Skip to main content
Recherche sur liberal.ca

Nous avons besoin d’un leadership fédéral en matière de santé mentale

Publié Par Bob Rae le 15 octobre 2012 | Aucun commentaire

Arlene et moi sommes arrivés hier soir à Niagara Falls après nous être rendus à Goose Bay, à Terre-Neuve-et-Labrador, et à Kuujjuaq, dans le nord du Québec.

Je me suis exprimé hier matin devant l’Association canadienne pour la prévention du suicide – et voici ce que j’ai dit :

« Il y a quelques heures à peine, Arlene et moi visitions l’école secondaire de Kuujjuaq, et nous avons vu une magnifique murale à la mémoire de trois élèves qui avaient mis fin à leurs jours il y a quelques années. Sur le mur du gymnase, leurs camarades de classe avaient apposé leur signature sous la phrase “Je promets de vivre”. Ce fut un douloureux rappel que le taux de suicide parmi les communautés inuites est 11 fois plus élevé que parmi la population générale.

Il y a plus d’un siècle, le sociologue français Émile Durkheim publiait un ouvrage révolutionnaire sur le suicide, en rappelant au monde entier que bien que le suicide soit un acte de désespoir, il fallait prendre conscience du fait social, ainsi que des causes et conséquences transcendant la tragédie personnelle.

Le taux de suicide au Canada est plus élevé de nos jours que dans les années 1950. Il est grand temps de le faire sortir de l’ombre. J’aimerais proposer quelques points importants pour une stratégie nationale.

Nous devons remettre le suicide dans le contexte plus large de la santé mentale. Les préjugés rattachés à la ” folie ” sont encore plus marqués quand il est question de suicide. La mort tragique d’Amanda Todd, la semaine dernière, doit nous faire prendre conscience que, chaque semaine, 70 personnes s’enlèvent la vie, et que des centaines d’autres tentent de le faire. La honte et l’isolement restent des sujets tabous et on continue de croire, à tort, que ces problèmes relèvent de la responsabilité personnelle et privée et qu’ils  n’ont  pas de remède tangible.

Bien que nous ayons sans contredit fait d’importants progrès dans le traitement de la santé mentale, cette question demeure un grave problème de société. Un Canadien sur cinq est directement concerné. L’économie est privée de plusieurs dizaines de milliards de dollars. Quant au réseau de soutien, il n’est qu’une mosaïque de bénévoles et de centres dépourvus de financement et de moyens convenables.

Les préjugés  sont toujours présents et ils doivent être combattus avec beaucoup plus que les moyens actuels. Le Canada est un traînard, non pas un chef de file. Nous n’investissons tout simplement pas les ressources nécessaires pour  dépister,  traiter,  créer des emplois et des logements, faire des recherches et  faire tomber les murs et les obstacles. D’autres pays s’en sortent mieux, en investissant davantage, en aidant davantage, en guérissant davantage. Nous devons nous distancier d’une culture basée sur le désespoir et la négligence et adopter une culture fondée sur l’espoir. Les paroles ne suffisent pas pour ce faire; nous avons besoin d’adopter une stratégie nationale.

La Commission de la santé mentale a réclamé des fonds pour pouvoir faire une différence – Monsieur Harper a, à tort, refusé d’accéder à sa demande. Cela doit changer.

Nous devons faire plus en ce qui concerne la cyber-intimidation, l’estime que les enfants ont d’eux-mêmes, et les mauvais traitements partout où ils se produisent. Nous devons poser des gestes concrets.

Il y a plusieurs années de cela, alors que j’étais travailleur communautaire, j’ai été confronté à mon propre problème de santé mentale : j’étais dépressif. À l’occasion d’une fête de Noël, j’ai reçu un appel urgent de la fille d’une cliente, Madame Blair, que j’entendais crier sans pouvoir s’arrêter en arrière. Je me rendis à leur petit appartement et je pris alors conscience de toute sa détresse, avant de la conduire à l’hôpital où je lui rendis visite pendant quelques jours. Avec le temps, elle retrouva son équilibre, puis elle me remercia. Je sais que chaque centre d’assistance psychologique vit la même chose et qu’il recense les mêmes souvenirs brûlants de personnes pour lesquelles on ne pouvait plus rien. Nous devons mettre en place une culture reposant sur l’amour et l’espoir, ce qui nécessite que le gouvernement fasse preuve de leadership, mais qui signifie aussi que chacun de nous doit apporter son aide quand il le peut. Ma grand-mère appelait cela ” poser les gestes de l’humanité “. Je pense aux amis qui ont plongé dans les terribles affres de la dépression, et je pense également à Gloria Blair ».

Bob Rae

Partager ceci avec vos amis.

Lien court:

Partager ceci avec vos amis.
De: De:
Destinataires: Destinataires:

Source: Gmail · Yahoo! · Hotmail · AOL

Message personnel: Message personnel:

Les adresses ne sont pas partagées.

Nous vous invitons à partager votre opinion avec le Parti libéral. Vos commentaires ne seront pas affichés sur le site web.
De: De:

Les adresses ne sont pas partagées.

Déclaration du chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, à l’occasion du Vaisakhi »

14 avril 2014

OTTAWA – Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, a fait la déclaration [...]

Regardez mon récent discours »

14 avril 2014

Avez-vous regardé la vidéo du discours que j’ai prononcé dernièrement à la chambre de commerce [...]

La course à la direction du Parti libéral : un an plus tard »

15 avril 2014

Chers/Chères ami(e)s,

Il y a maintenant un an, vous m’avez témoigné votre confiance en m’élisant chef [...]

Participez à la conversation  

S'il vous plaît noter que les commentaires sont modérés dans le but de stimuler une discussion intelligente et fructueuse. Nous demandons que vous utilisiez un langage civil et respectueux, et que vous évitiez toutes formes d'attaques. Nous nous réservons le droit de supprimer ou de ne pas publier des commentaires ou des informations qui contreviennent à ces exigences.
Article connexe
Les libéraux utilisent leur journée d’opposition pour presser le gouvernement à réduire l’inégalité des revenus