
Tony Clement, le ministre de l’Industrie, doit assurer aux Canadiens des régions rurales et éloignées qu’ils recevront bien le financement promis pour l’accès à l’internet à large bande, après que le ministre a décidé de financer le Programme d’accès communautaire (PAC) par le Fonds pour l’accès à large bande dans les régions rurales. C’est ce que les députés libéraux ont déclaré aujourd’hui.
« En cette ère numérique, le PAC et le Fonds pour l’accès à large bande dans les régions rurales devraient être améliorés en même temps, afin que l’ensemble du Canada soit en mesure d’affronter la concurrence mondiale, a déclaré Marc Garneau, le porte-parole libéral responsable de l’industrie. Ces programmes permettent aux Canadiens des régions rurales et éloignées d’accéder en ligne à l’éducation, à la formation, aux marchés, au développement économique et aux services gouvernementaux dont ils ont besoin pour réussir. »
Le PAC a été créé par le gouvernement libéral en 1995 pour connecter à Internet les écoles, les bibliothèques et les centres communautaires des régions rurales et éloignées. Les bureaux du PAC ont reçu des lettres du ministère fédéral de l’Industrie les avisant que la majorité de leur financement prendra fin le 1er avril.
Lorsque la nouvelle a été diffusée, elle a provoqué une indignation telle que le ministre Clement a clamé hier qu’il s’agissait d’une erreur, qu’il n’avait jamais voulu couper le financement du PAC, et que celui-ci serait financé grâce au Fonds pour l’accès à large bande dans les régions rurales.
« Après avoir envoyé des lettres informant les écoles, les bibliothèques et les centres communautaires qu’ils ne recevraient pas de financement pour l’accès à Internet, le ministre Clement coupe maintenant le Fonds pour l’accès à large bande dans sa tentative désespérée de limiter les dégâts politiques, a déclaré M. Garneau. Il n’a toujours pas expliqué pourquoi ces organismes avaient reçu des courriers, ni ce qu’il adviendra du Fonds pour l’accès à large bande si on en prend une partie pour financer le PAC. »
Pas un sou du Fonds pour l’accès à large bande en 2009 n’a été dépensé. Celui-ci sera caduc dans deux ans, ce qui soulève la question de savoir si le PAC sera aussi coupé dans deux ans.
« Le ministre Clement doit maintenant dissiper la confusion qu’il a créée, et assurer aux Canadiens des régions rurales qu’il ne déshabille pas Pierre pour habiller Paul, a conclu Jean-Claude D’Amours, député du Nouveau-Brunswick, qui s’est exprimée au nom des électeurs bouleversés par ce fiasco. Prendre de l’argent dans le Fonds pour l’accès à large bande dans les régions rurales pour financer le PAC, c’est pénaliser les citoyens au nom de l’incompétence budgétaire de ce gouvernement. »
Voici des listes (en format Excel) des centres PAC qui étaient actifs dans les provinces et les territoires au 31 décembre 2007 :



