Skip to main content

Liberal

Recherche sur liberal.ca

Affaires étrangère

Dîner de gala et remise de prix 2009 – Canada India Foundation

Publié le 18 Avril 2009
mignatieff_2

Toronto, Ontario

Permettez-moi tout d’abord de remercier le coprésident de la Canada India Foundation, Ramesh Chotai, pour l’immense contribution qu’il a apportée et qu’il continue d’apporter au Canada.

Je suis ravi d’avoir été invité à parler à un aussi grand nombre de dirigeants représentant le milieu des affaires, le gouvernement et de nombreuses professions, et de passer la soirée avec les membres d’une collectivité qui a tant donné au Canada, même la« Soirée du hockey » en pendjabi !

Mon épouse Zsuzsanna était très heureuse d’être invitée, car c’est une occasion pour elle de porter son sari.

La personne à l’honneur ce soir est un modèle de clairvoyance.

Il y a quelques décennies, M. Tanti avait investi dans deux éoliennes. Aujourd’hui, il est chef de file en matière d’énergie propre.

Et votre autre invité d’honneur, Montek Singh Ahluwalia, est un des grands théoriciens économiques du monde.

Jim Flaherty, le ministre des Finances du Canada, est ici pour représenter un des grands leaders conservateurs… son épouse.

Le ministre et moi ne nous entendons pas sur de nombreux sujets, mais je salue son dévouement pour le service public.

Mesdames et messieurs, en ce moment même, l’Inde est en train d’entrer dans l’histoire.

Il y a quelques jours, l’Inde a commencé le plus grand vote démocratique de l’histoire de l’humanité, l’élection d’un nouveau Lok Sabha, qui va durer quatre semaines.

Depuis son accession à l’indépendance en 1947, l’Inde a montré au monde entier comment promouvoir en même temps la démocratie et le développement.

Depuis les années 1990, vous avez prouvé que non seulement vous pouvez rattraper le reste du monde, mais que dans de nombreux secteurs, vous avez su le dépasser.
Vous êtes devenus des géants de l’économie mondiale, notamment dans le secteur de l’acier, de l’automobile, de la haute technologie et des logiciels. Vous êtes devenus les services après-vente du monde entier.

À un moment où les autres géants de l’économie mondiale sont durement touchés par la crise actuelle, l’Inde continue de prospérer.

Il s’agit là de grandes réalisations. Mais ce n’est pas tout.

En tant que peuple, vous avez tenu tête aux terroristes qui ont fait couler le sang dans les rues de Mumbai l’an dernier.

En tant que peuple, vous avez su pardonner et vous avez parlé à l’unisson aux idéologues de la haine et de la division. Vous leur avez dit :

« Vous n’affaiblirez pas notre démocratie. Vous ne minerez pas notre tolérance. Vous ne réussirez pas. »

Nous sommes de tout cœur avec vous dans cette lutte.

Les valeurs indiennes sont les valeurs canadiennes. Comme vous, nous rejetons la politique du nihilisme et la culture de la haine.

Nos pays ont en commun des institutions parlementaires, une société multilingue, multiculturelle et plurinationale, liée par des traditions anciennes, des valeurs communes et la primauté du droit.

Lorsque Lester Pearson et Jawaharlal Nehru travaillaient ensemble, avec une admiration et un respect mutuels, le monde entier en tirait profit.

Je pense que l’ère glorieuse de l’amitié entre nos deux pays est à venir, et non pas chose du passé.

Les Canadiens n’ont pas tous compris la signification du récent essor de l’Inde.

L’influence de l’Inde exige que le Canada repositionne son propre centre de gravité dans le monde moderne.

De la Confédération jusqu’à la Première Guerre mondiale, le Canada a façonné son identité sous l’empire britannique.

Notre centre de gravité était l’Atlantique Nord.

De la Seconde Guerre mondiale jusqu’à tout récemment, le Canada a assuré sa prospérité grâce à ses relations commerciales avec les États-Unis. Notre centre de gravité était le 49e parallèle.

Maintenant nous devons nous poser la question suivante : le XXIe siècle appartiendra-t-il aux États Unis ?

L’économie mondiale s’oriente vers l’ouest, soit vers l’Asie et le Pacifique. Et le pouvoir politique et géostratégique se déplacera là où le pouvoir économique va.

La Chine et l’Inde sont déjà des forces importantes sur le plan économique et politique. Leur importance ne fera que s’accroître.

Le Canada doit adapter ses échanges commerciaux et sa quête d’influence mondiale en fonction de ces nouvelles réalités.

Notre centre de gravité doit aussi se réorienter.

Nous devons nous diversifier, nous rapprocher d’autres pays, établir de nouvelles relations politiques avec les nouveaux géants de l’économie du XXIe siècle.

À un moment où la croissance des États-Unis stagne et où celle de l’Inde est en plein essor, la diversification de nos marchés devient une nécessité.

Nous avons été lents à tenir compte de la nouvelle puissance de l’Inde.

Nos échanges commerciaux avec l’Inde n’ont pas suivi la croissance spectaculaire de l’économie indienne.

Les importations canadiennes en Inde ont en fait baissé.

Nous devons inverser cette tendance. Et nous le ferons.

Je veux que les gens d’affaires du Canada visitent l’Inde, comme ils le faisaient sous le gouvernement libéral précédent dans le cadre des missions commerciales d’Équipe Canada.

Le Canada doit tirer parti de sa grande richesse : ses citoyens canadiens qui parlent les langues indiennes, les entrepreneurs, gens d’affaires et professionnels ici présents.

Vous méritez un gouvernement fédéral qui vous tende la main et vous demande comment nous pouvons travailler ensemble pour obtenir une plus grande part du marché de l’Inde, comment nous pouvons augmenter les investissements en Inde et ailleurs.

La politique étrangère canadienne doit également s’adapter à la puissance croissante de l’Inde.

L’Inde est déjà un pilier des institutions émergentes de gouvernance mondiale, surtout le G-20, une institution qui doit sa naissance à l’ancien Premier ministre du Canada, Paul Martin, plus qu’à toute autre personne

L’Inde et le Canada peuvent réaliser tellement de choses ensemble grâce au comité directeur de l’économie mondiale. Ce comité directeur est le G-20.

Puisque j’ai parlé des défis et des possibilités que présente la nouvelle puissance de l’Inde pour le Canada, laissez-moi vous parler du rôle de votre collectivité au sein de la mosaïque multiculturelle qu’est le Canada.

Nous ne pouvons pas bâtir le Canada sans la participation active de toutes les identités, de toutes les collectivités qui en font partie.

Les belles paroles ne suffisent plus. Nous devons faire de l’inclusion l’élément clé de notre démocratie.

Nous ne pouvons pas édifier un grand pays sans la participation entière de chaque Canadien.

De mon vivant, nous sommes devenus l’un des pays les plus diversifiés au monde.

Il s’agit d’une force exceptionnelle, mais seulement si nous l’utilisons à son plein potentiel : si chaque entreprise, chaque profession, chaque partie de notre service public recrute activement des femmes et des hommes compétents de chaque communauté du Canada.

Nous n’en sommes pas encore là. Notre Parlement, nos tribunaux, nos salles de réunions, nos organismes publics et nos services publics ne reflètent pas encore la diversité exceptionnelle de notre pays. Un trop grand nombre de nos professionnels formés à l’étranger languissent dans des emplois qui ne correspondent pas à leurs compétences.

Nous ne pouvons pas former un peuple tant que ces gens ne pourront pas contribuer par leurs compétences à notre vie nationale.

En tant que chef de mon parti, je me suis donné pour but de recruter activement les personnes les plus brillantes et les plus compétentes de votre communauté, entre autres. J’ai besoin de vous au Parlement. J’aurai besoin de vous à mon cabinet.

Étant donné que j’aspire à devenir Premier ministre, je m’engage à ce que la vie politique de mon pays reflète sa magnifique diversité.

En tant que chef du parti, je fais une deuxième promesse : chercher, dans toute la mesure du possible, à unir les Canadiens, plutôt qu’à les diviser, et surtout, ne jamais les diviser en fonction de leur race, de leur religion, de leur langue ou de leur pays d’origine.

Nous ne pouvons pas mener les luttes de notre parti, ni gagner les élections, en dressant une collectivité contre une autre, une région contre une autre, un groupe de Canadiens contre un autre.

Si nous cherchons la victoire au prix du respect mutuel et la citoyenneté commune qui nous unissent en tant que Canadiens, nous serons allés trop loin.

Si nous cherchons l’avantage politique en semant la peur parmi les Canadiens, nous aurons trahi notre confiance dans l’unité que nous avons su fonder malgré tout, et qui est la tradition nationale dont nous sommes le plus fiers.

Nous ne devons pas laisser les conflits des pays lointains devenir des sources de division et d’amertume ici au Canada.

Nous ne devons pas laisser le conflit au Moyen Orient nous éclater en d’amères solitudes. Nous devons nous ouvrir aux autres et trouver une position commune – un engagement à l’égard de la sécurité d’Israël, et un engagement égal à l’égard d’un État palestinien en paix avec son voisin.

Nous devons résister à la tentation de flatter les groupes ethniques et culturels.

Cette pratique est mauvaise. Elle suppose que tous les membres d’un groupe ethnique sont du même avis, ce qui est profondément simpliste.

Cette pratique est mauvaise car elle suppose que les Canadiens de différentes origines sont traités autrement qu’en citoyens canadiens égaux. Vous êtes fiers de votre communauté. Vous êtes tout aussi fiers d’être des citoyens canadiens. Vous voulez que votre attachement à votre communauté soit respecté. Mais plus important encore, vous voulez vous faire entendre et respecter en tant que citoyens de ce pays.

En s’adonnant à un multiculturalisme de stratagèmes politiques et de division, à un multiculturalisme de flatterie, de ciblage et de calculs électoraux, nous ne pouvons que détruire l’âme du vrai multiculturalisme canadien, c’est-à-dire l’égalité de tous les citoyens et le respect mutuel, qui sont inscrits dans notre Charte des droits et libertés.

Pour moi, en tant que chef politique, cela signifie tenir les mêmes propos devant tous les Canadiens, que ce soit dans le sous-sol d’une église à Trois-Rivières ou dans un temple mandir à Brampton, dans un temple gurdwara à Vancouver, dans une mosquée à Toronto ou dans une synagogue à Montréal.

Cela signifie ne jamais privilégier un groupe par rapport aux autres et traiter tout le monde avec respect et équité.

Et cela signifie promouvoir les intérêts de nos collectivités en défendant l’intérêt national de notre pays.

En valorisant tous les Canadiens, peu importe où ils vivent ou d’où ils viennent, peu importe leurs croyances, ou leurs allégeances politiques.

Notre pays ne se réduit pas à 10 provinces et trois territoires situés le long du 49e parallèle. Il ne se réduit pas à 5 régions distinctes. Il ne se réduit pas à deux solitudes.

Notre pays n’est pas un hôtel. Ce n’est pas un bazar.

C’est la terre de nos aïeux.

Je ressens en vous, comme je ressens en moi, la même simple conviction : Nous ne sommes pas une multitude, mais une unité. Que nous ne sommes pas un ensemble de groupes isolés, mais un grand peuple, que nous sommes liés les uns aux autres par la de chances et de justice égales pour tous.

Ça c’est mon Canada. Je vais tenter d’être son porte-parole et de le défendre. Je suis certain que vous le ferez vous aussi. Merci de m’avoir écouté !

Partager ceci avec vos amis.

Lien court:

Partager ceci avec vos amis.
De: De:
Destinataires: Destinataires:

Source: Gmail · Yahoo! · Hotmail · AOL

Message personnel: Message personnel:

Les adresses ne sont pas partagées.

Nous vous invitons à partager votre opinion avec le Parti libéral. Vos commentaires ne seront pas affichés sur le site web.
De: De:

Les adresses ne sont pas partagées.

Les libéraux lancent l’opération déploiROUGE; une consultation à l’échelle nationale auprès des Canadiens »

22 Mai 2012

OTTAWA— Au cours des prochains jours, les députés et les sénateurs libéraux s’échapperont de la [...]

Regardez les vidéos de l’AGA 2012 du PLC (Ontario) »

23 Mai 2012

Il y a deux semaines, les membres du Parti libéral du Canada (Ontario) se sont [...]

Les conservateurs ne doivent pas intervenir dans la grève du CP »

23 Mai 2012

DOMINION (N.-É.)— Le porte‑parole libéral en matière de ressources humaines et développement des compétences et [...]

Article connexe
Discours de Michael Ignatieff au dîner du chef