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Caucus libéral : Nous méritons mieux

Publié le 1 Septembre 2009
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Le texte prononcé fait foi

Sudbury, Ontario

Bienvenue à Sudbury! Hier soir, nous étions 600. Vous sentez l’énergie qu’il y a ici. Cette énergie, c’est celle du retour du Parti libéral du Canada à Sudbury!

Partout où je suis allé cet été, j’ai vu le même enthousiasme, tout en restant apparemment totalement invisible. Des centaines de gens ne m’ont pas remarqué à Victoria en juin. Ni à Vancouver Ouest, ni au Cap Breton. Je suis resté parfaitement invisible devant une foule de près de mille personnes au Stampede de Calgary. Ralph (Goodale), se demande toujours comment j’ai fait. Même chose pour la journée nationale des Autochtones à Crawford Lake.

Et pendant que nous y sommes, je ne suis jamais allé non plus fêter la Saint-Jean-Baptiste à Québec, je n’étais pas au Grand Tintamarre à Miramichi ni à Caraquet; et ne parlons pas d’Edmonton, de la Beauce ou de la Gaspésie.

Les médias aiment dire que j’ai été invisible, mais je vais vous dire une chose – je ne l’étais pas.

Partout où je suis allé, dans huit provinces et les territoires du Nord-Ouest, les libéraux sont pleins d’énergie et prêts à travailler jour et nuit pour sortir Stephen Harper.

Nous pouvons être fiers du travail que nous avons fait cette année.

Nous avons fait grandir notre parti : avec de nouveaux membres, avec de nouvelles idées… et avec la meilleure campagne de financement des dernières années.

Nous sommes plus unis que nous l’avons été depuis une génération.

Nous sommes prêts à livrer bataille dans chaque comté du pays.

Et nous sommes prêts à ramener un gouvernement compétent et de compassion au Canada.

Je sais que c’est parfois frustrant.

Nos opposants confondent politique et affaires personnelles. Ils déforment et nient la vérité, et s’intéressent plus à leurs gains partisans qu’au pays qu’ils sont sensés gouverner.

Nous sommes face à un gouvernement qui est prêt à sacrifier l’unité nationale pour rester au pouvoir.

Mais nous avons une arme secrète : le bilan de Stephen Harper.

Le pire taux de chômage en vingt ans.

Le pire déficit de notre histoire.

Et, au dernier trimestre, la pire performance économique de tout le G7.

Stephen Harper n’a pas vu la récession venir l’automne dernier.

Et maintenant, il ne voit pas quelque chose de plus important encore : ce que nous vivons n’est pas une simple récession, c’est une restructuration fondamentale de l’économie mondiale.

Stephen Harper ne comprend pas cela.

Il ne comprend pas que le Canada est engagé dans une course, et que nous devons prendre position si nous voulons rester compétitifs au vingt-et-unième siècle. Le Canada doit redevenir un leader mondial, et nous devons nous y préparer dès maintenant.

Il ne comprend pas ce que les travailleurs de la forêt du nord de l’Ontario, du Québec et de la Colombie-Britannique ont compris. C’est pourtant simple : on ne peut pas rester les bras croisés et attendre que la construction reprenne aux États-Unis. Il faut agir. Atteindre de nouveaux marchés et développer de nouveaux produits pour prendre notre place dans un monde nouveau.

Il ne comprend pas ce que les travailleurs de l’automobile de Windsor et Oshawa savent depuis longtemps : qu’il ne suffira pas simplement de regagner des acheteurs perdus, il faut réinventer l’automobile grâce à des technologies de pointe et de nouvelles normes environnementales.

Stephen Harper ne comprend pas. Nous, oui.

Pendant plus d’un siècle, la prospérité du Canada a reposé exclusivement sur nos ressources naturelles. Mais si nous voulons prospérer au vingt-et-unième siècle, il faudra transformer nos ressources en produits et en technologies que le monde entier voudra acheter.

Nous ne réussirons pas sans la vision et l’ambition qu’il faut pour bâtir un avenir compétitif et généreux pour notre pays.

Nous n’y arriverons pas sans ouvrir de nouveaux marchés d’exportation pour le Canada, en Chine et en Inde, par exemple.

Nous n’y arriverons pas avec Stephen Harper.

Stephen Harper est Premier ministre depuis quatre ans, et il n’est pas allé en Chine une seule fois. Nous y serons la semaine prochaine. Ensuite, nous planifierons  un voyage en Inde.

Voilà ce que nous devons faire pour notre pays – si nous voulons assurer les marchés de l’avenir pour nos exportations – si nous voulons faire concurrence aux meilleurs du monde – si nous voulons mettre fin au déficit commercial créé par les conservateurs, le premier en trente ans.

Nous méritons mieux.

L’été prochain, le Canada accueillera le Sommet du G8 à Huntsville.

Ce sera une occasion de démontrer le leadership canadien et de contribuer à définir les priorités mondiales – de la manière que Paul Martin l’a fait et Jean Chrétien avant lui  également.

Stephen Harper n’a même pas encore de liste d’invités.

Un gouvernement libéral inviterait de nouveaux membres à ce sommet.

Nous profiterions d’un sommet du G8 au Canada pour commencer à évoluer vers le G20, qui deviendrait un comité directeur mondial.

Nous ne pouvons pas avancer sur les grandes questions internationales sans la Chine et l’Inde à la table des négociations.

Le G8 a bien fait ce qu’il avait à faire. Mais le monde change.

Plutôt que de résister au changement, le Canada devrait inspirer le changement.

Nous pouvons convaincre nos partenaires d’avoir une gouvernance mondiale plus efficace, avec un forum plus représentatif du monde d’aujourd’hui. Nous devons reprendre ce leadership mondial qui a fait la réputation du Canada depuis Lester B. Pearson.

Nous devons être prêts à agir et à investir pour renforcer le G20 en finançant et en accueillant chez nous le Secrétariat permanent du G20.

Et nous devons profiter du sommet canadien pour établir un programme qui va dans le sens de nos intérêts et de ceux d’un monde meilleur. Et cela doit commencer par un nouvel encadrement de la réglementation financière. L’effondrement de l’an passé ne doit plus se reproduire.

A Huntsville, le Canada pourrait proposer un agenda qui reflète nos intérêts nos intérêts et ceux du monde – en commençant un nouvel encadrement de la réglementation financière. Comme ça, le Canada pourrait assurer que l’effondrement de l’an passé ne se reproduise pas.

Le Canada peut mener un monde en pleine transition, mais seulement si nous nous lançons. Stephen Harper préfère rester en marge.

Nous méritons mieux.

Stephen Harper n’a pas seulement laissé tomber le Canada — il a aussi laissé tomber les Canadiens.

Suaad Mohamud. Omar Khadr. Makhtal. Bahari. Mohamed. Abdelrazik.

Être canadien doit vouloir dire que votre gouvernement défendra vos droits, partout, en tout temps. Ne vous y trompez pas, c’est la conviction profonde de tous les libéraux : Un Canadien est un Canadien est un Canadien.

Un gouvernement libéral défendra la Charte des droits et libertés.

Nous défendrons les citoyens. 

Et nous prendrons les mesures législatives qu’il faut pour assurer la protection des Canadiens à l’étranger. Pour qu’il soit illégal pour un gouvernement de choisir arbitrairement qui il protège, et qui il abandonne. Pour que ce type d’abus ne se reproduise jamais.

Stephen Harper dirige un gouvernement qui n’a rien à faire du pays ni des gens. Un gouvernement qui ne croit même pas au gouvernement. Un gouvernement qui refuse de gouverner, même en pleine crise.

Rappelons-nous comment nous en sommes arrivés là.

Il y a un an, Stephen Harper a dit aux Canadiens qu’il n’y aurait pas de récession au Canada. Il a dit que le ralentissement économique présentait de bonnes « possibilités d’investissement », mais ne devrait inquiéter personne.

En novembre dernier, il a présenté une mise à jour économique excessivement partisane et a provoqué une crise politique.

Et Stephen Harper ne s’en est sorti que parce qu’il a prorogé le Parlement.

En janvier, nous avons mis Stephen Harper sous surveillance. Et nous l’avons prévenu que notre appui ne tenait qu’à un fil.

Nous avons forcé son gouvernement à accepter de rendre les comptes les plus serrés de tous les pays du G-8, en faisant un rapport détaillé au Parlement chaque trimestre.

Après un compte-rendu décevant en juin, nous avons demandé quatre choses simples à Stephen Harper.

Premièrement, nous avons dit que nous étions prêts à travailler avec Stephen Harper pour rendre l’assurance-emploi équitable pour tous les Canadiens, où qu’ils vivent, et aussi longtemps que durerait la crise.

Pas une proposition n’est venue. Rien que des manigances politique.

Ensuite, nous avons demandé des réponses claires au sujet de la création d’emplois, et des fonds de stimulation des projets d’infrastructure.

Plutôt que de répondre, Stephen Harper a passé l’été à tenter de cacher son incompétence ; il a annoncé, annoncé et annoncé encore des projets qui auraient dû être en chantier depuis des mois.

En fait, seulement deux cents des mille deux cents projets annoncés par les conservateurs en Ontario ont effectivement reçu le financement promis.

Seul Stephen Harper pourrait considérer que cela représente 80% des objectifs.

Troisièmement, nous avons aussi demandé un plan crédible pour sortir le Canada du déficit.

Pour toute réponse, Stephen Harper a dit : « Ne vous inquiétez pas. Les comptes s’équilibreront tous seuls avec le temps. »

Ajoutez ça à sa promesse d’origine de ne pas causer de déficit.

Ou à sa promesse de ne pas taxer les fiducies de revenus.

Ou à sa promesse de ne pas nommer de sénateurs.

Pendant une décennie, sous des gouvernements libéraux, le Canada menait le monde dans la réduction de sa dette nationale. Nous avions le meilleur bilan financier du G8.

Les Conservateurs nous ont fait replonger dans le rouge… avant même que la récession commence.

Maintenant, ils ne peuvent même pas nous dire la profondeur du trou dans lequel ils nous ont mis. Et encore moins comment ils vont nous en sortir.

Ça ne suffit pas.

Ça fait quatre ans que ça dure. Quatre ans d’un gouvernement qui ne comprend rien aux finances publiques, et d’un Premier ministre qui divise le pays pour marquer quelques points dans les sondages.

On ne peut pas compter sur un gouvernement qui ne sait pas compter, ni sur un Premier ministre qui ne sait que semer la division.

Enfin, nous avons demandé un plan  pour résoudre les graves problèmes de santé publique actuels.

Deux fois, sous le gouvernement de Stephen Harper, il y a eu une interruption dans la production des isotopes médicaux.

Au lieu d’agir, qu’a fait le gouvernement de Stephen Harper ? Il a renvoyé la personne qui a sonné l’alarme. Ensuite il a annulé les réacteurs MAPLE qui auraient assuré le leadership canadien dans la production d’isotopes.

Deux ans plus tard, il a enfin révélé ses intentions : se dégager de la médecine nucléaire et laisser les provinces compenser.

C’est loin d’être assez pour les dizaines de milliers de familles canadiennes qui attendant des soins du cancer et des maladies cardiaques pour leurs proches.

C’est loin d’être assez pour les millions de personnes dans le monde qui dépendent du leadership canadien depuis cinquante ans.

Il est tout simplement inacceptable que le monde en arrive à demander « où est le Canada? »

Nous méritons mieux, et nous allons faire mieux.

Un gouvernement libéral restaurera le leadership canadien. Nous défendrons la recherche canadienne et les familles. Nous défendrons le savoir-faire canadien et nous assurerons que le monde ne demandera plus jamais « où est le Canada? ».

À l’heure où les Américains veulent un système de soins de santé public, Stephen Harper ne lève pas le petit doigt pour protéger le nôtre.

Les libéraux sont fiers du système canadien de soins de santé et, contrairement aux  conservateurs, nous allons le défendre et le protéger.

En juin, nous avons fixé quatre conditions pour que Stephen Harper conserve notre confiance.

Il n’en a respecté aucune. Son échec est complet.

Il n’a pas réussi à protéger les plus vulnérables. Il n’a pas réussi à créer des emplois. Il n’a pas réussi à défendre notre système de santé. Il n’a pas réussi à rétablir nos finances publiques.

Après quatre ans de dérapage, de déni, de division et de discorde… le temps de Stephen Harper est terminé.

Le Parti libéral du Canada ne peut plus soutenir ce gouvernement incompétent.

Stephen Harper doit rendre des comptes. Désormais, nous nous opposerons à lui.

Et si des élections ont lieu, nous serons prêts à offrir à notre pays un avenir meilleur.

Les Canadiens méritent mieux.

Au cours der derniers jours et des dernières semaines, je l’ai entendu de notre groupe parlementaire et nous l’avons tous entendu des Canadiens : Notre travail, en tant que libéraux, est de leur offrir un choix.

Un choix entre deux partis. Entre deux ensembles de valeurs. Deux visions du Canada.

Nous pouvons choisir un Canada petit, diminué et mesquin. Un Canada qui abandonne ses citoyens au pays et les laisse tomber à l’étranger. Un Canada absent sur la scène internationale.

C’est le Canada de Stephen Harper.

Ou nous pouvons choisir un grand Canada. Un Canada généreux et ouvert. Un Canada qui inspire, qui mène le monde par l’exemple. Un Canada qui nous rend tous fiers.

2017 sera notre 150e anniversaire. Nous pouvons être le pays le plus en santé, le plus vert, le plus ouvert au monde, mais seulement si nous le décidons maintenant.

Nous pouvons bâtir une société du savoir, de la maternelle à l’université, avec des garderies de qualité pour chaque enfant canadien.

Nous pouvons assurer que chaque autochtone canadien reçoive une éducation de classe mondiale, pas de deuxième classe, et qu’ils aient les possibilités qui viennent avec.

Nous pouvons créer les emplois de demain en investissant plus, pas moins, dans la science et l’innovation.

Nous pouvons investir dans notre environnement et inventer les technologies vertes qui vont changer le monde.

Voilà notre Canada. Un Canada libéral.

Le Canada dans lequel nous croyons. Le Canada qui nous attend. Mais seulement si nous osons. Seulement si nous faisons les bons choix.

Avec l’intelligence, la compassion et le leadership du Parti libéral du Canada, nous pouvons y arriver.

Allons-y. Notre pays nous attend.

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