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Affaires étrangère

Discours à la Chambre de commerce d’Edmonton

Publié le 27 février 2009

Edmonton, Alberta

Merci, Joanne (Beaton), pour cette aimable présentation.

Je suis ravi d’être de nouveau dans la ville des champions.

En 1872, mon arrière-arrière-grand-père, le révérend George Grant, s’est joint à son ami de longue date, Sir Sandford Fleming, pour traverser le Canada et d’arpenter une voie où passerait le chemin de fer transcontinental.

Une fois arrivé à Edmonton, mon arrière-arrière-grand-père a écrit ceci :

En regardant objectivement tous les faits, en admettant toutes les difficultés – et quel pays n’a pas ses difficultés ? – il est impossible de ne pas conclure que le nord-ouest de notre pays est grand et fertile […] Des millions de personnes peuvent y vivre. C’est une bonne terre, riche en fourrure, en poisson, en ressources forestières, agricoles et minières, sillonnée de cours d’eau navigables et de nombreux ruisseaux qui s’entrelacent, embellie par des milliers de lacs, et où se côtoient hautes terres, collines boisées et hautes crêtes […] L’air y est pur, sec et frais toute l’année.

Il fit de ces observations un livre intitulé « Ocean to Ocean », qui a donné à de nombreux Canadiens un premier aperçu de la future province de l’Alberta.

Dix-sept ans plus tard, en 1889, 33 habitants d’Edmonton ont créé cette Chambre de commerce.

Depuis, la Chambre de commerce a vécu beaucoup de choses, y compris l’acquisition du premier hippodrome d’Edmonton, mais il y a trois faits en particulier que je voudrais citer.

Premièrement, la Chambre de commerce d’Edmonton a été la première au monde à s’ouvrir aux femmes.

Je suppose que cela n’est pas surprenant dans la ville d’Emily Murphy et de Nellie McClung, et dans la province des Célèbres Cinq.

Et comme Anne McLellan et les sénateurs Joyce Fairbairn, Tommy Banks, Claudette Tardif et Grant Mitchell voudraient que je le mentionne, Nellie McClung était une libérale.

Deuxièmement, au plus fort de la Crise de 1929, lorsque d’autres gens d’affaires ailleurs dans le monde demandaient des baisses d’impôts, la Chambre de commerce d’Edmonton, elle, défendait fermement les travaux publics, y compris la construction des autoroutes de Jasper et de Yellowhead.

Troisièmement, je voudrais citer la réponse de la Chambre de commerce d’Edmonton à l’énoncé économique bancal et raté du Premier ministre en novembre dernier.

Selon vos propres mots, la mise à jour du Premier ministre :

A un caractère politicien et […] est faible […] la Chambre de commerce se demande s’il est raisonnable d’entretenir les angoisses politiques [...] Nous sommes préoccupés par le fait que cette mise à jour économique pourrait nourrir de faux espoir.

Vous avez tapé dans le mille.

Le Premier ministre s’est trompé sur toute la ligne.

Il a dit qu’il n’y aurait pas de récession.

Ensuite, il a dit que s’il devait y en avoir une, elle aurait déjà eu lieu.

Il a dit aux Canadiens que l’économie était dynamique et il a prétendu qu’on ne pouvait faire confiance qu’à lui pour qu’elle le reste.

Le Premier ministre a induit les Canadiens en erreur.

Il a refusé de voir la réalité dont tout le monde, y compris les membres de votre Chambre de commerce, s’était rendu compte.

Il a été le dernier des dirigeants du G-8 à réagir.

Il a refusé de protéger notre économie ou de prendre des mesures pour alléger les conséquences de la récession.

Il a dépensé le surplus budgétaire de façon irresponsable et a laissé le pays sans marge de sécurité, et avec une marge de manœuvre limitée.

Il a ensuite disparu pendant deux mois, le temps de se préparer.

M. Harper a dit qu’il n’y aurait pas de nouvelle aide pour l’économie, même si la situation s’aggrave, alors que le ministre des Finances, lui, a dit tout le contraire. Cela m’inquiète.

C’était un peu fort, cette semaine, d’entendre le Premier ministre dire à la télévision américaine qu’il ne voyait pas la fin de la récession, alors qu’il n’a pas vu venir le début de la récession.

Ce n’est pas le genre de leadership que veulent les Canadiens lors d’une crise économique comme on n’en voit que très rarement..

C’est pour cela que nous gardons le gouvernement Harper sous surveillance.
Si le Premier ministre ne sait pas offrir l’aide dont les Canadiens ont un besoin urgent, le Parti libéral du Canada, lui, sera prêt à offrir aux Canadiens – à tous les Canadiens – un gouvernement intelligent, solidaire des citoyens et vraiment national.

Je sais que nous avons beaucoup de chemin à faire ici, dans l’Ouest.

Dans le passé, notre parti a succombé à la tentation de s’opposer à l’Ouest, à l’Alberta, à la filière pétrolière.

Je comprends à quel point il sera difficile de regagner la confiance des Canadiens de l’Ouest.

Mais je suis prêt à relever ce défi, et je vais vous dire pourquoi.

C’est ici, dans l’Ouest, que le destin de notre économie nationale va se jouer.

Je veux que notre parti soit au cœur de cette aventure.

Je veux que l’Alberta aussi soit au cœur de l’action.

Mais cela ne dépend pas seulement de moi. Cela dépend de ce que les habitants de cette province veulent faire.

L’Alberta a tant à offrir :

• des universités de calibre mondial,
• des pionniers de la recherche,
• des pôles d’excellence qui attirent les talents de partout dans le monde,
• une véritable voie d’accès au Nord.

La ville d’Edmonton abrite l’aéroport qui prend le plus d’expansion au pays, et qui aspire à se développer davantage par le biais de « Port Alberta ». Edmonton abrite aussi quelques-uns des meilleurs établissements de recherche sur le traitement des maladies cardiaques et sur les nanotechnologies au monde.

Bon, je sais que les habitants d’Edmonton sont connus pour leur modestie, mais permettez-moi de citer quelques faits fascinants :

Non seulement Edmonton est la grande ville la plus au nord du pays, elle est aussi la grande ville la plus au nord du continent américain.

La grande région d’Edmonton compte plus d’habitants que le Nunavut, les Territoires du Nord-Ouest, le Yukon et l’Alaska réunis.

Et cette population est beaucoup plus diverse que celle de toute autre ville nordique.

Votre ville compte des habitants de 200 origines ethniques différentes.

Près de 200 000 d’entre eux y ont immigré.

Plus de 50 000 autochtones vivent ici.

Ces chiffres dressent le portrait d’une ville remarquable.

Une ville qui n’a pas toujours la reconnaissance qu’elle mérite.

Il y a dans votre ville un dynamisme incomparable.

L’Alberta peut mener notre pays.

Votre province peut être une force qui favorise l’unité, qui éclaire la voie du retour de la prospérité au Canada en se donnant pour priorité la recherche, la santé et l’éducation, tout en se trouvant des partenaires dans les autres provinces.

Mais pour cela, l’Alberta doit accepter de relever ce défi et y être prête.

Et, évidemment, l’énergie occupe une place très importante en Alberta.

Je tiens à répéter ici ce que j’ai dit dans tout le pays dans les deux langues officielles.

Il y a une vérité toute simple au sujet des sables bitumineux, une vérité que tous les Canadiens ne connaissent pas encore.

Les sables bitumineux sont essentiels à la prospérité future du Canada.

Notre pays abrite moins de 0,5 % de la population mondiale.

Et pourtant, nous possédons 15 % des réserves pétrolières confirmées au monde.

Et 97 % de ces réserves se trouvent dans les sables bitumineux de l’Alberta.

Ces réserves se trouvent dans une province d’un pays démocratique stable qui respecte le secteur privé. Aucun autre pays producteur de pétrole ne peut en dire autant.

C’est un avantage énorme pour l’Alberta. Et un avantage énorme pour le Canada.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de travail à faire. Il est possible d’appuyer l’extraction du pétrole des sables bitumineux et de faire en sorte que cette extraction soit plus écologique.

Même les sociétés concernées réclament qu’on assigne un prix au carbone.

Ces sociétés comprennent. Elles comprennent qu’elles laisseront quelque chose à nos enfants et que les répercussions de leurs projets sur l’environnement ne peuvent pas être ignorées.

Aucun pays au monde ne voudrait se priver d’un tel avantage, et certainement pas nous.

Anne McLellan a joué un rôle clé aux côtés de Ralph Klein et de nombreuses autres personnes pour encourager l’exploitation des sables bitumineux.

Aujourd’hui, les temps sont durs dans le secteur énergétique, et cela ne va pas s’arranger.

Il n’y a plus de crédit et des projets novateurs sont relégués aux oubliettes.

C’est une réalité cruelle : il faut du courage pour se rendre au travail sans savoir quand on sera mis à pied.

La récession cause des souffrances réelles aux ouvriers de plancher, aux conducteurs de derricks, aux expatriés et à leur famille.

Les géologues, les travailleurs temporaires, les camionneurs et les ouvirers d’entretien sont tous inquiets pour leurs proches, leurs voisins et leurs collègues. Ils craignent de ne pas avoir les moyens de payer l’éducation de leurs enfants ni même de mettre du pain sur la table.

Les emplois dans l’industrie pétrolière sont pénibles physiquement et exigeants intellectuellement.

Plus des deux tiers de ces emplois exigent un diplôme d’enseignement supérieur.

Les secteurs pétroliers et gaziers ont été essentiels pour assurer un meilleur avenir à un nombre croissant de jeunes Autochtones.

Lorsque l’industrie pétrolière est en difficulté, l’Alberta aussi.

Et quand l’Alberta est en difficulté, le Canada aussi.

Mais, comme l’a dit le premier premier ministre de l’Alberta, Alexander Rutherford :

L’Alberta ne compte pas de pessimistes dans sa population, car les pessimistes n’ont pas d’avenir dans cette province.

Et oui, je le sais, Anne, Rutherford était également un libéral.

Même lorsque nous cherchons à créer des emplois aujourd’hui, nous devons penser à créer les emplois de demain.

Nous devons être des chefs de file et saisir les nombreuses occasions qui se présentent en matière d’économie verte et viable.

Le Canada doit se transformer en superpuissance de l’énergie verte. Il doit devenir un chef de file dans la conservation énergétique, les énergies de remplacement et les mesures visant la construction écologique de logements et de bureaux.

Nous devons exploiter les sables bitumineux de façon viable, sur le plan humain, environnemental et économique, des collectivités prospères et un secteur vert prospère.

Je ne veux pas évoquer les politiques provinciales, sauf pour dire que tous les partis provinciaux en Alberta sont décidés à prendre des mesures en faveur de la conservation énergétique, du rendement énergétique, des sources d’énergie alternatives et des technologies modernes.

Ils veulent que l’énergie produite en Alberta soit propre.

Le Premier ministre devrait ouvrir les yeux.

Son budget ne prévoit aucun plan pour rendre notre économie verte et viable.

Le budget a en réalité réduit le financement accordé à la science et à la recherche, une mesure qui est tout à fait contreproductive pour une économie verte.

Les Canadiens doivent travailler ensemble à lever les obstacles qui existent à l’intérieur du Canada afin d’arriver à une réussite sur le plan de l’environnement et de la croissance économique.

Nous ne pourrons jamais bâtir le corridor énergétique Est-Ouest, ni assurer la mobilité de la main d’œuvre, ni assainir notre air et notre eau, sans parler d’assurer l’égalité des chances pour tous nos enfants, à moins de rechercher le consensus et l’harmonie au niveau national.

Nous avons besoin d’un leadership rassembleur, d’un leadership qui agisse en partenariat avec les provinces.

Et nous devons être tout aussi constructifs vis-à-vis des États-Unis.

Le gouvernement de Président Obama donne au Canada la possibilité d’adopter une démarche complémentaire d’exploitation durable du gaz naturel, du pétrole et de l’hydroélectricité.

Nous devrions nous mettre immédiatement au travail pour mettre au point un système d’échange de droits d’émission et pour définir des objectifs de réduction des émissions pour les industriels.

Notre partenariat pour l’environnement devrait s’étendre au Grand Nord, en collaboration avec les autres pays circumpolaires :

• pour protéger la région des effets du réchauffement planétaire,
• pour apaiser les conflits entourant l’exploitation des ressources naturelles,
• et pour améliorer les conditions de vie des peuples autochtones.

C’est l’esprit d’initiative du Canada en faveur du Nord qui contribuera à faire d’Edmonton l’une des plus grandes villes nordiques, la « plaque tournante du nouveau Nord ».

Je sais que c’est là un objectif essentiel de votre Chambre de commerce et de tous les habitants de la région.

Les lendemains qui s’annoncent ne seront pas faciles. Ni ici, à Edmonton, ni ailleurs au pays.

Mais surmonter des problèmes monumentaux ensemble est gravé dans notre ADN.

Le gouvernement fédéral doit faire tout son possible pour atténuer la gravité et la durée de la récession et pour maximiser les avantages potentiels après la récession.

Les libéraux ont montré qu’ils savent faire passer l’intérêt public avant leurs intérêts politiques. Tous les élus dans chaque circonscription du Canada ont cette responsabilité.

Dans le secteur de l’énergie, dans le Nord, à Edmonton, en Alberta et au Canada, les possibilités sont quasi infinies, sans comparaison avec celles d’autres régions du monde.

Pour que le Canada reprenne son essor, nous devons être à la fois réalistes pour l’année qui vient et optimistes pour l’avenir.

Et nous devons être fermement résolus à faire de ce grand pays un endroit encore meilleur pour tous les Canadiens.

Je vous remercie.

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