes en profitent avant que le programme de relance ne prenne fin.
« Il s’agit d’un exercice pour sauver la face qui apportera très peu aux entreprises canadiennes, a observé M. Brison. Le ministre Van Loan dit qu’il ne va pas pleurer sur les erreurs passées, ce qui fait ressortir d’autant plus l’insensibilité d’un gouvernement qui traîne les pieds envers les Canadiens qui ont perdu leur emploi à cause de la politique ‘achetez américain’. »
Lors de la campagne électorale de 2006, les conservateurs avaient promis de présenter tous les accords internationaux au Parlement pour ratification.
« Stephen Harper devrait rouvrir la Chambre des communes aujourd’hui même pour que nous puissions débattre de cet accord et le ratifier. Sinon, cela prendra un mois pour le faire ratifier. »
Données générales
Ce que disaient il y a un an les conservateurs de Stephen Harper sur la politique d’« achat américain »
« Ce gouvernement et ses diplomates maîtrisaient la situation des semaines avant que l’opposition officielle en entende seulement parler. » (Stephen Harper, Hansard, le 3 février 2009)
« Nous aimerions trouver une solution avant que le président visite le Canada. Nous ne savons pas si c’est possible […] notre but est de trouver une solution avant cette visite. » (Stockwell Day, Montreal Gazette, le 3 février 2009)
Ce que disent aujourd’hui les conservateurs de Stephen Harper sur la politique « achatez américain »
« Je ne vais pas pleurer sur les erreurs passées. » (Peter Van Loan, le 5 février 2010)