
Tel un fainéant qui continue d’appuyer sur le bouton « snooze » plutôt que d’affronter sa journée, Stephen Harper dort alors que le monde court pour combattre les changements climatiques.
D’importants groupes environnementaux comme la Fondation David Suzuki, Environmental Defence, Équiterre et PowerUP Canada ont utilisé cette image dans une lettre-ouverte publiée dans le Vancouver Sun et The Montreal Gazette cette semaine.
Au lieu de simplement critiquer Stephen Harper, ils ont également approuvé le plan présenté jeudi dernier par le chef libéral lors d’un important discours à l’Université Laval.
Ce n’est pas très juste de blâmer le Canada. C’est le gouvernement fédéral qui est endormi aux commandes. Les Canadiens eux, sont bien éveillés : selon un sondage Harris-Decima fait en octobre, 62 pour cent d’entre nous pensent qu’Ottawa devrait fixer des objectifs « plus stricts et plus élevés » pour réduire la pollution qui cause le réchauffement planétaire.
On dirait que cela est arrivé aux oreilles du chef libéral Michael Ignatieff, qui vient de proposer un système de quotas et d’échange de droits d’émission pour le Canada qui permettrait effectivement de réduire ce type de pollution.
Après avoir passé des mois à critiquer le gouvernement sans révéler son propre plan, Ignatieff a proposé un système qui selon lui est équitable pour les provinces et qui intéresserait tous les secteurs. Pas de traitement de faveur, même pour les sables bitumineux.
Le Bloc Québécois et le NPD appuient cette approche tout comme les plus importantes provinces canadiennes. Tous reconnaissent que notre économie sera plus forte si nous stimulons la production d‘énergie propre. En fait, les emplois de l’avenir dépendent de notre capacité à rester dans la course.
Nous croyons qu’il s’agit de la bonne approche pour le Canada. Le plan reconnaît que la voie vers la sécurité et la santé environnementale des entreprises doit stimuler l’innovation et récompenser la responsabilité environnementale.
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