L’Express libéral est de retour en Ontario ! Nous avons commencé notre journée par un petit déjeuner à Egmondville. Michael Ignatieff et Charlie Bagnato, le candidat libéral dans la circonscription de Huron-Bruce, ont bavardé avec des gens qui attendaient leur portion de délicieuses crêpes. Resté à l’arrière, je humais les effluves et je me torturais l’esprit en imaginant une séance d’exercice intense au gymnase.
Plus tard, Michael Ignatieff a évoqué devant la foule les étés de son enfance à la ferme laitière de son oncle Dima, dans les Cantons de l’Est. Comme il le fait toujours depuis qu’il s’est lancé en politique, Michael a parlé du fossé qui existe entre le Canada rural et urbain et de la nécessité d’un leadership fédéral pour rapprocher les citoyens de toutes régions. Pour ce faire, il faut entre autres « accroître la part d’aliments canadiens dans les assiettes des Canadiens », comme l’explique la toute première Politique alimentaire nationale du Canada.
Chuc (qu’on prononce « Chuck ») Cauchi, un conseiller agricole de St. Mary’s, est bien d’accord. Il était présent lors du deuxième arrêt de la journée de l’Express libéral, au centre‑ville de Stratford.
Selon Chuc, « c’est une très bonne politique alimentaire car la production locale est un enjeu important. C’est tout nouveau pour nous, en tant que société, de chercher à convaincre les distributeurs alimentaires et les consommateurs de privilégier les produits locaux lorsqu’ils achètent des aliments ».
Or, les agriculteurs avec lesquels Chuc Cauchi travaille auront besoin de beaucoup plus qu’une politique d’« achat local ». En effet, pour être concurrentiels à l’échelle internationale, les agriculteurs canadiens doivent être connectés avec le reste du monde et, pour cela, bénéficier d’un accès à Internet haute vitesse et d’une couverture élargie de téléphonie cellulaire.
« Il faut une connexion à haute vitesse pour faire de la recherche, comprendre ce qui se passe dans le monde et offrir des programmes d’apprentissage, explique Chuc. Sinon, le téléchargement des pages ne se fait pas ou est tellement lent que les gens se découragent et cessent d’utiliser Internet. »
(Doter les régions rurales d’Internet haute vitesse ? Les libéraux y ont pensé.)
Cette discussion sur l’avenir numérique des régions rurales du Canada se déroulait à un endroit bien choisi : le Stratford Institute, un centre satellite de l’Université de Waterloo. Le directeur de l’institut, Ian Wilson, était présent.
« Nous voulons qu’en 2017, l’année du 150e anniversaire du Canada, notre pays soit une nation numérique : Michael Ignatieff met l’accent sur nos efforts pour concrétiser cet avenir pour notre pays », a affirmé M. Wilson.
Aux côtés d’Ian Wilson se trouvait John English, ancien député fédéral de la circonscription de Kitchener qui a récemment rédigé une biographie de Pierre Elliott Trudeau.
« Je suis impressionné par l’importance qu’accorde Michael Ignatieff à l’économie du savoir et à l’acquisition de connaissances », a souligné John.
Ses propos m’ont rappelé ce que me disait auparavant Chuc Cauchi lorsque je lui ai demandé pourquoi il comptait voter pour le Parti libéral.
« Je n’aime pas les politiques de Harper. Les consultations, ça ne l’intéresse pas et lorsqu’il en tient, il n’écoute pas les spécialistes. On l’a vu récemment avec le recensement. »
À Egmondville, à Stratford ou dans le cadre d’une discussion ouverte à Brantford, Michael Ignatieff était à l’écoute des citoyens. Il a fait de même dans une exploitation agricole de Hagersville. Demain, nous serons à Guelph, à Cambridge et à Kitchener. Nous avons des promesses à respecter et des kilomètres à parcourir avant que je puisse retourner au gymnase.
- A.G.
Adam Goldenberg, le rédacteur de discours de Michael Ignatieff, bloguera et tweetera depuis l’Express libéral (quasiment) tout l’été. Envoyez-lui un courriel à adam@email.liberal.ca.




