Les députés libéraux ont tenu aujourd’hui une conférence de presse afin de mettre en lumière la façon dont le gouvernement conservateur de Stephen Harper a passé les cinq dernières années à faire marche arrière sur la question de l’égalité des femmes au Canada.
« La situation des Canadiennes est pire qu’elle ne l’était après cinq ans sous Stephen Harper, a affirmé Anita Neville, porte-parole libérale responsable de la Condition féminine. Sur les garderies, les soins familiaux, les femmes en politiques, la parité salariale et la violence faite aux femmes, le gouvernement de M. Harper a annulé les progrès des femmes. »
« Les Canadiennes méritent mieux qu’un gouvernement qui s’est activement employé à porter atteinte à la condition des femmes au Canada, a déclaré Lise Zarac, présidente du Caucus libéral des femmes. Les conservateurs ont ignoré la demande pour des politiques et des programmes qui feraient croître l’égalité des femmes. »
Mme Neville, Mme Zarac et le député libéral Ken Dryden ont mis le doigt sur cinq mesures précises que Stephen Harper a prises au cours des cinq dernières années et qui ont affaibli les droits des femmes et élargi l’écart en matière d’égalité entre les sexes :
- il a annulé les ententes sur l’éducation préscolaire et les garderies qui auraient rendu les garderies abordables et donné aux femmes plus de souplesse pour intégrer la population active ;
- il s’en est pris aux droits des Canadiennes en transformant le droit fondamental des femmes à la parité salariale en avantage à gagner ou à perdre au cours de négociations d’ententes collectives ;
- il a relégué à l’arrière-plan la question de la représentation équitable en diminuant le nombre de femmes nommées à une charge publique ;
- il a rejeté l’appel unanime de la Chambre des communes à créer une Stratégie nationale de prévention de la violence faite aux femmes et continue de ne pas tenir compte des actes de violence que subissent régulièrement les femmes et les filles autochtones ; et
- il a fait pression sur 12 organisations qui appuyaient les droits humains des femmes parce qu’elles étaient en désaccord avec sa position idéologique, notamment le droit à la procréation et à la santé maternelle, et a supprimé tout le financement pour la recherche et la promotion.
« En 2011, les femmes ont moins de choix qu’elles en avaient il y a cinq ans, quand la première décision gouvernementale de Stephen Harper a été d’annuler les ententes sur les garderies avec les provinces, a souligné M. Dryden. Son bilan se résume à moins d’accès aux garderies, moins de parité salariale, moins de représentation politique, moins de sécurité par rapport à la violence familiale et moins de voix pour dénoncer ces enjeux. »
Le Parti libéral du Canada croit que la force de la société canadienne repose sur la pleine participation des femmes à notre économie, à notre gouvernement et à tous les processus décisionnels du pays – et a élaboré des politiques pour promouvoir cet objectif :
- le Plan libéral pour les soins familiaux afin de permettre les aidants naturels à financer les coûts correspondant à prodiguer des soins à domicile pour un être cher en convalescence ou âgé;
- un engagement à investir dans l’apprentissage de la petite enfance et les garderies dans le cadre d’une stratégie nationale de l’apprentissage;
- s’engager à ce qu’il y ait au moins 33 % de femmes candidates aux prochaines élections;
- s’assurer que l’on traite la parité salariale comme un droit humain non négociable enchâssé dans la Charte canadienne des droits et des libertés;
- la nécessité de mener une enquête publique à la suite de la réponse donnée par le système judiciaire en ce qui a trait aux centaines de femmes et les filles autochtones tuées ou disparues, et aux causes fondamentales de la violence à l’encontre des femmes autochtones.
« Les libéraux sont convaincus que le gouvernement fédéral du Canada doit diriger en montrant l’exemple par l’adoption de politiques et de programmes qui permettent à un plus grand nombre de femmes et de filles de participer à tous les aspects de la société – ce que les conservateurs ont délibérément refusé de faire », a conclu Mme Neville.



