Le témoignage de la ministre de la Condition féminine, Rona Ambrose, au sujet des mesures prises par le gouvernement Harper en ce qui concerne les femmes canadiennes ainsi que leurs efforts visant à améliorer le sort des femmes dans les pays en voie de développement constitue une exagération de la pire espèce, a déclaré aujourd’hui la porte-parole libérale responsable de la Condition féminine, Anita Neville.
« Sa grossière déformation du bilan de son gouvernement au chapitre des femmes lors de son discours à la Commission sur la condition de la femme des Nations Unies hier ne leurre personne, a affirmé Mme Neville.
« La réalité est que Stephen Harper a non seulement ignoré les intérêts des femmes canadiennes, mais qu’il a systématiquement et délibérément fait des choix qui ont effectivement annulé au moins une décennie de progrès au chapitre de l’égalité des femmes. »
Mme Neville a de plus souligné que la ministre Ambrose s’est bien gardée de mentionner que l’initiative « de premier plan » sur la santé maternelle de Steven Harper avait refusé d’appuyer l’accès aux programmes de planification des naissances et aux services de santé génésique dans les pays en voie de développement, et que M. Harper avait couper le financement des ONG canadiens fournissant des services essentiels d’aide et de développement, y compris des groupes de femmes.
« Après cinq ans sous Harper, le Canada ne sort plus gagnant lorsqu’on le compare aux autres pays en matière d’égalité entre les sexes et de l’écart entre les sexes, a fait remarqué Mme Neville. À titre d’exemple, en 2004, le Canada se classait au septième rang selon l’indice d’inégalité entre les sexes établi par le Forum économique mondial. En 2009, il se classait au vingt-cinquième rang. C’est tout à fait déplorable. »
Mme Neville a réitéré cinq mesures précises que Stephen Harper a prises au cours des cinq dernières années et qui ont affaibli les droits des femmes et élargi l’écart en matière d’égalité entre les sexes :
- il a annulé les ententes sur l’apprentissage préscolaire et les garderies qui auraient rendu les garderies abordables et donné aux femmes plus de souplesse pour participer au marché du travail, alors que la ministre conservatrice responsable de l’éducation préscolaire et de la garde à l’enfance, Diane Finley, a déclaré que le Plan libéral d’apprentissage précoce et de soins à l’enfant « visait à forcer les parents à faire élever leurs enfants par d’autres », et que les aidants naturels devraient utiliser leurs vacances pour prendre soins d’êtres chers malades ou âgés;
- il s’en est pris aux droits des Canadiennes en transformant le droit fondamental des femmes à la parité salariale en avantage à gagner ou à perdre au cours de négociations d’ententes collectives;
- il a relégué à l’arrière-plan la question de la représentation équitable en diminuant le nombre de femmes nommées à une charge publique;
- il a rejeté l’appel unanime de la Chambre des communes à créer une Stratégie nationale de prévention de la violence faite aux femmes et continue de ne pas tenir compte des actes de violence que subissent régulièrement les femmes et les filles autochtones ; et
- il a fait pression sur 12 organisations qui appuyaient les droits humains des femmes parce qu’elles étaient en désaccord avec sa position idéologique, notamment le droit à la procréation et à la santé maternelle, et a supprimé tout le financement pour la recherche et la promotion.
« Les libéraux sont convaincus que le gouvernement fédéral du Canada doit diriger en montrant l’exemple par l’adoption de politiques et de programmes qui permettent à un plus grand nombre de femmes et de filles de participer à tous les aspects de la société. La ministre Ambrose a négligé de mentionner dans son discours qu’il s’agit d’une chose que les conservateurs ont délibérément refusé de faire », a conclu Mme Neville.



