
Stephen Harper n’a pas besoin de quitter le pays pour lui faire honte sur la scène internationale, semble-t-il. The Economist, qui a souvent le dernier mot des affaires internationales, a donné aujourd’hui son avis sur la fermeture forcée du Parlement par Stephen Harper dans deux articles dévastateurs. Il n’y a pas si longtemps, sous un gouvernement libéral, le même magazine proclamait : « Canada is cool ».
Le premier article, un éditorial, commence par cette analogie cinglante [traduction de l’anglais]:
Les ministres canadiens, apparemment, sont une bande de Gerald Ford. Comme le président américain, qui était incapable de faire deux choses simples en même temps, ils ne peuvent, semble-t-il, pas gérer à la fois les débats du Parlement, la crise économique et les Jeux Olympiques d’hiver.
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L’autre article, qui résume la situation plus loin dans le magazine, explique les “dangers” du cynisme de Stephen Harper et de ses manoeuvres procédurières [traduction]:
Après avoir prorogé le Parlement l’hiver dernier pour se soustraire à un vote de confiance qu’il allait probablement perdre, M. Harper a maintenant créé un précédent que bien des constitutionalistes trouvent fort dangereux. Aucun Premier ministre n’avait auparavant prorogé une session parlementaire pour éviter le genre de choses auxquelles M. Harper cherche apparemment à échapper, a dit Ned Franks, politicologue d’expérience et historien du Parlement. Bien que d’autres Premiers ministres aient pu également être motivés par des intérêts personnels, ceux-ci étaient moins flagrants, dit-il. Le danger qui réside dans le fait d’autoriser le Premier ministre à suspendre les travaux du Parlement dès qu’il le souhaite est que cela rend le Parlement responsable devant le Premier ministre, alors que ça devrait être l’inverse.



