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Économie

Discours à la Chambre de Commerce de Mississauga

Publié le 11 Mai 2010
ignatieff3

Le texte prononcé fait foi.

Mississauga, Ontario

Merci.

Saluons ensemble Sheldon Leiba et l’équipe de la Chambre de commerce.

Je suis content de revenir à Mississauga.

Aujourd’hui, je tiens à vous parler de choix — des choix que le Parti libéral est en train de faire et de celui auquel les Canadiens seront confrontés lors de la prochaine élection.

Ces choix trouvent leur origine et leur aboutissement dans les familles du Canada. Ils commencent en soirée, après que les enfants sont allés se coucher, lorsque papa et maman doivent trouver un moyen de régler les factures.

Voilà comment mon parti perçoit l’économie canadienne — comme la perçoivent les familles du pays.

Dans l’ensemble du Canada, 300 000 personnes qui ont perdu leur emploi durant cette récession cherchent encore du travail.

Ici à Mississauga, le taux de chômage a été plus élevé que la moyenne nationale et la moyenne ontarienne – il dépassait 9,5 % à la fin de l’année dernière.

Nous avons vu des mises à pied chez GSK et AstraZeneca, chez Hitachi, SKD Automotive et ailleurs.

Dans une ville qui a été un modèle de réussite pendant des décennies, le coup est difficile à encaisser.

Dans toutes les collectivités, nos familles doivent composer avec l’augmentation des frais d’emprunt — sur les versements hypothécaires et les cartes de crédit. Les taux d’intérêt ont déjà commencé à monter.

Selon un nouveau rapport publié hier, 375 000 débiteurs hypothécaires peinent déjà à régler leurs versements actuels — et ce nombre frôlera le demi-million si les taux finissent par atteindre 5,25 %.

La dette moyenne par ménage des familles canadiennes s’élève à 96 000 $. Le ratio dette/revenu est le plus élevé des 11 dernières années, soit 145 %.

Pensez-y. Une famille canadienne moyenne doit actuellement presque 1,50 $ pour chaque dollar de revenu disponible.

Les conservateurs ne voient pas les choses de la même manière que les familles canadiennes. Pendant qu’ils crient victoire et proclament la fin de la récession, des millions de parents luttent encore contre le ralentissement économique autour de leur table de cuisine.

Cette récession a fait de Stephen Harper un tout nouvel homme — un adepte régénéré de la gestion économique libérale.

Oui, le Canada est aujourd’hui en meilleure posture que les États-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres pays. Mais c’est grâce aux mesures prises par les gouvernements libéraux durant les années 90 — des mesures auxquelles Stephen Harper s’était lui-même opposé à l’époque.

Il s’était opposé à la réglementation des activités bancaires.

Il s’était opposé à la réduction de la dette.

Il s’était opposé à la prudence budgétaire du gouvernement.

Rappelez-vous que ce même Stephen Harper, dans un texte qu’il avait publié dans le National Post en 2002, avait reproché au gouvernement de Jean Chrétien de « ne pas avoir su adapter la réglementation bancaire aux besoins et aux défis d’un secteur financier de moins en moins national et de plus en plus international ».

Il se trompait. Dieu merci, il n’était pas Premier ministre à l’époque ! Notre situation ressemblerait beaucoup à celle des États-Unis d’aujourd’hui ou encore à celle de la Grande-Bretagne.

Aussi, lorsque Stephen Harper parcourt le monde en vantant l’économie canadienne, c’est en fait le bilan économique libéral qu’il vante de la sorte.

Et que dire de son bilan à lui ?

Il a promis de ne pas imposer les fiducies de revenu… qu’il a imposées par la suite.

Il a promis de ne pas créer de déficit… avant de créer le plus important déficit de l’histoire canadienne.

Il a promis de ne pas hausser les impôts… pour ensuite augmenter de 13 milliards de dollars les prélèvements sur les salaires.

Il a promis de diriger un gouvernement de taille réduite mais, en quatre ans, il a augmenté les dépenses fédérales de 25 %. Il nous a placés en situation de déficit avant même la récession.

À coup de dépenses, il s’est éloigné de la politique de prudence — en flambant la réserve pour les temps difficiles — qui avait caractérisé la gestion budgétaire libérale pendant une décennie.

Aussi, lorsque les nuages de pluie sont apparus, nous n’étions pas préparés — et Stephen Harper non plus.

Au cours de la dernière campagne électorale, il a affirmé qu’il n’y aurait pas de récession. Plus tard, il a déclaré qu’il n’y aurait pas de déficit. Maintenant, il veut ajouter plus de 150 milliards de dollars à la dette nationale d’ici 2015.

Un gouvernement libéral ne se soustraira jamais à sa responsabilité budgétaire. Nous laisserons ce pays en meilleure posture qu’au moment où nous assumerons le pouvoir. Nous l’avons déjà fait et nous le ferons encore.

Nous aiderons nos familles à affronter les défis d’aujourd’hui pendant que nous nous préparons à résister aux pressions de demain.

Voilà ce dont nous avons discuté à la conférence de Montréal cette année. Nous avons réuni plusieurs leaders canadiens, autant des penseurs que des gens d’action, et avons fait participer plus de 25 000 personnes — au moyen d’Internet et de 70 rencontres tenues d’un océan à l’autre — des gens de tous les horizons et de toutes les régions du pays.

Nous avons discuté de notre défi démographique — celui du vieillissement de notre population et d’une croissance moindre de notre productivité qui est actuellement moins forte d’un tiers que la productivité des États-Unis.

En 2020, près d’un Canadien sur cinq sera âgé. Les provinces et les territoires dépenseront entre 50 et 70 pour cent de leurs revenus en soins de santé.

Il y a des failles dans notre système de sécurité sociale, et ces failles s’élargissent. Nous sommes déjà dans une crise des retraites. Notre système de soins de santé subit de lourdes contraintes.

De plus en plus de ménages s’efforcent, comme ils peuvent, de prendre soin de parents âgés. De plus en plus de gens quittent la population active.

D’ici 2017, lorsque le Canada célébrera son 150e anniversaire, près d’un million de nos gens seront incapables de trouver un emploi parce qu’ils ne posséderont pas les compétences dont ils ont besoin. En même temps, il y aura 750 000 postes non pourvus, faute de travailleurs qualifiés. Des emplois sans travailleurs. Des travailleurs sans emploi.

À Montréal, le message qu’on nous a communiqué était le suivant : réveillez-vous. Tout cela est en train de se produire, c’est à portée de vue. Vous devrez vous y préparer parce que cela ne fera que gagner en intensité d’ici 2017.

Stephen Harper ne veut discuter d’aucune de ces questions. Il a choisi de vivre dans une sorte d’éternel temps présent où les gros titres du lendemain sont ce qui compte vraiment, et non pas les emplois à créer pour vos enfants.

La principale mesure économique qu’il propose consiste à accorder des réductions d’impôt additionnelles de 6 milliards de dollars aux entreprises rentables — et ce, chaque année.

Il s’agit là d’un choix téméraire.

Nous n’avons pas les moyens d’accorder d’autres réductions d’impôt aux entreprises quand nous accusons un déficit de 56 milliards de dollars.

Il est impossible d’ignorer le prix de l’imprudence. Combien de fois avons-nous vu des situations empirer du jour au lendemain dans tel ou tel pays du monde ?

Actuellement, nous sommes témoins d’une crise des dettes souveraines qui traverse l’Europe et qui menace de s’étendre. La Grèce vit une crise généralisée. Le Royaume-Uni est fortement endetté, tout comme l’Espagne et le Portugal. Pour sa part, le marché américain sort à peine d’une période critique — et ne parlons pas de notre propre économie.

En Allemagne, le gouvernement Merkel vient tout juste de mettre en veilleuse son projet de réduction de l’impôt des entreprises en raison des conditions financières qui sévissent chez les Allemands et dans le monde. Le gouvernement Harper devrait en faire autant.

Un gouvernement libéral fera un choix différent : nous gèlerons le taux d’imposition des entreprises jusqu’à ce que nous ayons équilibré le budget.

Et nous l’équilibrerons certainement.

Nous fixerons un objectif clair et réaliste, soit celui de ramener le déficit à 1 % du PIB dans les deux années qui suivront notre arrivée au pouvoir et de le réduire ensuite chaque année jusqu’à ce qu’on ait retrouvé l’équilibre budgétaire.

Voilà le choix d’un gouvernement responsable.

Alors que nous préparons notre programme électoral, la question que pose mon parti n’est pas de savoir ce que nous pourrions faire si nous avions du temps et des ressources sans limites, mais plutôt ce que nous devons faire immédiatement pour alléger les pressions subies par les familles canadiennes et nous donner les moyens de réussir sur le plan économique.

À la fin de la conférence de Montréal, nous avons établi trois grandes priorités pour un gouvernement libéral : l’apprentissage, les soins et le leadership du Canada dans le monde.

En premier lieu, parlons d’apprentissage.

Nous croyons que le moyen idéal qui s’offre à notre gouvernement pour aider les entreprises et assurer notre prospérité économique est d’investir dans nos gens — de constituer la main-d’œuvre la plus instruite et la plus qualifiée du monde.

Nous avons besoin d’obtenir la pleine participation au travail de notre population. Il nous faut mettre en valeur le talent et l’application de tous les citoyens du pays. Non seulement pour le bien de nos travailleurs, mais pour le bien de notre économie dans son ensemble.

Nous nous efforcerons d’offrir une chance égale à chaque enfant et un choix équitable à chaque parent en investissant dans la création de services abordables d’apprentissage préscolaire et de garde d’enfants dans toutes les régions du Canada.

Nous commencerons à corriger une vieille injustice qui condamne les jeunes Autochtones à l’inégalité dans l’apprentissage en réduisant l’écart qui les défavorise en matière de soutien financier aux études.

Nous aiderons les familles à épargner pour l’éducation de leurs enfants et nous dirons aux jeunes qui n’ont jamais pensé pouvoir étudier au collège ou à l’université qu’ils pourront y aller s’ils obtiennent de bons résultats scolaires.

Nous récompenserons les entreprises qui investissent dans la formation professionnelle de leurs employés.

Et, comme un néo-Canadien sur quatre a une connaissance insuffisante de l’anglais ou du français, nous aiderons tous ces immigrants à obtenir la formation linguistique dont ils ont besoin.

Pourquoi ? Parce que toute personne qui porte un nom comme le mien doit avoir la conviction que le Canada est une vraie terre d’avenir pour quiconque y arrive de l’étranger.

Enfin, nous lutterons contre l’analphabétisme chez les adultes puisque quatre adultes canadiens sur dix n’atteignent pas le niveau 3 d’alphabétisation qui est nécessaire pour l’obtention d’un emploi convenable. Sachez que, selon le Conference Board, on note actuellement un recul du taux d’alphabétisation chez les adultes.

Un gouvernement libéral annulera les coupures que Stephen Harper a infligées aux programmes d’alphabétisation, et ce dès que nous serons élus.

Ce sont là des objectifs ambitieux qui font partie d’une stratégie pancanadienne sur l’apprentissage.

Mais permettez-moi d’être clair : rien de tout ça ne demande de gros programmes fédéraux qui dédoublent le travail des autres. Nous travaillerons avec les provinces et les territoires, avec les familles et les étudiants pour y arriver.

Je le répète, il ne s’agit pas là de choses que nous pourrions faire, mais de choses que nous devons faire. Nous ne pourrons suivre le rythme des superpuissances économiques — comme la Chine et l’Inde — si nous nous laissons distancer dans les domaines du savoir, de l’innovation et de la productivité.

Par ailleurs, nous ne pouvons nous occuper de productivité sans laisser une place à la solidarité. Nous ne pouvons être compétitifs sans être solidaires.

Voilà pourquoi les soins constituent notre deuxième priorité.

Nous aiderons les familles canadiennes à porter le fardeau des soins, en ces temps où de plus en plus de familles sont écrasées d’un côté par les soins à donner à leurs enfants en bas âge et, de l’autre, par ceux à prodiguer à leurs parents qui vieillissent.

Un gouvernement libéral rendra la tâche plus facile à ceux et à celles qui s’occupent d’un proche à la maison.

Quatre-vingt pour cent des aidants naturels à la maison sont des membres de la famille qui ne reçoivent aucun soutien financier. Bon nombre d’entre eux sont forcés de quitter le marché du travail, ce qui entraîne des coûts non seulement pour eux-mêmes, mais également pour notre économie.

Pendant ce temps, nos hôpitaux et maisons de soins infirmiers assument des coûts plus élevés et comptent moins de lits. De nombreuses familles veulent prendre soin de leurs proches à la maison — et elles le feraient si seulement elles en avaient les moyens.

Voilà une formule qui ne ferait que des gagnants. En soutenant les aidants naturels familiaux, on réduirait les coûts assumés par notre système de soins de santé.

Nous réagirons aussi à la crise des retraites au pays.

Un tiers des Canadiens n’épargnent pas suffisamment en vue de la retraite pour maintenir leur niveau de vie. Un autre tiers de nos gens n’ont rien économisé pour la retraite, au delà de ce qu’ils recevront du gouvernement.

Ces problèmes ne feront qu’empirer à mesure que notre population vieillira.

Nous avons proposé la création d’un Régime supplémentaire de pensions du Canada et d’une nouvelle agence chargée des fonds de retraite orphelins ainsi que des modifications à la Loi sur la faillite et l’insolvabilité visant à protéger les retraités touchant des prestations d’invalidité de longue durée.

Voilà des changements que nous pouvons appliquer dès maintenant et qui allégeront en partie les pressions subies par les familles canadiennes. Voilà ce qu’il convient de faire. Voilà ce qu’il y a d’intelligent à faire. Et nous le ferons.

Le leadership canadien constitue notre troisième priorité.

Sous la gouverne de Stephen Harper, nous sommes devenus un grand pays qui se pense petit.

Nous l’avons vu avec le plan pour la santé maternelle qu’il a présenté à la réunion du G8. Un plan qu’il a fait dérailler lui-même en imposant son idéologie. Et cela nous a isolés par rapport à nos alliés.

Pire, cela brise un consensus de 25 ans au Canada sur les droits des femmes en matière de reproduction.

Nous l’avons constaté dans son approche du commerce. Il a snobé la Chine pendant quatre ans et a essuyé des rebuffades lorsqu’il est enfin allé dans ce pays.

Nous n’avons pas réussi à accroître de façon notable notre part du marché d’importation chinois depuis 2006 et nous nous retrouvons maintenant loin derrière des pays comme le Brésil, l’Allemagne et l’Australie. La même situation prévaut dans nos rapports avec l’Inde.

Dans les pays dont la croissance propulse l’économie mondiale, le Canada s’est fait distancer.

Nous pouvons renverser cette tendance. Nous pouvons restaurer le leadership canadien. Mais il nous faudra devenir la société la plus ouverte, la plus curieuse, la plus internationale de la planète.

Près de deux millions de Canadiens travaillent à l’étranger à un moment ou à un autre. Des étudiants canadiens fréquentent des établissements d’enseignement de tous les continents — et nous ne devons pas en envoyer moins à l’étranger, mais plus encore. Il nous faut plus de Canadiens qui sillonnent le monde, et non pas moins. Plus de liens commerciaux et touristiques, et non pas moins.

Quarante pour cent des habitants de Mississauga ont une langue maternelle autre que l’anglais. Plus de 30 % parlent au moins deux langues.

Il s’agit là d’un atout remarquable pour le Canada. L’amitié et les affinités au delà de nos frontières constituent l’étalon-or la nouvelle économie mondiale.

Mes adversaires me critiquent parce que j’ai travaillé en dehors du pays. À leurs dires, cette expérience m’a rendu moins Canadien. Pourtant, je vous le confie, je suis fier de ce que j’ai accompli.

Je souhaite qu’un plus grand nombre de jeunes Canadiens aillent jauger leur talent en se mesurant à ce que le monde a de meilleur à offrir. Je veux qu’un plus grand nombre de nos compatriotes s’enrichissent au contact du monde et reviennent à la maison avec une fierté renouvelée d’être des Canadiens.

Travaillons avec les écoles, les collèges et les universités pour qu’une formation internationale soit intégrée dans l’apprentissage de tous nos jeunes Canadiens. Voilà un objectif digne de notre grand pays.

On ne trouve aucun domaine où l’absence de leadership canadien a été plus complète qu’en matière d’énergie et d’environnement.

Nous sommes le premier fournisseur d’énergie des États-Unis et, pourtant, les conservateurs n’ont encore formulé aucune politique cohérente sur la façon de gérer ces relations.

Certaines provinces négocient leurs propres ententes en vue d’accéder aux marchés américains — et qui pourrait les en blâmer ? Aucun leadership n’a été offert par le gouvernement fédéral. Aucun.

Des solutions fragmentaires donneront des résultats fragmentaires.

Nous pouvons tirer profit de notre position pour élaborer un partenariat stratégique avec les États-Unis — mais il nous faudrait établir une approche canadienne cohérente.

Au sommet de l’ONU sur les changements climatiques, qui s’est tenu à Copenhague en décembre dernier, nos provinces disaient une chose, les ONG en disaient une autre et le gouvernement fédéral, lui, restait muet.

Nous ne sommes pas obligés de parler d’une seule voix, mais nous devons tous dire la même chose.

Nous devons travailler ensemble pour combiner les bons investissements publics et privés dans les domaines de l’énergie propre, de l’énergie renouvelable et de l’efficacité énergétique.

Un gouvernement libéral créera une nouvelle génération d’emplois en énergie propre en procédant à des investissements novateurs dans ce type d’énergie.

Nous lancerons des mesures incitatives qui aideront les familles canadiennes à réduire leur facture d’énergie en rationalisant leur consommation d’énergie.

Et nous mettrons en œuvre un système de quotas et d’échange de droits d’émission assorti d’objectifs absolus pour réduire la pollution et restaurer le leadership canadien dans la lutte contre les changements climatiques.

Les conservateurs proposent d’attendre que Washington conçoive son propre plan. Nous croyons plutôt qu’on ne peut pas attendre. Nous avons besoin d’agir maintenant. Ainsi, nous pourrons prendre la tête du peloton.

Notre objectif est de mettre sur pied l’économie la plus rationnelle de la planète pour ce qui est de l’utilisation de l’énergie. C’est à ce niveau que se situe l’avantage de productivité et c’est là que nous devons agir.

Voilà les choix que nous avons faits. L’apprentissage. Les soins. Le leadership canadien. Telles sont les priorités que nous présenterons au peuple canadien.

Lors de la prochaine élection, un choix clair vous sera proposé.

D’une part, un gouvernement conservateur qui offre des réductions d’impôt additionnelles aux entreprises alors que nous n’en avons pas les moyens.

D’autre part, une alternative libérale qui prévoit le gel de l’impôt des entreprises, la réduction du déficit et des investissements ciblés dans notre avenir — en apprentissage, en soins et en leadership.

Dans les semaines et les mois à venir, nous nous efforcerons de mériter votre confiance. Nous défendrons l’idée du changement.

Dans les semaines et les mois qui viennent, nous plaiderons en faveur d’un Canada où chaque enfant se voit offrir une chance égale, et chaque famille, une main secourable. Un Canada qui prêche par l’exemple.

Le Canada que nous imaginons lorsque nous sommes à notre meilleur — un pays solidaire dans sa prospérité, uni dans son leadership.

C’est ce que nous célébrerons en 2017, année des 150 ans de notre fédération, lorsque nous nous lèverons ensemble comme un grand peuple partageant un grand pays, convaincus que le moment nous appartient. L’heure du Canada est arrivée.

Et, tous ensemble, together, nous inspirerons le monde.

Merci.

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