
Fait : La date d’achèvement de l’immunisation sera repoussée de plusieurs mois, peut-être même jusqu’en février.
Selon la couverture médiatique de la mise à jour sur la pandémie de grippe H1N1 donnée mardi dernier par la ministre de la Santé, celle-ci s’attend à ce que la campagne nationale de vaccination du Canada « s’achève dans 8 à 12 semaines ». (Kingston Whig-Standard, 11 novembre 2009)
Au moins une province, la Nouvelle-Écosse, cite le mois de février comme étant la date d’achèvement probable de la vaccination. (Sun Media, Journal-Pioneer, 11 novembre 2009)
Les commentaires de la ministre suivent ses assurances répétées selon lesquelles le « vaccin serait disponible au début de novembre » (Hansard, le 20 octobre 2009). Cette date a été révisée pour devenir « avant Noël » (Hansard, le 2 novembre 2009), et maintenant dans 8 à 12 semaines.
Fait : Au moins 37 personnes sont mortes de la grippe H1N1 la semaine dernière, et 190 personnes au total.
Lors d’un point de presse tenu aujourd’hui, l’administrateur en chef de la santé publique du Canada, le Dr David Butler-Jones, a confirmé que 198 Canadiens sont morts de la grippe H1N1, incluant 37 la semaine dernière.
Un récent rapport du Globe & Mail comptabilise au moins 41 décès au cours d’une semaine avec l’ajout de chiffres provinciaux, alors que « le décompte des décès confirmés en Ontario est passé de 37 la semaine dernière à 61, cinq autres personnes sont mortes depuis mardi en Alberta, le Québec a confirmé quatre décès au cours des dernières vingt-quatre heures, et la Colombie-Britannique a enregistré huit nouveaux décès au cours de la semaine dernière ». (Globe & Mail, 13 novembre 2009)
Fait : La grippe H1N1 a désarçonné de nombreuses unités de soins intensifs dans les hôpitaux.
Le Edmonton Journal d’hier rapportait que, selon les responsables de la santé en Alberta, les cas de grippe H1N1 mobilisaient de un quart à un tiers de tous les lits dans les soins intensifs dans les hôpitaux de l’Alberta (Edmonton Journal, 16 novembre 2009).
Le Dr David Butler-Jones, l’administrateur en chef de la santé publique, a récemment déclaré que le Canada « continuera malheureusement à voir plus de gens dans les services de soins intensifs et à l’hôpital, et malheureusement, également plus de décès ». (Globe & Mail, 13 novembre 2009)



