
Alors que le gouvernement Harper est isolé pendant les discussions sur les changements climatiques de Copenhague à cause de son inaction et que les provinces ont dû prendre la relève, le chef libéral Michael Ignatieff s’est engagé en faveur d’un grand projet national basé sur l’édification d’une économie plus propre et plus prospère.
« Le Canada a mis du temps pour établir sa réputation de partenaire juste et progressiste, a dit M. Ignatieff, et le gouvernement Harper est en train de gâcher des années d’effort. Quatre ans, trois ministres de l’Environnement et zéro progrès. Voilà ce que nous laisse le gouvernement Harper, et ça n’échappe pas à nos partenaires internationaux. »
À l’opposé, les libéraux proposent des objectifs ambitieux de réduction de la pollution au carbone, comparables aux stratégies en vigueur dans les autres pays industrialisés, afin de limiter le réchauffement planétaire à deux degrés Celsius. Le plan des libéraux prévoit un système de quotas et d’échange de droits d’émission vérifiable et équitable pour toutes les régions, qui s’appliquerait à tous les secteurs de l’industrie et entraînerait une réduction réelle de la pollution.
« Le Canada est laissé de coté tant sur le plan environnemental qu’économique, a dit David McGuinty, porte-parole libéral responsable de l’environnement et de l’énergie. En l’absence de tout leadership fédéral, les provinces prennent les choses en main, et huit provinces ont déjà des objectifs supérieurs à ceux d’Ottawa. »
La stratégie du gouvernement Harper au sujet des changements climatiques revient à suivre la voie des États-Unis, sauf que, contrairement aux États-Unis, le Canada n’a toujours pas de plan pour atteindre ses objectifs et n’en aura apparemment pas de sitôt. Le gouvernement Harper repousse depuis longtemps la publication de réglementations détaillées et a annoncé qu’il ne ferait rien avant au moins un an.
En plus de leur plan global de réduction des gaz à effet de serre, les libéraux proposent des investissements sans précédent pour créer des emplois dans les secteurs de l’énergie propre et de l’efficacité énergétique en quadruplant la quantité d’énergie produite à partir de sources renouvelables d’ici à 2017. Le plan libéral prévoit aussi des initiatives d’assainissement de l’air et de l’eau, et de protection de nos forêts et de l’Arctique.
« Plus nous attendons pour prendre ces mesures, plus cela nous coûtera cher, a conclu M. Ignatieff. Le Canada va laisser filer la chance de devenir un chef de file mondial de l’énergie propre et de créer les emplois de l’avenir. »



