Skip to main content

Liberal

Recherche sur liberal.ca

Communiqués

Discours du chef Libéral Bob Rae aux délégués du Congrès extraordinaire

Publié le 18 Juin 2011
brae_1

18 juin, 2011
Le texte prononcé fait foi

J’ai l’honneur de m’adresser à vous en tant que chef intérimaire du Parti libéral.

Ce Congrès extraordinaire du parti a été convoqué afin d’étudier deux amendements proposés – le premier est de reporter à janvier 2012 le congrès biennal durant lequel seront étudiés des enjeux constitutionnels et politiques; le deuxième est de retarder le scrutin pour l’élection d’un chef au plus tard à la fin février 2013, à une date qui sera fixée par le Conseil national en consultation avec le Caucus et le Conseil des présidents.

Ces décisions sont prises comme il se doit – par une délégation complète du parti qui se réunit à un congrès.

On dit que la victoire a mille pères, mais que la défaite est orpheline.  Selon moi, nous devons continuer à nous pencher sur ce qui s’est passé, ce qui a fonctionné, ce qui n’a pas fonctionné, les leçons qu’on peut en tirer, et ce, sans chercher à attribuer le blâme.  Puis, nous devons prendre ces leçons et aller de l’avant, avec bonne humeur et bonne grâce.

Je tiens à dire que Michael Ignatieff est un ami et mérite notre reconnaissance pour son dévouement à la cause, tout comme Zsuzsana et son équipe. Il n’y a aucune honte à lutter et à perdre quand on se bat pour ce qui nous tient à cœur.

Nous voyons le Parti libéral comme un mouvement dont est imprégnée la réalité canadienne et qui affirme la valeur de la diversité et de la liberté, d’un gouvernement qui respecte le peuple et un engagement ferme envers une prospérité qui est à la fois durable et équitable sur le plan social. Nous voulons que notre pays fasse office de chef de file avec les mêmes valeurs à l’étranger que celles qui nous tiennent tant à cœur au pays.

Nous luttons pour assurer la prospérité de tous les Canadiens et toutes les Canadiennes et pour leur garantir la justice sociale, ainsi qu’une société et une économie durables.

Nous luttons pour un Canada qui offre une place à chacun. Au Québec, nous avons vu récemment que le paysage politique peu changer en un clin d’œil. Je veux que le Parti libéral soit là quand ce paysage changera à nouveau, comme voix pour une province qui est autonome dans ses juridictions et qui est au sein de la fédération.

Nous sommes en présence d’un gouvernement conservateur qui va surestimer sa majorité tant attendue et un parti d’opposition NPD qui va surestimer son nouveau statut.  Bien que notre défaite électorale soit devant nous et demandant une analyse, il n’y a aucun temps à perdre à désespérer.  Nous devons nous attaqué à la tâche devant nous : rebâtir.

Rebâtir ne veut pas simplement dire de faire ce que nous faisons habituellement entre deux élections. Quelque chose d’inhabituel s’est produit le 2 mai; nous sommes aujourd’hui à un endroit différent et, cette fois-ci, nous devons faire les choses différemment.

De nombreux commentateurs ont indiqué que l’objectif de Stephen Harper est de détruire le Parti libéral. Je n’en doute pas. Les conseillers principaux de Jack Layton ont dit la même chose. Et, notre réponse demeure la même : la reconstruction.  Pas seulement pour la prochaine élection, mais pour celle après et pour les décennies à venir.

C’est un défi de taille avec beaucoup à accomplir sur plusieurs fronts.

À l’échelle parlementaire, la bonne nouvelle est que nous formons un caucus talentueux et efficace. Je suis fier de la façon dont le caucus s’est tenu les coudes au cours des dernières semaines et nous a aidés à voir ce qui nous entoure afin de pouvoir affronter notre opposition au nom des Canadiens. Nous serons une opposition vigoureuse à M. Harper, une opposition qui ne se livre pas à la flatterie, mais qui proposera de réelles solutions de rechange aux politiques idéologiques mal conçues. Nous devons continuer nos efforts dans cette direction dans la reconstruction.

Au niveau de la structure du Parti libéral, nous devons nous pencher sur plusieurs tâches. Encore une fois, je suis fier de constater comment les membres de notre équipe travaillent ensemble pour partager le fardeau. Le Caucus et les structures du parti devront travailler plus étroitement que jamais afin d’élaborer des propositions précises pour rebâtir, de la collecte de fonds à l’organisation politique et à l’élaboration des politiques.

Nous devons revoir notre façon de faire afin de vivre selon nos moyens et nous ajuster aux nouvelles circonstances restreintes. Cela veut dire que nous devons équilibrer nos priorités en matière de dépenses alors que nous augmentons notre capacité à amasser plus de fonds. Il s’agit là d’un élément important de la reconstruction.

La reconstruction signifie aussi de chercher à améliorer les relations entre l’organisme national, les APT, les commissions et les circonscriptions – tant orphelines que celles qui ont un député libéral.

La reconstruction signifie trouver des façons de devenir un meilleur engin de combat, qui ne fait pas que survivre, mais qui prend des forces même quand on manque de pouvoir, et qui revient à la charge avec les techniques les meilleures et les plus modernes pour gagner la confiance et l’appui des Canadiens. Je suis fier de voir comment nous collaborons pour atteindre cet objectif.

La reconstruction ne signifie pas que nous pouvons arrêter une fois que nous avons construit un engin qui permettrait de mener à nouveau la campagne 2011. Il faut plutôt continuer à grandir et à construire un engin qui sera prêt à combattre dans la prochaine élection, et dans la suivante, et ainsi de suite. Il faut épouser notre monde numérique changeant et les nouvelles technologies qui nous aideront à y parvenir. Comme l’a dit un jour Walter Gretzky « Un bon joueur de hockey joue là où se trouve la rondelle. Un excellent joueur de hockey joue là où sera la rondelle. » Comme libéraux, nous devons suivre l’exemple des excellents joueurs de hockey.

Pour rebâtir, il faut comprendre que le jeu au sol est tout aussi important que le jeu de passes. Nous devons être prêts à nous mesurer aux autres parties en matière de publicité et de médias nationaux, mais nous devons également avoir un plan complet pour donner aux circonscriptions les outils dont ils ont besoin pour gagner sur le terrain. Ces deux aspects doivent se soutenir mutuellement et doivent avoir un accès égal à notre temps et à nos ressources.

Rebâtir signifie également renouveler ce que nous offrons aux Canadiens dans cette nouvelle ère. Il y a de nouveaux défis, de nouveaux courants de pensées et de nouvelles approches dans notre pays que nous devons concilier à nos valeurs intemporelles. Nous pouvons tirer profit ces nombreuses idées en écoutant les membres de notre parti. Nombre de nouveaux membres peuvent aussi se joindre à nous en nous proposant leurs idées. Nous devons être réceptifs à tout ça. Nous devons tenir une discussion générale des plus inclusives sur ce que les libéraux du Canada peuvent offrir dans un monde qui évolue rapidement. Ça aussi, ça fait partie du processus pour reconstruction.

Aucune de ces tâches n’est facile et chacune exigera temps et engagement. Nous devons prendre le temps de faire les bons choix et de réaliser ces améliorations importantes sur les plans de la collecte de fonds, de l’organisation et de l’élaboration de politiques.

Je profite de l’occasion non seulement pour m’adresser aux quelque 3 000 bons libéraux qui se sont joints à ce congrès spécial, mais aussi pour demander à tous les libéraux qui n’ont pu participer à cet appel, ainsi qu’à tous les Canadiens à l’esprit pratique et progressiste, de participer à ce grand processus passionnant que nous appelons la reconstruction. Je vous invite à mettre à profit vos idées, votre énergie et vos réseaux pour nous aider à atteindre nos objectifs. Nous travaillons sur des moyens de vous inclure dans nos efforts. Nous ne sommes pas un club exclusif. Nous cherchons à tisser des liens avec vous. Joignez-vous à nous et aidez-nous à rebâtir ce mouvement.

Chers délégués, tout commence ici avec vous aujourd’hui. Nous avons besoin de temps pour accomplir ses tâches essentielles, et j’espère pouvoir compter sur votre appui pour le faire. Nous disposons d’un certain temps, étant donné que la prochaine élection est à 1 583 jours, soit en octobre 2015.

Cela ne veut pas dire qu’on peut se permettre de repousser les décisions difficiles, mais cela signifie que nous devons prendre une approche systématique, une approche qui permettra d’établir une fondation solide sur laquelle construire l’avenir du parti. Je vous souhaite un bon congrès et j’envisage avec plaisir l’occasion de travailler avec chacun d’entre vous dans les jours à venir.

Partager ceci avec vos amis.

Lien court:

Partager ceci avec vos amis.
De: De:
Destinataires: Destinataires:

Source: Gmail · Yahoo! · Hotmail · AOL

Message personnel: Message personnel:

Les adresses ne sont pas partagées.

Nous vous invitons à partager votre opinion avec le Parti libéral. Vos commentaires ne seront pas affichés sur le site web.
De: De:

Les adresses ne sont pas partagées.

Les libéraux lancent l’opération déploiROUGE; une consultation à l’échelle nationale auprès des Canadiens »

22 Mai 2012

OTTAWA— Au cours des prochains jours, les députés et les sénateurs libéraux s’échapperont de la [...]

Regardez les vidéos de l’AGA 2012 du PLC (Ontario) »

23 Mai 2012

Il y a deux semaines, les membres du Parti libéral du Canada (Ontario) se sont [...]

Les conservateurs ne doivent pas intervenir dans la grève du CP »

23 Mai 2012

DOMINION (N.-É.)— Le porte‑parole libéral en matière de ressources humaines et développement des compétences et [...]

Article connexe
Discours du chef lbéral Bob Rae à la Chambre des communes concernant la législation pour le retour au travail des employés de Poste Canada