À la suite du brusque changement d’avis de la ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, en matière de santé maternelle alors qu’elle se trouvait en Afrique, le Parti libéral incite le gouvernement à confirmer que l’annonce faite par la ministre traduit en fait la nouvelle politique du Parti conservateur.
« Au cours de la dernière année, Stephen Harper a refusé d’inclure la gamme complète de services de planification familiale et de santé génésique dans l’initiative canadienne sur la santé des mères et des enfants qui fut proposée au G8 et au G20, malgré la forte dissidence qu’a suscitée sa décision au Canada et sur la scène internationale », a déclaré la porte-parole libérale responsable de la condition féminine, Anita Neville.
« J’espère sincèrement que la ministre s’est exprimée de bonne foi mais il nous faut savoir si elle parlait au nom du gouvernement conservateur et si les promesses qu’elle a formulées en Afrique ne seront pas brisées par après au Canada. Nous exhortons Stephen Harper à donner suite à l’annonce de la ministre Oda suivant laquelle le financement de 1,1 milliard de dollars promis par le Canada en santé des mères et des enfants comprendra des fonds qui seront affectés à la planification familiale et aux services de santé génésique », a renchéri Mme Neville.
Bien que les libéraux considèrent l’annonce de la ministre Oda comme un heureux changement de cap, ils croient que, dès le départ, Stephen Harper aurait dû écouter les conseils des professionnels de la santé, des travailleurs humanitaires ainsi que du peuple canadien et financer la santé maternelle comme elle devait l’être.
« Apparemment, il était devenu impossible pour la ministre de s’en tenir plus longtemps à l’idéologie conservatrice en matière de planification familiale lorsqu’elle se trouva devant des Africaines en chair et en os qui ont si manifestement besoin d’une telle aide, a ajouté Mme Neville. Voilà ce qui arrive quand le point de vue et l’idéologie des conservateurs se heurtent à la réalité des gens dans le besoin. »
« Il faut s’attendre à pareille situation quand nous sommes gouvernés par un premier ministre isolé qui ne se permet pas de prendre contact avec le monde extérieur et de constater comment ses politiques inflexibles affectent réellement la vie des gens », a conclu Mme Neville.



