
Les libéraux demandent au gouvernement Harper d’honorer une motion adoptée aujourd’hui à la Chambre, lui demandant de fournir des détails précis sur le milliard de dollars gaspillé pour la sécurité des sommets du G8 et du G20.
« Aujourd’hui, le Parlement a tranché en adoptant notre motion d’opposition qui exige que ce gouvernement rende des comptes au sujet de la manière dont il a bâclé l’organisation des sommets du G8 et du G20, a dit Mark Holland, le porte-parole libéral responsable de la sécurité publique, qui a présenté la motion. C’est l’argent des Canadiens, et ils ont droit à des précisions. Nous espérons bien que les conservateurs respecteront la motion qui vient d’être adoptée par vote. »
Cette motion demande au gouvernement de fournir aux Canadiens la ventilation détaillée de la façon dont l’argent destiné à la sécurité est dépensé, et une explication du fait qu’on a laissé déraper le budget de la sécurité, qui est passé des 179 millions de dollars prévus au budget au milliard actuellement engagé.
« Quand Jean Chrétien, l’ancien Premier ministre, s’est rendu compte du coût de l’organisation du G8 à Ottawa, il l’a déplacé à Kananaskis, a déclaré M. Holland. Voilà ce que fait un Premier ministre responsable ; il n’attend pas la dernière minute et il ne refile pas aux contribuables une facture exorbitante. »
Les médias estiment maintenant que les coûts des sommets pourraient s’élever à 1,2 milliard de dollars. La vérificatrice générale a déjà dit qu’elle mènerait son propre examen sur le dépassement des coûts.
« Les Canadiens sont, à juste titre, fiers que leur pays organise ces sommets des dirigeants du monde, mais ils sont scandalisés de voir que les calculs politiques ont pris le pas sur les préoccupations pratiques, et que cela se solde par les 72 heures les plus chères de l’histoire, a conclu M. Holland. Pire encore, les conservateurs ont tout aussi mal géré l’ordre du jour du sommet : les changements climatiques sont désormais en marge du sommet, l’initiative de santé maternelle sème la division et exclut les droits en matière de reproduction, et aucune proposition solide sur la réglementation bancaire n’a été faite. »



