
Des députés libéraux ont déclaré aujourd’hui que par sa réticence continue dans les discussions sur les changements climatiques à Copenhague le gouvernement Harper ne fait pas que porter atteinte à la réputation du Canada à l’étranger : il menace également la prospérité économique de notre pays alors que nous sommes toujours à la traîne de nos compétiteurs internationaux.
« Le ministre Prentice est en train de récolter ce qu’il a semé à Copenhague, mais l’économie du Canada n’en paie le prix à la longue », a déclaré le porte-parole libéral responsable de l’environnement et de l’énergie, David McGuinty.
« Les commentaires de M. McGuinty font suite à une journée de catastrophes sur le front des relations publiques pour le gouvernement Harper, notamment un canular impliquant un communiqué de presse sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre démenti à la hâte, une engueulade publique entre l’environnementaliste respecté Steven Guilbeault et l’attaché de presse de Stephen Harper, une séance de photos refusée par le secrétaire américain de l’Énergie et une liste grandissante de « prix du fossile du jour. »
« Pendant que le ministre Prentice couvre le Canada de ridicule à Copenhague, nos commerces et nos entreprises attendent toujours des directives claires ou une certitude de la part du gouvernement Harper avant d’investir dans les technologies reliées aux énergies propres, a dit le porte-parole libéral responsable de l’industrie, Marc Garneau. La prospérité du Canada est compromise pour l’avenir et continuera de mal se porter étant donné que nous nous classons derrière les autres grandes économies. »
D’après de récents rapports sur les investissements reliés à l’énergie propre, les États-Unis dépensent 14 fois plus par personne en faveur de l’énergie renouvelable que le Canada. Près de 2 millions d’emplois – quatre fois le nombre d’emplois dans l’industrie pétrolière – pourrait être créé aux États-Unis au cours des deux prochaines années grâce à des investissements pour des solutions écologiques, des réseaux de transport en commun rapides et de l’énergie verte.
Le Renewable Energy Investment Attractiveness Index classe les États-Unis, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, la France et même l’Inde et la Chine devant le Canada en ce qui concerne l’attrait de notre pays pour les investissements dans l’énergie renouvelable.
« Les États-Unis, l’Europe de l’Ouest, la Chine et l’Inde peuvent voir au-delà de l’ère des combustibles fossiles, et investissent dans l’énergie renouvelable pour ses avantages économique, a ajouté M. McGuinty. Le gouvernement Harper prétend défendre les intérêts économiques supérieurs du Canada. Toutefois, son inaction coûte à notre pays la chance de devenir leader des technologies propres. »
Le chef libéral Michael Ignatieff a proposé un investissement historique en faveur de l’énergie propre et de la création d’emplois verts assorti de l’objectif ambitieux de quadrupler la production canadienne d’énergie renouvelable telle que de l’énergie éolienne ou solaire d’ici 2017.
Les libéraux proposent des objectifs ambitieux de réduction de la pollution par le carbone comparables aux stratégies en vigueur dans les autres pays industrialisés et prévoient un système de quotas et d’échange de droits d’émission vérifiable et équitable pour toutes les régions, qui s’appliquerait à tous les secteurs de l’industrie et entraînerait une réduction réelle de la pollution afin de limiter le réchauffement planétaire à deux degrés Celsius.



