
OAKVILLE – L’absence du Premier ministre Stephen Harper à une réunion spéciale des leaders mondiaux aux Nations Unies au profit d’une visite guidée d’une usine de beignets met en évidence le fait que sous les conservateurs, la voix du Canada à l’étranger est bien faible, en particulier au sujet de la lutte globale contre les changements climatiques.
« J’aime mon grand café comme tout le monde, a dit David McGuinty, le porte-parole libéral responsable de l’énergie et l’environnement. Mais examiner la nouvelle technologie du beignet pendant que les leaders mondiaux se rassemblent pour discuter des changements climatiques, c’est un peu comme Néron qui jouait de la lyre pendant que Rome brûlait. »
Les leaders mondiaux, notamment Barack Obama et Gordon Brown, parlent devant les Nations Unies aujourd’hui avant de se rendre à la réunion du G-20, mais Stephen Harper a laissé passer l’occasion de représenter le Canada, et a décidé plutôt de visiter un centre d’innovation Tim Horton.
« Il n’y a que quelques semaines, Stephen Harper a critiqué les Nations Unies lors d’une réunion secrète, montrant ainsi la différence marquée entre lui et des leaders comme Pearson, Trudeau et Mulroney, qui savaient tous que les valeurs canadiennes pouvaient contribuer à rendre le monde meilleur et qui ont tiré parti de leurs postes de dirigeants pour le faire », a continué M. McGuinty.
L’absence de Stephen Harper est déplorable à un moment où le monde condamne le bilan du Canada en matière de changements climatiques. Avant qu’il soit élu Premier ministre, les émissions de gaz à effet de serre du Canada baissaient en termes absolus et le pays disposait d’un plan crédible pour nous permettre de respecter nos obligations internationales vis-à-vis du réchauffement planétaire. Mais depuis, les conservateurs ont nommé trois ministres et présenté trois plans sans succès, et les émissions ont augmenté considérablement pour la première fois en cinq ans.
« M. Harper n’est pas du tout crédible lorsqu’il prétend qu’il prend au sérieux la lutte contre les changements climatiques, a déclaré M. McGuinty. En près de quatre ans, son gouvernement n’a fait que miner les efforts en faveur de l’environnement lors des conférences des Nations Unies sur les changements climatiques à Bonn, à Bali, à Poznan et à Copenhague. »
« Hier, le ministre de l’Environnement, Jim Prentice, a eu l’audace de condamner le refus de l’Inde, du Brésil et de la Chine, d’inscrire des objectifs précis dans un traité international, a conclu M. McGuinty. Les conservateurs n’ont toujours pas de plan crédible pour atteindre leurs propres objectifs, pourtant faibles, ni de réglementations contraignantes pour assurer la réduction des émissions de gaz à effet de serre au Canada. »
« Stephen Harper ne veut pas représenter le Canada à une assemblée des Nations Unies, mais il a bien voulu être présent à un dîner à cinq services hier soir. Le Canada mérite mieux que Stephen Harper. »



