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Les Autochtones ont besoin de solutions, pas plus de peines d’emprisonnement

Publié Par Carolyn Bennett le 2 octobre 2012 | Aucun commentaire

« La surreprésentation actuelle des femmes autochtones dans les établissements carcéraux fédéraux est une situation critique ni plus ni moins ». Ce reproche ne sort pas de la bouche d’un politicien ou d’un groupe de la société civile, mais directement d’un rapport diligenté par le ministère de la Sécurité publique et intitulé « Marginalisées » qui met en exergue le lamentable échec de l’approche simpliste et dépassée de « dureté à l’égard des criminels » prônée par le gouvernement conservateur, en avertissant qu’il « ne servira qu’à davantage accroître le nombre et à aggraver l’injustice flagrante déjà vécue par l’ensemble des Autochtones ».

Les Canadiennes et Canadiens doivent prendre conscience du traumatisme intergénérationnel provoqué par les pensionnats et des effets préjudiciables que cela a eus sur la santé mentale, la toxicomanie, le rôle parental et les rapports consécutifs des Autochtones avec le système judiciaire.

Bien qu’ils ne constituent que quatre pour cent de la population canadienne, les Autochtones représentent 20 pour cent de la population carcérale. Ce qui est encore plus scandaleux, c’est qu’une femme sur trois dans les pénitenciers fédéraux est autochtone, un chiffre qui a augmenté de près de 90 pour cent au cours des 10 dernières années. Bien qu’elles ne représentent que six pour cent de la population de jeunes femmes au Canada, près de la moitié des jeunes femmes (44 pour cent) en détention préventive sont indigènes.

Le Canada doit se doter de politiques et de programmes qui garantissent que les jeunes qui font des erreurs ne finissent pas par faire le va-et-vient entre le monde extérieur et le système carcéral, et qu’ils ne soient pas condamnés à une vie de criminel. Tant de jeunes contrevenants autochtones racontent la même histoire : « La première fois qu’ils ont jamais eu un sentiment d’appartenance, c’est quand ils se sont joints à un gang » ou que « La première fois qu’on leur a dit qu’ils étaient bons à quelque chose, c’est quand ils ont commis un vol à l’étalage ».

Sans le moindre scrupule, les conservateurs ont réduit de 35,6 millions de dollars (20 pour cent) le financement fédéral accordé aux programmes de justice pour les jeunes ayant pour objectif de surveiller et de réinsérer les jeunes contrevenants. Et malgré le succès de la Stratégie relative à la justice applicable aux Autochtones (SJA), mise sur pied tout précisément pour faire face à la surreprésentation des Autochtones dans notre système judiciaire, autant comme contrevenants que comme victimes, ce gouvernement a réduit radicalement son financement de moitié, passant ainsi de 20,8 millions de dollars en 2011 à 10,3 millions de dollars en 2012.

De plus, l’enquêteur correctionnel nous a dit que, selon une estimation modeste, le pourcentage des contrevenantes souffrant de problèmes de santé mentale s’élevait à 50 pour cent. La réalité est que le nombre de malades mentaux dans le système ne cesse de croître et que l’emprisonnement n’est pas une stratégie adaptée aux problèmes de santé mentale. Sachant que cela coûte chaque année 117 000 $ pour garder un détenu dans un établissement carcéral fédéral, cela n’est pas seulement inefficace, mais aussi trop dispendieux.

Malheureusement, la réponse des conservateurs a été à l’encontre de ce que le bon sens et les preuves fournies nous auraient indiqué de faire. Ils continuent à tenter de faire modifier les peines, ce qui fera considérablement augmenter la population carcérale, et touchera de manière disproportionnée les Autochtones.

Les Autochtones sont une précieuse ressource et une possible source de prospérité future pour l’ensemble des Canadiennes et Canadiens. Or, les obstacles systémiques auxquels ils sont confrontés et les injustices historiques dont l’origine remonte à la Loi sur les Indiens et les pensionnats ont creusé des écarts inacceptables en ce qui concerne les résultats sur la santé, l’éducation, le logement, et l’accès à des droits fondamentaux, notamment une alimentation suffisante et de l’eau propre à la consommation. Il est essentiel de s’attaquer à ces problèmes profondément enracinés pour pouvoir proposer des possibilités économiques – mais aussi pour rester en dehors des prisons. Il ne s’agit pas d’un problème autochtone, mais d’un problème canadien. Tous les Canadiens doivent prendre conscience qu’il est dans notre intérêt – en termes de sécurité publique, de droits de la personne, de coûts et de potentiel humain inexploité — de répondre à l’appel lancé dans ce rapport et de prendre des « mesures musclées » pour remédier à cette honte nationale.

Carolyn Bennett

Député de St. Paul’s
Porte-parole libéral responsable des Affaires autochtones

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