
Le texte prononcé fait foi
St. John’s, Terre Neuve et Labrador
Merci Bruce (Templeton).
Il n’y a pas si longtemps, Bruce présentait Bill Clinton à la Chambre de commerce. Aujourd’hui, c’est moi qu’il présente.
Pas très encourageant comme évolution, Bruce.
Merci à Bruce et à Nancy (Healy) ainsi qu’au reste de l’équipe.
Yvonne Jones est parmi nous aujourd’hui, ainsi que deux membres de notre caucus de Terre-Neuve : Judy Foote et Siobhan Coady.
Je sais que Siobhan est bien connue de la Chambre de commerce. Merci de nous l’avoir prêtée ; nous ne vous la rendrons pas.
Terre-Neuve-et-Labrador s’inscrit dans ma volonté politique depuis le jour où j’ai emménagé dans mon nouveau bureau. Au sens propre : c’est en effet Rick Mercer qui a porté mon matelas.
Et depuis ce jour-là, je compte sur Siobhan et Judy ainsi que sur le reste de l’équipe pour que cette province soit au centre de nos préoccupations. Et ils ont fait un excellent travail à ce sujet.
J’aimerais vous faire part des idées de notre parti pour l’avenir du Canada.
Le monde a changé —
Les combustibles fossiles coûtent cher.
Le carbone a un prix.
Le capital intellectuel et la propriété intellectuelle sont les moteurs de notre économie.
Et la Chine et l’Inde sont des marchés de l’avenir, pas seulement les États-Unis.
Les Canadiens sont prêts à affronter cette nouvelle donne. Il suffit de voir le secteur des technologies océaniques ici, à Terre-Neuve-et-Labrador.
Des compagnies comme PanGeo et Marport font de l’imagerie acoustique et fabriquent des Sonar. ICAN exporte des systèmes de navigation à la fine pointe de la technologie.
Les Terre-Neuviens et Labradoriens tracent la route, en innovant pour l’avenir. Vous avez un excellent dirigeant en la personne du premier ministre Williams, mais vous avez besoin d’un gouvernement fédéral qui soit, lui aussi, à vos côtés.
Un gouvernement qui prépare l’avenir, au lieu de simplement manigancer pour se faire réélire.
Un gouvernement aussi compatissant, créatif, compétent et courageux que la population canadienne.
Les Canadiens ne méritent rien de moins.
Au lieu de cela, nous avons Stephen Harper. Il ne croit pas du tout aux vertus du gouvernement.
Il est certes assoiffé de pouvoir. Avec lui, tout est politique.
Stephen Harper ne croit pas au pouvoir constructif du gouvernement, celui d’offrir des perspectives et de donner de l’ambition à tous les Canadiens.
Il n’y croit pas. Les libéraux, eux, y croient.
Voilà quatre ans qu’il est à la tête du pays, et vous savez ce qu’il laissera de son passage au pouvoir ? Ce dont les gens se souviendront ?
De ses attaques par publicités interposées.
Dans la région atlantique, vous comprenez cela mieux que quiconque.
Stephen Harper s’en est pris à cette province dans le dernier budget. Il a dépêché à Halifax un de ses députés, qui a traité les chômeurs de tous les noms et s’est moqué des sans-abri.
Les Terre-Neuviens ont dit « non » à la politique de mépris de Stephen Harper. Et personne dans le Canada atlantique ne risque d’oublier ses propos sur la « culture défaitiste » de la région.
Il s’est complètement fourvoyé en tenant de tels propos.
Stephen Harper a passé quatre ans au pouvoir, aveuglé par ses propres stratagèmes. Il n’a aucun projet d’avenir constructif au-delà du téléjournal de 18 h.
J’en veux pour exemple l’économie.
Nous connaissons la pire récession qui soit depuis des décennies. Il nous fallait un plan d’action économique qui soit créateur d’emplois, qui aide les familles en proie à des difficultés, et qui amorce l’édification d’un avenir prospère.
Tout ce que les conservateurs ont proposé, c’est un plan de réélection, avec de grosses pancartes bleues et de gros chèques.
Le déficit est passé de zéro à 32 milliards de dollars, puis à 50 milliards, puis à 56 milliards : Stephen Harper dépense plus que n’importe quel autre gouvernement canadien ne l’a jamais fait.
Et pour quel résultat ?
Où sont les investissements qui créeront des emplois pour nos enfants ?
Qu’a vraiment fait Harper avec l’argent de nos enfants ?
Avec Stephen Harper, vous obtenez la moitié du leadership pour le double du prix. Les chèques abondent, mais il n’y a rien de concret au bout du compte.
Les autres pays préparent l’avenir. Ils investissent aujourd’hui pour créer les emplois de demain. Ils investissent pour développer le savoir et le savoir-faire de leurs citoyens.
Les autres pays ne sont pas attentistes. Stephen Harper l’est.
Hier, j’ai présenté la stratégie libérale dont l’objectif est de réduire les émissions de carbone, de protéger notre environnement et de créer des milliers d’emplois bien rémunérés dans le secteur des énergies propres.
C’est maintenant que nous devons agir. Nous sommes déjà à la traîne.
Aux États-Unis, le président Obama consacre six fois plus d’argent par habitant aux énergies propres et à la recherche que les conservateurs.
Le Canada a moins investi dans les énergies renouvelables, par habitant, que l’État de l’Alaska.
Donc, quand il est question d’énergie propre, Stephen Harper n’est pas simplement devancé par Barack Obama. Il l’est aussi par Sarah Palin.
Selon M. Harper, les Canadiens doivent choisir entre le progrès économique et la protection de l’environnement. Les libéraux croient, au contraire, qu’en investissant aujourd’hui dans les technologies vertes et les énergies renouvelables, nous forgerons l’économie de demain.
Il y a un autre secteur dans lequel nous devrions être une figure de proue : l’économie numérique.
En 1997, nous étions le premier pays au monde à brancher toutes nos écoles à Internet.
Nous occupons désormais la vingt-huitième place sur les 30 grandes économies au niveau de la rapidité et du coût d’Internet à large bande. Ving-huitième.
Seuls le Mexique et la Pologne font moins bien que nous.
Nous devons connecter toutes les collectivités rurales, isolées et nordiques du pays afin de créer des possibilités dans chaque région.
Si Stephen Harper ne veut pas le faire, nous, nous le ferons.
Nous avons connu quatre années de politique au rabais, avec un gouvernement qui n’en a que le nom. Et cela n’est pas anodin.
Que de possibilités manquées. Que de temps perdu. Et un écart qui se creuse de plus en plus entre les quelques nantis et le reste d’entre nous.
Parce que ce pays regorge d’histoires que Stephen Harper préfère taire.
St. John’s a mieux résisté à la récession que la plupart des autres endroits.
La situation est certes tout autre dans les hameaux isolés et les petites villes, de fières communautés qui se démènent pour éviter l’exode de leurs jeunes.
Les pêcheurs de homards de l’Île-du-Prince-Édouard et du nord du Nouveau-Brunswick n’ont pas été logés à meilleure enseigne.
On peut en dire autant des travailleurs forestiers du Nouveau-Brunswick, du Québec, et du nord de l’Ontario.
Et des travailleurs du secteur manufacturier dans tout le sud de l’Ontario. Windsor, Chatham, St. Catharine’s.
Des Canadiens pleins d‘ardeur au travail qui n’avaient jamais connu le chômage ne savent pas s’ils retravailleront un jour, ni s’ils auront jamais droit à la retraite, ni s’ils pourront payer les études collégiales ou universitaires de leurs enfants et leur donner les chances qu’ils n’ont, eux, pas eues.
Ces Canadiens sont importants aux yeux des libéraux. Ils sont importants à mes yeux.
La semaine dernière, j’étais à Richmond, en Colombie-Britannique. Je me suis entretenu avec des personnes âgées qui ne peuvent même pas payer leur loyer. Nous pensions que la pauvreté chez les personnes âgées avait disparu dans les années 1990. Cette récession l’a ramenée.
Nous ne devons pas laisser une année difficile nous affaiblir, ni nous diviser davantage, ni faire de nous un peuple mesquin.
Notre pays doit vibrer au rythme de la compassion, pour que nous puissions progresser en toute confiance.
Et nous avons besoin d’un gouvernement tourné vers l’avenir qui nous montre l’exemple.
Nous, les libéraux, nous croyons à un gouvernement édificateur, et notre bilan est là pour le prouver : le régime d’assurance-maladie, le Régime de pensions du Canada, la Charte canadienne des droits et libertés, le bilinguisme et le multiculturalisme officiels, et les meilleures finances publiques au monde.
Ensemble, nous avons bâti le pays que nous aimons. Et nous ne laisserons pas Harper le détruire.
Les gens nous demandent ce que nous aurions fait de différent.
Nous aurions commencé par l’éducation : nous aurions donné à chaque enfant la même chance.
Peu importe qui vous êtes, l’endroit où vous vivez, ou ce que vous avez, vos enfants en bas âge devraient avoir accès à une éducation préscolaire et à des services de garderie de calibre mondial.
Nous investirons dans nos universités et nos collèges — pas seulement pour les étudiants, mais aussi pour les chercheurs et les innovateurs dont les idées alimenteront la prochaine génération de notre économie.
Et nous nous doterons d’une société du savoir qui exploitera le talent de chaque Canadien, autochtone ou non autochtone, dans les régions rurales comme dans les régions urbaines, à l’Est et à l’Ouest, tous horizons confondus, et dans chaque région du pays.
Nous le ferons en relevant le niveau d’études des Autochtones.
En investissant dans les services à large bande dans les zones rurales, dans la couverture des réseaux des téléphones cellulaires, et dans la connectivité.
Dans la formation linguistique des nouveaux Canadiens.
Dans le perfectionnement de notre population active.
Et nous ferons le plus important investissement de l’histoire de notre pays dans les emplois du secteur des énergies propres.
C’est ainsi que nous rebâtirons notre économie, afin de pouvoir renforcer les programmes sociaux qui nous rassemblent en tant que pays — les retraites et les soins de santé sur lesquels nous comptons, pour nous comme pour nos enfants.
C’est ainsi que nous rebâtirons le Canada que nous voulons — le Canada que nous méritons.
L’année 2009 est une année importante pour Terre-Neuve-et-Labrador. Il y a 60 ans de cela, vous avez choisi le Canada.
À l’époque, lorsque Joey Smallwood militait en faveur de la Confédération, il parlait « du vaste golfe qui sépare ce que nous avons et ce que nous sommes de ce que nous aspirons à avoir et à être ».
Le défi de Smallwood est devenu celui de tout un pays.
Nous nous demandons encore comment nous pouvons devenir le grand pays que nous aspirons à être.
Combler l’écart, entre ce que nous sommes aujourd’hui et ce que nous voulons devenir, ne sera pas chose facile. Il faudra travailler fort et faire preuve d’ambition et de leadership.
Voilà le leadership que les libéraux peuvent offrir.
Avoir du leadership, c’est voir grand.
C’est redonner au Canada de l’ambition.
L’année 2017 marque le 150e anniversaire de notre fédération. Nous devons nous poser la question suivante : Quel pays serons-nous ? Quel pays pouvons-nous être ?
En mars prochain, à Montréal, le Parti libéral va rassembler de grands esprits du pays et se poser la question suivante :
Quel est le Canada que nous voulons en 2017 ? Et que devons-nous faire aujourd’hui et demain pour y arriver ?
La rencontre de Montréal n’est pas une fin en soi. Je vais sillonner le pays en janvier et être à l’écoute des Canadiens, qui vont me dire à quoi ressemble leur Canada.
Parce que des millions d’entre nous veulent un gouvernement qui voit grand, qui ose rêver et travailler avec les Canadiens afin de préparer un grand avenir pour nos enfants.
Un gouvernement qui a l’intention de faire du Canada la société dont les membres ont la meilleure santé, la société la mieux éduquée, la plus écologique, la plus internationale au monde.
Ce sont des objectifs dignes d’un grand peuple.
Et ces objectifs, nous pouvons les atteindre. Nous l’avons fait par le passé. Et, ensemble, nous le ferons de nouveau.
Merci de m’avoir accordé votre attention.



