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Tenez vous-en aux faits, Madame la ministre Aglukkaq

Publié Par Dre Hedy Fry le 14 août 2012 | Aucun commentaire

Les Dre Hedy Fry et Carolyn Bennett à l’Assemblée générale annuelle de l’Association médicale canadienne à Yellowknife

Dans le discours qu’elle a prononcé devant l’Association médicale canadienne (AMC) lors de sa 145e Assemblée générale annuelle, la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, a salué les « réalisations » du gouvernement fédéral dans le domaine des soins de santé. Elle a par ailleurs accusé ceux qui critiquent le bilan de son gouvernement d’avoir recours à une « rhétorique exagérée et inutile », ajoutant que sur la question des soins de santé, « il est de notre devoir de fonder nos arguments sur des faits ». Et pourtant, son propre discours, émaillé de rhétorique et de platitudes, était loin d’être factuel. La ministre devrait suivre ses propres conseils. Voici sept exemples qui le démontrent:

Affirmation : La ministre a déclaré que son gouvernement s’attaquait à l’obésité juvénile.
Fait : Depuis 2007, le gouvernement conservateur n’a tenu aucun compte des avis d’experts sur l’amélioration de la santé des enfants grâce à un meilleur étiquetage des produits alimentaires et à des mesures visant à contrôler plus rigoureusement le contenu en gras trans et en sel des aliments.

Affirmation : La ministre a déclaré que son gouvernement ciblait la santé des Autochtones.
Fait : Dans leur dernier budget, les conservateurs ont coupé le financement de programmes de prévention et de santé publique axés sur la prévention du suicide chez les jeunes et sur la santé maternelle et infantile chez les Inuit. De plus, il y a deux ans, ils ont aboli la Fondation autochtone de guérison qui était autogérée.

Affirmation : La ministre a déclaré que son gouvernement avait augmenté le financement des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), en investissant notamment dans le domaine de la santé des Autochtones.
Fait : Au cours des trois prochaines années, les conservateurs réduiront le financement des IRSC de 75 millions de dollars au total.

Affirmation : La ministre a déclaré que les nouveaux paiements de transfert en matière de santé que son gouvernement versera aux provinces après 2017 suffiront à financer l’assurance maladie.
Fait : Les dispositions concernant ce transfert ont été imposées unilatéralement aux provinces par le gouvernement conservateur. En outre, les paiements seront calculés au prorata de la population, si bien que les petites provinces ne recevront pas un financement suffisant et auront des difficultés à fournir des services.

Affirmation : La ministre a déclaré que son gouvernement appuyait les dispositions de la Loi canadienne sur la santé qui garantit un accès équitable à des soins de santé à tous les Canadiens, quels que soient leur situation socioéconomique, la nature de leur maladie et l’endroit où ils résident.
Fait : Les conservateurs n’ont pas assuré un accès équitable aux soins de santé à tous les Canadiens. Un récent sondage Ipsos-Reid réalisé pour l’AMC démontre des inégalités croissantes sur le plan de l’état de santé entre les Canadiens, selon qu’ils vivent en milieu urbain ou rural et en fonction de facteurs socioéconomiques, soulignant par exemple que 41 % des Canadiens dont le revenu est le plus faible (moins de 38 000 $) souffrent d’une maladie chronique, alors que cette proportion tombe à 28 % parmi les Canadiens qui gagnent 60 000 $ ou plus.

Affirmation : La ministre a fait une vertu de l’attitude de laisser faire de son gouvernement à l’égard de la santé, en prétendant que les provinces ne voulaient pas que le gouvernement fédéral leur dise quoi faire.
Fait : Seule la collaboration a permis d’accomplir des progrès dans le domaine des soins de santé. L’Accord de 2004 sur la santé, conclu par un gouvernement libéral et par les premiers ministres provinciaux, reconnaissait que pour assurer la pérennité de l’assurance maladie, il fallait un partage de compétences plus souple, le gouvernement fédéral étant chargé de jouer un rôle de chef de file plus marqué et de collaborer avec les provinces afin de réaliser des objectifs précis. Cette entente, fondée sur la collaboration, a permis notamment de réduire les délais d’attente des patients dans des secteurs critiques.

J’ai hâte de lire vos commentaires sur ce sujet.

Dre Hedy Fry

Porte-parole libérale en matière de santé

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  1. Avatar de Charles Nellis Charles Nellis a dit le

    Vous avez absolument raison Dre Fry, le gouvernement du PCC n’a absolument rien fait pour améliorer la santé générale de la population. En effet, la politique de division du pays notamment sur les transferts en santé du fédéral vers le provincial (qui plaisent à l’Alberta qui vit un boum économique et pas aux autres qui ont de la difficultée à y arriver) et la coupure des soins de santé aux réfugiés ne font que nous le démontré. De plus, en ces temps ou plusieurs provinces (surtout celles de l’Est du pays) ont d’énormes difficultées financières le gouvernement ne fait que décharger ses responsabilitées en santé aux gouvernements provinciaux qui eux n’ont pas les moyens financiers de fournir ces services et qui risuqent donc la coupure.

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