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Changements climatiques : les libéraux agissent là où Harper a échoué

Publié le 13 Avril 2010
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Les libéraux présentent une motion d’opposition demandant au gouvernement conservateur d’agir de manière immédiate et décisive en ce qui a trait à l’environnement et aux changements climatiques.

« Le fait que le gouvernement Harper n’ait pas su appliquer de plan environnemental concret et sa réticence continue à l’égard des questions environnementales portent préjudice à l’avenir écologique et économique du Canada », a déclaré le porte-parole libéral responsable de l’environnement, David McGuinty.

« Voilà pourquoi nous demandons au gouvernement de mettre en oeuvre immédiatement un plan national sur les changements climatiques comportant une réglementation sur les émissions polluantes qui s’appliquera à l’ensemble de l’économie ainsi que des investissements stratégiques dans l’énergie renouvelable et l’énergie propre. »

Aujourd’hui, devant la Chambre des communes, le Parti libéral a déposé une motion visant à modifier la législation conservatrice sur l’environnement en demandant qu’on y prévoie :  

•    un objectif national juridiquement contraignant de réduction à long terme des émissions polluantes ;  

•    la mise en œuvre d’un plan national sur les changements climatiques comportant une réglementation applicable à l’ensemble de l’économie ;

•    des investissements stratégiques dans l’énergie renouvelable et l’énergie propre ;

•    la révocation de la décision du gouvernement conservateur d’annuler le programme écoÉNERGIE qui aidait les Canadiens à rendre leurs maisons plus économes en énergie ;

•    la convocation d’une réunion des premiers ministres dans les 90 jours pour enclencher l’application d’un plan écologique au Canada.   

« En omettant d’investir dans l’avenir environnemental du Canada, le gouvernement Harper néglige aussi des investissements importants pour notre avenir économique. Le gouvernement a laissé une industrie porteuse représentant des milliards et des milliards de dollars échapper au Canada », a maintenu M. McGuinty.  

En revanche, les États-Unis ont déjà pris des mesures audacieuses en vue d’investir dans l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique, en plus d’offrir un financement direct destiné à encourager les initiatives vertes.  

« M. Harper s’est isolé en ce qui a trait à l’environnement, a ajouté M. McGuinty. Il accuse un retard sur les provinces et les pays comparables au Canada pour ce qui est d’assumer un leadership en changements climatiques et en environnement et a sans cesse miné les progrès écologiques sur le plan international. »

À la conférence Les 150 ans du Canada, le chef libéral, Michael Ignatieff, a présenté un choix clair aux Canadiens : ou le plan libéral visant à lutter contre le déficit conservateur et à investir dans notre économie et dans l’emploi – dont des emplois en énergie propre – ou le plan Harper visant à accorder de nouvelles réductions d’impôts aux entreprises avant que nous n’ayons les moyens financiers de les réduire encore plus.

Renseignements généraux

La motion d’opposition libérale :

Que, de l’avis de la Chambre, le gouvernement n’a pas su s’engager à élaborer une politique environnementale basée sur des principes et appuyée par des mesures, politique dont le besoin est urgent afin de s’attaquer à la crise des changements climatiques, et la Chambre est d’autant plus d’avis que le gouvernement a persisté à ignorer les pouvoirs législatifs et réglementaires qu’il a et qui lui permettraient de prendre des mesures immédiates et décisives pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du Canada dans une mesure suffisante pour que le pays atteigne des objectifs de réduction réalistes et basés sur des données scientifiques, la Chambre exhorte donc le gouvernement à :

(a)    user des pouvoirs législatifs, réglementaires et financiers qu’il possède déjà pour mettre en oeuvre immédiatement un plan national d’atténuation des changements climatiques qui prévoit la mise en vigueur de règlements visant à réduire les rejets de gaz à effet de serre et s’appliquant à l’ensemble de l’économie et des investissements dans les énergies renouvelables, les technologies propres et l’efficacité énergétique afin que le Canada puisse être compétitif dans la nouvelle économie verte ;

(b)    cesser de mettre l’avenir environnemental et économique du Canada en péril en l’obligeant à attendre que les États-Unis prennent des mesures au lieu de prendre ses propres initiatives dans ce dossier des plus vitaux ;

(c) établir une cible canadienne et juridiquement contraignante de réduction à long terme des émissions gaz à effet de serre consistant à les diminuer d’ici 2050 de 80 % sous leur niveau de 1990;

(d)    faire un rapport annuel au Parlement sur les politiques et propositions élaborées pour atteindre l’objectif de 80 % et les corriger, au besoin ;

(e)    instituer un groupe apolitique d’experts approuvé par le Parlement et chargé d’établir une démarche fondée sur des données scientifiques en vue d’atteindre l’objectif de réduction de 80 % de manière à ce que le Canada fasse sa part pour que la température de la planète n’augmente pas de plus de 2° Celsius ;

(f)    revenir sur sa décision de supprimer le programme écoÉNERGIE, qui accordait aux Canadiens un rabais quand ils rendaient leurs résidences plus écologiques en utilisant des produits et des services économes en énergie ;

(g)    rétablir la réputation internationale ternie du Canada en matière d’environnement en respectant l’engagement international que le pays a pris lors des négociations de Copenhague de verser sa juste part des nouveaux capitaux accordés aux pays en développement pour les aider à adapter leur industrie et à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre afin d’atténuer la crise des changements climatiques ;

(h)    donner suite à l’engagement pris par le Canada en 2009, lors du Sommet du G20 de Pittsburgh, d’éliminer graduellement les subventions inutiles aux sociétés qui exploitent les combustibles fossiles et à faire rapport des progrès réalisés en ce sens ;

(i)    à convoquer d’ici 90 jours une rencontre des premiers ministres sur les changements climatiques afin de mettre à profit les pratiques exemplaires et le leadership dont font preuve les gouvernements provinciaux, les administrations municipales et le secteur privé.
 

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