
Le soudain intérêt du gouvernement Harper envers les défis économiques à long terme se manifeste avec quatre ans de retard, a dit aujourd’hui le chef libéral, Michael Ignatieff.
« Depuis quatre ans, les libéraux pressent les conservateurs d’agir sur le front de l’innovation. Et pendant ces quatre années, M. Harper s’est croisé les bras alors que des centaines de milliers de Canadiens perdaient de très bons emplois et que la productivité, les salaires et les investissements dans la recherche et l’innovation ne cessaient de dégringoler », a déclaré M. Ignatieff.
Les médias prétendaient aujourd’hui que le prochain discours du Trône et le nouveau budget allaient privilégier l’innovation, l’économie numérique, la productivité et la recherche, entre autres. C’est comme si le gouvernement venait tout juste de comprendre qu’il était important de garder notre économie compétitive, a ajouté le chef libéral.
« Selon le Conference Board du Canada, la productivité est le facteur le plus important qui détermine le revenu par habitant d’un pays, à long terme, a-t-il dit. Au cours de la dernière année, les libéraux ont exposé un ambitieux plan économique visant à créer une croissance à long terme grâce à des investissements stratégiques ciblés en faveur de la nouvelle économie et de la revitalisation du cœur industriel du Canada. »
L’éducation, l’énergie propre, l’ouverture de nouveaux marchés comme la Chine et l’Inde, et la création de nouveaux emplois dans les nouvelles entreprises dans les secteurs émergents et dans l’industrie manufacturière sont la principale partie de la politique économique libérale.
« Je suis bien évidemment flatté que les conservateurs adoptent notre point de vue, mais ils le font bien trop tard. Ce gouvernement a constamment fait preuve d’un manque de vision et d’idées – ce qui est l’une des raisons pour lesquelles nous connaissons un déficit historique – et les Canadiens continueront d’en payer le prix », a dit M. Ignatieff.
Marc Garneau, le porte-parole libéral responsable de l’industrie, de la recherche et des technologies, a déclaré que les Canadiens avaient compris il y a longtemps l’importance cruciale d’investir dans la nouvelle économie, tandis que le gouvernement fédéral était en retard.
« Alors que d’autres pays développés ont investi massivement pour tirer parti de l’économie numérique, le Canada a pris du retard en ce qui concerne son engagement envers la connectivité et l’accès universel, a ajouté M. Garneau. Les conservateurs ont tenu le Canada à l’écart. Ils ont laissé des chances leur filer entre les doigts, au prix de milliers d’emplois et de l’enrichissement culturel et économique de notre pays. »
C’est l’une des raisons pour lesquelles M. Garneau a récemment organisé sur la Colline parlementaire une table ronde qui a réuni certains des principaux penseurs du pays, afin d’examiner les mesures que le Canada doit prendre pour devenir un chef de file dans l’économie mondiale novatrice du XXIe siècle.
« Le Canada aurait dû se fixer des objectifs audacieux et ambitieux il y a des années », a conclu M. Garneau.
Documents d’information
Annonce libérale sur la création d’emploi
Discours de Michael Ignatieff sur les énergies propres
Lettre ouverte de Marc Garneau sur les sciences et l’innovation
Informations supplémentaires
Productivité : Du quatrième trimestre 2007 au troisième trimestre de 2009, la productivité de la main-d’oeuvre au Canada a diminué de 1,2 %, alors qu’elle a augmenté de 4,9 % aux États-Unis (Source : Statistique Canada et US Bureau of Labor Statistics)
Salaires : Les salaires au Canada sont à la baisse depuis 2006. (Source : Statistique Canada, Tableau 382-0006)

Production : Depuis que les conservateurs sont au pouvoir, il y a davantage de travail partagé, moins d’heures travaillées et plus d’incertitude. (Source : Statistique Canada, Tableau 281-0034)

Innovation : L’investissement du Canada dans la recherche et le développement, mesuré en proportion du PIB, ne cesse de baisser depuis 2006. (Source : OCDE)

En outre, les conservateurs :
• ont licencié Arthur Carty, le conseiller national des sciences ;
• ont coupé 148 millions de dollars dans le dernier budget des conseils de recherche du Canada ;
• n’ont donné aucun financement à long terme à l’Agence spatiale canadienne, et Tony Clement, le ministre de l’industrie, a laissé devenir caducs 160 millions de dollars de dépenses approuvées pour l’ASC au cours des 2 dernières années. Ces dépenses auraient pu encourager l’innovation dans le secteur de l’aérospatiale canadien, qui pèse 24 milliards de dollars. (Source : Comptes publics du Canada)



