
Le texte prononcé fait foi
Victoria, Colombie-Britannique
Merci et bonsoir.
Mes amis, c’est merveilleux de revenir à Vancouver.
Zsuzsanna est avec moi ce soir.
Victoria
est un endroit bien spécial pour nous deux, car deux membres de notre
famille viennent d’ici : nos deux chatons siamois, Mimi et Eric, sont
nés dans un foyer à Victoria.
Lorsque Mimi est arrivée à notre
foyer, de l’autre bout du pays, elle a eu la gentillesse d’accompagner
Keith Martin sur le vol.
Merci Keith !
Keith est un homme bien et nous devons nous assurer qu’il reviendra à la Chambre avec une forte majorité.
Aujourd’hui nous avons rencontré des libéraux remarquables à l’île de Vancouver.
Zsuzsanna et moi remarquons que partout où nous allons, les gens ont de plus en plus le sens de ce qui est possible.
On peut s’en rendre compte d’un bout à l’autre du pays, et on le sent à Victoria.
Toute l’île du Sud sera rouge libéral après les prochaines élections.
Nous allons donner un gouvernement libéral au Canada.
Un
gouvernement qui traitera Victoria comme la ville de classe mondiale
qu’elle est devenue, qui comprendra qu’il s’agit d’une petite ville qui
a des problèmes de grande ville.
Une ville qui doit composer
avec des problèmes liés au sans-abrisme, à la toxicomanie et à la
délinquance. Mais où le logement abordable et les transports publics
présentent des opportunités.
Les Canadiens veulent un
gouvernement qui fasse des problèmes des grandes villes des priorités
nationales—un gouvernement fédéral qui traite les municipalités comme
des partenaires égales.
Les Canadiens sont prêts à ce genre de gouvernement.
Un gouvernement qui sache collaborer, qui soit compétent, créatif et compréhensif.
Voici le genre de gouvernement que seuls les libéraux peuvent former.
Nous allons offrir aux Canadiens une nouvelle façon de faire la politique.
Une façon de faire la politique qui remplacera le mépris et la manipulation par la civilité et par un objectif commun.
Qui unifiera notre pays, plutôt que de le diviser.
Nous pouvons faire mieux.
Il sème la division, je suis un rassembleur.
Ensemble,
nous pouvons unir les Canadiens, plutôt que de les diviser. Nous
pouvons faire appel à ce qu’il y a de meilleur chez les Canadiens,
plutôt qu’au pire.
Nous pouvons faire mieux et nous le ferons.
Ça commence ici. Ça commence avec les personnes ici dans cette salle et avec notre parti.
Les Canadiens ne nous confieront pas les commandes du pays tant qu’ils nous ne feront pas confiance en tant que parti.
Ils ne nous feront pas confiance en tant que parti tant qu’ils ne verront pas que sommes unis. Car nous le sommes.
Ils ne nous feront pas confiance à moins de voir que nous pouvons gérer notre propre parti correctement.
Nous avons fait beaucoup de chemin.
Il y a six mois, notre parti n’avait pas un sou.
Aujourd’hui,
nos dettes ont été remboursées. Nous amassons des fonds rapidement et
nous rattrapons le retard que nous avions sur les conservateurs.
Nous avons doublé le nombre de nos adhérents.
Il
y a six mois, nous ne pouvions pas distribuer un seul document dans les
circonscriptions ciblées non libérales. Aujourd’hui, nous en
distribuons 2 millions par mois.
Nous avons :
Un nouveau site Web.
Un nouveau système de gestion des données.
Un nouveau logo.
Et pourquoi ?
Parce que les Canadiens croient de nouveau en nous.
Parce que nous croyons de nouveau en nous.
Il y a six semaines, à Vancouver, notre parti a adopté le système « un membre, un vote » pondéré.
Enfin, nous sommes au XXIe siècle !
Nous
ouvrons nos portes aux jeunes, aux nouveaux membres et aux nouvelles
idées. Aux personnes les plus brillantes et les plus compétentes, qui
viennent travailler pour nous, pour notre parti.
Après six mois consacrés au renouveau du parti, nous sommes plus vigoureux et plus unis que jamais.
À la Chambre des communes nous avons fait le travail d’une opposition digne de ce nom.
À
la Chambre des Communes on a fait le travail d’une opposition digne de
ce nom. On a vote pour un budget, mais on a demandé des comptes au
gouvernement. Il n’y a aucun gouvernement du G 8 qui doit présenter un
rapport au parlement pour survivre. C’est grâce à nous. Le prochain
rapport du gouvernement est pour la fin du mois de septembre, et le
bilan devra être meilleur que la dernière fois.
Le Premier ministre prétend qu’il est un bon gestionnaire.
Mais
quel genre de gestionnaire hérite d’un excédent budgétaire de 12
milliards de dollars et le transforme en un déficit de plus de 50
milliards de dollars ?
Quel genre de gestionnaire permet deux
fermetures de réacteur nucléaire en 3 ans, privant ainsi des patients
d’un bout à l’autre du pays de l’accès aux examens nécessaires pour
dépister les maladies cardiaques et le cancer ?
Tu parles d’un gestionnaire.
Les Canadiens méritent mieux que cela.
Le pays traverse une période difficile.
Ici
en Colombie-Britannique, le taux de chômage est presque de 8 %. Le mois
dernier, 23 000 emplois à temps plein ont été supprimés.
Le nombre de Britanno-Colombiens inscrits à l’assurance-emploi a augmenté de 82 % depuis octobre dernier.
À Victoria et sur l’île, le tourisme, la technologie et la foresterie sont durement touchés.
Il
ne s’agit pas seulement d’une récession. C’est une restructuration qui
nous amène tous à nous demander de quoi le Canada va vivre quand nous
sortirons de cette crise.
Il s’agit d’une restructuration qui
remet en question l’idée que nous avons de notre pays : que les
possibilités sont là pour tous les Canadiens prêts à travailler dur et
à respecter les règles.
Pour un chef, il n’y a pas de mission
plus importante que de rétablir ce sens canadien des perspectives, de
l’espoir et du possible.
Dieu merci, les jeunes de cette ville ont confiance en leur propre avenir.
La semaine dernière, la plus récente promotion d’élèves du secondaire a quitté les écoles de Victoria.
À l’école Parkland Secondary, Brittany Davison-Teague et Phillip Van de Ruyt ont prononcé le discours d’adieu.
«
Cette génération a la chance de terminer ses études secondaires à une
époque d’avancées technologiques, une époque où « google » est dans le
dictionnaire », ont-ils dit à leurs camarades de classe.
«
Nous avons un tout nouveau choix de carrières devant nous. Nous pouvons
choisir une profession en biotechnologie, en affaires électroniques, en
marketing électronique, en conception de jeux sur ordinateur ou en
nanotechnologies ».
C’est la bonne attitude.
Notre tâche en tant que libéraux est de faire en sorte que notre pays soit à la hauteur de leurs espoirs.
Nos enfants méritent un gouvernement qui réponde à leur besoin de réussir.
Un gouvernement qui transforme cette crise en possibilités.
La
possibilité de créer une société du savoir où tous les Canadiens, de
l’âge préscolaire jusqu’à la retraite, puissent avoir la formation dont
ils ont besoin pour vivre pleinement.
Une société du savoir de
laquelle on peut dire, selon tous les critères internationaux, qu’elle
a la population la plus instruite au monde.
Des
investissements dans nos collèges et nos universités, comme
l’université de Victoria et le collège Camosun, qui forment la main
d’oeuvre de demain.
Des investissements dans nos chercheurs,
notamment les océanographes que j’ai rencontrés il y a quelques mois
lorsque j’ai visité le programme Venus et Neptune à l’université de
Victoria, et dont le travail constituera le fondement d’une économie
verte, non seulement au Canada mais partout ailleurs dans le monde.
Des
investissements dans les technologies émergentes, pour exploiter le
potentiel des cours d’eau, des marées, des vents et des carburants. Des
investissements dans l’ingéniosité de notre population, pour que nous
devenions la super puissance verte du monde entier.
Mais au
moment où nous devrions consacrer plus de fonds aux sciences et à la
recherche, le gouvernement a privé nos principaux conseils
subventionnaires de 148 millions de dollars prévus pour la recherche
scientifique.
C’est l’inverse qu’il faut faire.
Les conservateurs ne regardent pas vers l’avenir, car ils ne s’occupent que de leur survie.
C’est
pour cela qu’ils ont tourné le dos à l’économie du savoir, aux
possibilités offertes par la nouvelle économie et aux emplois de
demain.
C’est pour cela que le gouvernement n’a rien fait pour
anticiper le grand défi social de la prochaine décennie : le coût
préoccupant du vieillissement de notre population.
Notre population vieillit.
Nous avons la responsabilité de nous occuper des personnes qui ont travaillé toute leur vie pour bâtir notre pays.
Nous
avons la responsabilité de veiller à ce que leurs retraites soient
protégées et sûres, même durant les périodes difficiles.
Nous,
les libéraux, pouvons être fiers du fait que le gouvernement de Paul
Martin a remis le Régime de pensions du Canada sur des bases solides,
et à une époque où l’économie était bonne.
Maintenant, nous
devons relever un défi encore plus difficile, celui de veiller à ce que
les retraites demeurent convenables en des temps difficiles.
Les conservateurs ne le font pas. Nous le ferons.
Nous réformerons l’assurance-emploi.
Nous créerons des services d’éducation préscolaire et de garde d’enfants.
Nous miserons sur l’éducation.
Nous offrirons aux Canadiens retraités la sécurité du revenu.
Bien
sûr, ce sera difficile. Bien sûr, nous ne pouvons pas faire tout cela
en même temps. Bien sûr, nous allons devoir sortir de l’impasse dans
laquelle les conservateurs nous ont menés.
Mais nous pouvons le faire.
Nous sommes un parti sérieux.
Nous avons été là dans le passé quand les Canadiens ont eu besoin de nous.
Nous serons là pour eux cette fois-ci aussi.
Les Canadiens sont compétents, courageux, solidaires et créatifs.
Maintenant, plus que jamais—
—au moment où nous sommes appelés à choisir notre l’avenir de notre pays—
—au moment où des possibilités incroyables mais aussi de grands défis nationaux se présentent à nous—
—nous avons droit à un gouvernement qui soit tout aussi compétent, courageux, solidaire et créatif que nous.
Et
si les conservateurs ne peuvent pas nous donner ce genre de leadership,
s’ils ne veulent pas relever les défis qui nous attendent en toute
franchise, s’ils ne veulent pas unir notre pays autour d’un projet
mobilisateur pour un meilleur avenir, nous le ferons.
Merci beaucoup !



