

Mark Holland parle à la presse après la table ronde à Halifax aujourd’hui. À sa droite la candidate de Sackville – Eastern Shore, Carolynn Scott et à sa gauche le candidat d’Halifax, Stan Kutcher, debout derrière (de gauche à droite) le député Mike Savage, Kelly Regan membre de l’assemblée législative, la sénatrice Jane Cordy, et le député Geoff Regan. Photo : Michael Bayer
À un peu plus d’une semaine du vote crucial sur l’avenir du registre des armes à feu, je m’associe au caucus libéral des femmes à l’occasion de la tournée nationale « Sauvez des vies. Sauvez le registre des armes à feu » dont le lancement a lieu aujourd’hui à Halifax. Le vote de la semaine prochaine au Parlement sera serré – et tout cela à cause du NPD et de Jack Layton qui veulent ménager la chèvre et le chou. Ils affirment être en faveur du registre, et pourtant, plusieurs députés néo-démocrates ont juré de voter aux côtés de Stephen Harper. À moins qu’ils ne changent d’avis d’ici là, leur vote fera peser la balance en faveur des conservateurs qui veulent supprimer le registre.
Nous lançons aujourd’hui cette tournée pour couper court aux mythes et à la dénaturation des faits auxquels s’adonnent les conservateurs qui, comme personne ne l’ignore, font campagne contre la vérité, et pour dire à Jack Layton et au NPD qu’ils s’apprêtent à supprimer le registre à leurs risques et périls.
Si la question de l’efficacité du registre des armes d’épaule a un jour fait débat, ce n’est désormais plus le cas. Le Parlement et les Canadiens ont entendu s’exprimer à ce sujet des représentants des associations de police, des chefs de police, des conseils de police, de la santé publique, des urgentistes, des pédiatres, du personnel infirmier, du YWCA, des groupes de victimes et bien d’autres. Ils parlent tous d’une même voix – le registre sauve des vies, et voter sa suppression est une erreur. Leur témoignage est corroboré par un rapport d’évaluation approfondie préparé par la GRC, que les conservateurs ont tenté de dissimuler, et qui conclut que le registre constitue un outil de sécurité publique essentiel, efficient et efficace.

Photo : Michael Bayer
Je me réjouis tout particulièrement de prendre part à cette tournée aux côtés du caucus libéral des femmes et de rencontrer des représentants de groupes de femmes, parmi d’autres, à l’occasion de tables rondes organisées dans des YWCA partout au pays. Cette association à des groupes de femmes n’est pas une pure coïncidence. La triste réalité, c’est que les femmes sont, de manière disproportionnée, les victimes de violence armée. Près d’un homicide sur deux entre conjoints commis avec une arme à feu a plus de probabilités de l’être avec une arme d’épaule plutôt qu’avec une arme de poing – et, là encore, près de 50 % des victimes sont des femmes. Depuis l’instauration du registre, le nombre des suicides et des cas de violence familiale commis avec des armes d’épaule a considérablement baissé – un fait qui a recueilli le soutien de la grande majorité des groupes de femmes en faveur du registre. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire machine arrière.
Un autre fait est que la suppression du registre ne permettrait pas de faire des économies tangibles. D’après la GRC, sa suppression ne permettrait que de faire des économies annuelles se chiffrant à environ quatre millions de dollars. Cette somme correspond plus ou moins au montant que les conservateurs ont dépensé pour un « lac artificiel » et quelques belvédères à l’occasion du sommet du G-20. Nous devons enregistrer nos automobiles, nos bateaux et même nos animaux de compagnie. Pourquoi donc – alors que ceux responsables d’assurer la sécurité de nos communautés disent que le registre est vraiment indispensable – ne devrions-nous pas enregistrer nos armes?
Le temps est venu de dissocier les faits et la vérité de l’idéologie. Visitez www.truthsandmyths.ca ou www.liberal.ca/securitepublique pour en apprendre plus à ce sujet. Contactez le NDP et les députés néo-démocrates et exigez d’eux qu’ils se battent pour la sauvegarde du registre des armes à feu qui aide à sauver des vies.
– Mark
Mark Holland est le porte-parole libéral responsable de la sécurité publique et de la protection civile.



