« Cet accord est trop peu et arrive trop tard. Le gouvernement Harper a laissé les Américains traîner les pieds jusqu’à ce qu’un accord soit désormais dépourvu de toute utilité. La plupart de l’argent de la relance américains est déjà dépensé, alors il ne reste plus grand-chose pour les entreprises canadiennes. »
- Le porte-parole libéral responsable du commerce international, Scott Brison
Pendant que les conservateurs de Harper se félicitent d’avoir conclu l’accord sur la clause « achetez américain », un porte-parole du commerce américain a affirmé que les Canadiens n’avaient toujours pas accès au gros du programme de relance économique et qu’on avait déjà distribué une grande partie des fonds :
« Dans le cadre de la loi américaine concernant la relance économique, dotée de 787 milliards de dollars, l’accord fait en sorte que le Canada n’ait accès qu’à sept programmes financés par cette loi à hauteur de 18 milliards de dollars au total. De ce chiffre, le Canada n’a accès qu’aux projets d’une valeur de plus de 7,8 millions de dollars, et de ceux-ci, seulement aux projets dont le contrat n’a pas encore été accordé. Certes, lors de cette deuxième année de mise en œuvre de la loi américaine concernant la relance économique, la plupart des marchés ont déjà été adjugés. » (Toronto Star, 6 février 2010)
Ce qu’en disent les autres :
« Cette entente est sans doute excellente pour les entreprises américaines, mais il est loin d’être certain qu’elle mènera à la création de bons emplois pour les Canadiens. » (Le président national du SCFP, Paul Moist, Toronto Star, 6 février 2010)
« On s’est encore fait avoir ! »
(Thomas Walkom, chroniqueur en affaires nationales, Toronto Star, 6 février 2010)
« Le Canada semble vouloir faire paraître cet accord mieux qu’il ne l’est. Les États-Unis ont promis peu dans ce cadre-ci, à part d’accélérer la procédure. » (Chris Sands, spécialiste des relations canado-américaines à l’Institut Hudson, Toronto Star, 6 février 2010)
« Une grande partie des 787 milliards de dollars de crédit de relance économique a déjà été dépensée. L’entente a été conclue trop tard pour bien des entreprises canadiennes, qui ont manqué depuis longtemps leur chance de soumissionner pour les projets actuels. » (Todd Hirsch, ATB Financial, The Province, 7 février 2010)
« Cela ne résout pas tous les problèmes auxquels les entreprises canadiennes sont confrontées aujourd’hui relativement à la clause « achetez américain », et cela ne doit pas mettre fin à nos efforts de lutte contre les restrictions sur notre marché d’exportation principal. » (Jayson Mayers, Manufacturiers et Exportateurs du Canada, Toronto Sun, le 5 février 2010
« Étant donné que cette source se tarira officiellement à la fin de ce mois, il est peu probable qu’elle constitue une quelconque aubaine financière pour les entreprises canadiennes. » (Edmonton Journal, 6 février 2010)
« Il n’y a pas assez de temps. À moins que les gens ne se soient déjà préparés à faire des offres, dans un esprit de spéculation, je ne suis pas certain qu’ils parviennent à en présenter. » (Mel Svendsen, président-directeur général de Standen`s LTD, ctvcalgary.ca, 5 février 2010)
« La plupart des appels d’offres sont terminés et la plupart des travaux sont commencés. La date limite pour répondre à un appel d’offres dans le cadre du programme de relance est le 17 février. Et nous ne savons pas combien d’argent ni de projets restent encore à attribuer. De plus, seulement 37 États ont signé l’entente ; les autres peuvent encore appliquer les principes et les pratiques du protectionnisme définis dans la loi. Ce n’est pas exactement une ère nouvelle, quoi qu’en dise les conservateurs. » (“Protectionism down, not out,” Howard Elliott, Hamilton Spectator, 8 février 2010)



