Dans une lettre d’opinion publiée hier, le député conservateur Garry Breitkreuz s’est de nouveau attaqué à la réputation des policiers canadiens en raison de leur appui à la sauvegarde du registre des armes à feu.
M. Breitkreuz a soutenu que la police a un plan secret visant à saisir toutes les armes à feu détenues par les Canadiens, et ce, dans le but sinistre de prendre le contrôle de la société canadienne.
M. Breitkreuz soutient que les chefs de police : « ne l’admettront pas, mais il semble qu’ils ne veuillent pas que les Canadiens possèdent des armes à feu. À cette fin, ils ont besoin d’une base de données qui les aidera à localiser et saisir ces armes dès lors qu’un permis ou un enregistrement sera expiré. C’est une question de contrôle du public. » (http://www.themarknews.com/articles/2161-why-the-gun-registry-needs-to-go)
Cela fait suite au communiqué de presse scandaleux diffusé par M. Breitkreuz en avril, dans lequel il comparait les chefs de police à un culte et les accusait littéralement de corruption.
Venant d’un gouvernement qui se targue de défendre la « loi et l’ordre » et qui dépense sans compter pour la construction de nouvelles prisons, les attaques persistantes de M. Breitkreuz à l’endroit de nos policiers représentent bien l’hypocrisie dont font preuve les conservateurs.
Au lieu de désavouer les insinuations calomnieuses de son député, Stephen Harper continue de remettre en question l’efficacité d’un instrument dont les policiers disent avoir besoin pour faire leur travail. Pis, il a tenté de camoufler un rapport de la GRC qui prouve que le registre est utile et peu couteux.



