Le sénateur conservateur nouvellement nommé, Bob Runciman, n’a aucun scrupule lorsqu’il donne son opinion sur l’homosexualité.
Runciman a à maintes reprises associé l’homosexualité à la bestialité et à la pédophilie :
« Le député provincial conservateur Bob Runciman a publié un communiqué de presse dans lequel il associe l’homosexualité à la bestialité et à la pédophilie. M. Runciman s’en est défendu en affirmant que le communiqué de presse était destiné uniquement à sa circonscription de l’est de l’Ontario. » (Toronto Star, 3 décembre 1986)
« L’orientation sexuelle [...] pourrait inclure le sadomasochisme, la pédophilie, la bestialité, etc. » (Pétitions signées et soumises par Bob Runciman, Hansard de l’Ontario, décembre 1993, mars 1994, avril 1994)
Runciman a qualifié l’homosexualité d’« antifamille » et de « socialement irresponsable » :
« L’homosexualité est fondamentalement antifamille. Elle encourage une sexualité dévergondée, des mœurs axées sur soi-même et un comportement socialement irresponsable qui impose des coûts énormes à la société. On a le droit de recourir à la loi pour décourager les gens de suivre cette voie qui est manifestement destructive, sur les plans physique et psychologique, d’abord pour les homosexuels et, au bout du compte, pour la société elle-même. » (Hansard de l’Ontario, 26 novembre 1986)
Runciman a qualifié l’homosexualité de comportement modifiable et a insinué que les homosexuels étaient immoraux :
« Ils forment une catégorie de personne unies dans leur comportement, et non pas dans un état invariable. Leurs actions ne sont pas neutres sur le plan moral. » (Hansard de l’Ontario, 26 novembre 1986)
Runciman était contre l’interdiction de la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle :
« Le projet de loi 7, la mesure législative controversée qui cherche à interdire la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, sera présenté à l’Assemblée législative de l’Ontario cette semaine, et le député provincial Bob Runciman dit qu’il prendra la parole et votera contre cette mesure. » (Communiqué de presse de Bob Runciman, 24 novembre 1986)
« L’ajout du comportement homosexuel à une liste de catégories qui inclut les minorités ethniques et religieuses n’a aucun sens. Cela élargit la portée d’origine de telles lois, qui protègent ainsi l’invariabilité et la neutralité morale d’un état particulier pour inclure toute une foule de comportements, comment dire, différents. » (Hansard de l’Ontario, 26 novembre 1986)
Runciman a cherché par trois fois à supprimer l’orientation sexuelle du Code des droits de la personne de l’Ontario :
« Nous croyons qu’on devrait enlever toutes les références à l’orientation sexuelle du Code des droits de la personne. » (Pétitions signées et soumises par Bob Runciman, Hansard de l’Ontario, décembre 1993, mars 1994, avril 1994)



