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Traitements contre le cancer : tous dans le même bateau

Publié Par Bob Rae le 29 août 2012 | Aucun commentaire

Cette semaine, j’ai participé au Congrès mondial sur le cancer et cela m’a donné beaucoup de matière à réflexion sur les plans tant personnel que politique.

Mon frère cadet David a reçu un diagnostic de leucémie lymphoblastique aigüe à cellules T à l’âge de 31 ans. Il a lutté contre ce cancer pendant 18 mois, avant de succomber à la maladie en juin 1989. Il a dû subir une greffe de la moelle osseuse pour laquelle j’ai été le donneur. Avant la maladie de mon frère, je croyais, comme beaucoup de gens d’ailleurs, que cela n’arrivait qu’aux autres. Mais ma vision du cancer a complètement changé au cours de ces longs mois. J’ai appris à connaître une équipe extraordinaire de médecins, de chercheurs, d’infirmières, ainsi que de nombreux patients. J’ai pris conscience que le cancer est un voyage forcé que doivent faire des millions de personnes. Comme toutes les expériences personnelles, cela a eu une incidence sur ma vision et mes sentiments à l’égard des soins de santé, de la vie en général, et de la prise de décisions politiques.

Peu de temps après, j’ai été fier de diriger un gouvernement qui a pris plusieurs décisions clés : reconstruire l’hôpital Princess Margaret, qui est l’un des meilleurs centres de soins et de traitement au monde; encourager deux formidables ministres responsables de la santé, Frances Lankin et Ruth Grier, à intensifier les efforts en faveur d’une stratégie globale de lutte contre le cancer pour la province; et approuver le financement nécessaire pour assurer la réussite de cette initiative. Après 1996, j’ai siégé au conseil du University Health Network et j’ai été président du comité chargé de la promotion de la qualité. Puis, je suis devenu le porte-parole national de la Société de leucémie et de lymphome, où j’ai eu l’occasion de défendre le développement d’une stratégie nationale.

Ce congrès – un exemple parmi tant d’autres – nous a permis de concentrer nos efforts de manière globale pour lutter contre l’explosion du nombre de diagnostics de cancer. Sir George Alleyne, un chef de file des Caraïbes en matière de santé publique, a dégagé une vision claire : un monde où tous peuvent vivre en bonne santé et mourir avec dignité, sans souffrir. Il s’agit d’un objectif clair, mais pour voir la lumière au bout du tunnel, il faut comprendre que nous sommes encore loin de réaliser cet objectif et que nous avons beaucoup à faire avant d’atteindre cet idéal.


À l’heure actuelle, près de huit millions de personnes meurent chaque année du cancer, et dans quinze ans, ce nombre s’élèvera à plus de 13 millions. Le cancer est l’une des « MNT » (maladies non transmissibles) qui menace la santé mondiale, au même titre que les terribles maladies transmissibles comme le sida et la malaria.

Sir George a détruit avec brio certains grands mythes, notamment que le cancer est la « maladie des riches ». Il s’agit d’une maladie qui ne fait pas de distinction entre les frontières, les classes, la race, la couleur ou les convictions religieuses.

De toute évidence, l’élaboration d’une stratégie mondiale se heurte immédiatement au déséquilibre des ressources entre les pays et également en leur sein même. La prévention du cancer signifie qu’il faut lutter avec acharnement contre le tabac, la pollution environnementale, l’obésité et la propagation de maladies infectieuses. Nous avons enfin compris que la cigarette tue, mais il faut aussi savoir que la nicotine crée une dépendance et que ses victimes sont en général pauvres et moins éduquées. Il existe d’importantes divergences entre les pays sur les questions de la hausse du prix des cigarettes (taxes) et des emballages moins attrayants (emballages neutres).

Les cancers du col de l’utérus et du foie sont de plus en plus fréquents en Afrique parce qu’ils sont liés aux maladies infectieuses. Mais nous savons que la vaccination peut donner des résultats spectaculaires. La difficulté réside dans le fait que nous n’avons pas suffisamment de ressources pour réaliser cet objectif.

Ici, au Canada, nous avons fait certains progrès, mais il reste du chemin à parcourir. Et les inégalités qui creusent encore trop de fossés ont un impact sur la prévention, la détection et le traitement. Nous avons du pain sur la planche avant de voir « la lumière au bout du tunnel », le jour où nous pourrons vivre pleinement et mourir avec sérénité sans souffrances.

Bob Rae

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