Les libéraux ont condamné la résolution adoptée en fin de semaine dernière par la branche ontarienne du Syndicat canadien de la fonction publique, qui appelle au boycott des universitaires israéliens.
Le porte-parole libéral chargé de la justice, Dominic LeBlanc, a dit que les appels au boycott ou au désinvestissement qui ciblent Israël et visent son isolation et son exclusion sont inacceptables.
« La résolution adoptée par le SCFP est répréhensible parce qu’elle isole des universitaires et encourage la discrimination envers eux uniquement à cause de leur nationalité, a dit M. LeBlanc. Cela dépasse le cadre de la critique raisonnée. Il s’agit d’une diabolisation des Juifs israéliens qui n’a absolument pas sa place dans la vie publique au Canada. »
« Je suis profondément déçu par les dirigeants du SCFP de l’Ontario, qui ont consacré du temps et de l’énergie à empêcher l’échange d’idées et d’opinions, alors que cela devrait être au cœur de la vie universitaire et publique canadienne, a ajouté M. LeBlanc.
M. LeBlanc a évoqué un phénomène troublant dans les universités, au Canada et ailleurs. Trop souvent, des étudiants juifs se sentent intimidés, ou sont physiquement menacés, parce qu’ils ont des opinions personnelles favorables à Israël.
« Notre attachement à la tolérance et à l’ouverture dans les universités du Canada doit être absolu, a ajouté M. LeBlanc. Les déclarations bornées, comme la résolution signée la fin de semaine dernière par le SCFP, contribuent à la détérioration du climat de sécurité auquel a droit tout étudiant. »
Le député libéral a également souligné la richesse des échanges entre les universités canadiennes et israéliennes, qui sont mutuellement bénéfiques pour les deux pays.
« Il est insensé et dangereux de miner les relations entre les établissements d’enseignement supérieurs canadiens et israéliens en attisant la polémique », a-t-il poursuivi.
M. LeBlanc a dit qu’il espérait que les membres du Syndicat canadien de la fonction publique suivraient l’exemple de son président national, Paul Moist, qui a refusé d’appuyer la résolution adoptée par son antenne ontarienne.
« Le Parti libéral du Canada condamne sans équivoque la résolution du Syndicat canadien de la fonction publique en Ontario pour son intolérance et son étroitesse d’esprit. J’espère que les membres de ce syndicat, partout au pays, et tous les Canadiens en feront autant », a conclu M. LeBlanc.



