
Les conservateurs de Stephen Harper se servent du débat sur la création d’une taxe mondiale sur les banques pour nous faire oublier leur piètre bilan en ce qui concerne la réglementation des banques et l’isolement complet du Canada sur les questions de la santé maternelle et du changement climatique. C’est ce qu’a déclaré aujourd’hui John McCallum, le porte-parole libéral responsable des finances.
« L’élan créé par la taxe mondiale sur les banques ralentit déjà, a déclaré M. McCallum. L’effort que déploient actuellement les conservateurs n’est qu’une autre manœuvre de diversion. Les conservateurs se félicitent d’avoir réglé une question qui a déjà été réglée. »
Le communiqué de presse final qui a suivi la réunion des ministres des Finances du G7 tenue récemment ne mentionnait même pas la taxe mondiale sur les banques, ce qui fait ressortir un consensus grandissant quant à l’inutilité d’une telle mesure.
« Il est ironique de constater que l’idée de la taxe mondiale sur les banques découlait des mêmes inefficaces réglementations sur les banques que Stephen Harper appuyait lorsqu’il était dans l’opposition, a déclaré M. McCallum. Heureusement, Jean Chrétien et Paul Martin n’ont pas écouté M. Harper et ont établi des réglementations rigoureuses qui ont mis le Canada à l’abri des pires effets de la récession économique mondiale. »
Dans une entrevue accordée au National Post en 2002, Stephen Harper a accusé Jean Chrétien de n’avoir pas été en mesure « d’adapter la réglementation bancaire aux besoins et aux défis auxquels font face un secteur financier de moins en moins national et de plus en plus mondial ».
« Contrairement à Stephen Harper, le Parti libéral avait déjà compris, avant la crise financière, qu’une réglementation plus stricte s’imposait – et surtout que les banques avaient besoin de se constituer du capital – comme les banques canadiennes l’avaient fait au cours des 15 années précédentes », a déclaré M. McCallum
« Non seulement les conservateurs tentent-ils de s’attribuer le mérite qui revient pourtant aux libéraux relativement à la réglementation bancaire, à laquelle ils s’étaient d’ailleurs opposés, mais ils tentent de détourner l’attention du fait que mondialement, ils font cavalier seul en ce qui touche la santé maternelle et les changements climatiques », a conclu M. McCallum.
Hier, lors d’une activité scénarisée où les questions provenant des jeunes étaient l’objet de censure de la part du cabinet du Premier ministre, M. Harper a répondu aux questions, pourtant pertinentes, en accusant les médias de s’attarder aux questions secondaires comme la santé maternelle et les changements climatiques.



