NAGOYA, Japon – Le porte-parole libéral responsable de l’Environnement, Gerard Kennedy, a réagi aujourd’hui à la déclaration faite par le ministre de l’Environnement, Jim Prentice, aux délégués à l’occasion de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique, en la qualifiant d’« aussi creuse que la réserve actuelle du Canada en matière de crédibilité internationale ».
« Sous la direction de M. Prentice, la seule contribution notable du Canada ici a été de faire obstruction à la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones, ce qui lui a valu le prix du “Dronte de la semaine” décerné par des ONG internationales, a affirmé M. Kennedy, qui assiste également à la Convention. Le prix du “Dronte” fait désormais partie des trophées de chasse peu glorifiant acquis par M. Prentice avec le “prix Fossile” qu’il a décroché à Copenhague. »
Dans sa déclaration, le ministre a faussé le bilan de son gouvernement dans le domaine de l’environnement en n’utilisant que des éléments choisis. Selon M. Kennedy, la réalité est bien différente.
« Lorsqu’il dit que “le Canada contribue”, les Canadiens doivent savoir que la contribution de notre pays en matière de protection de la biodiversité dans les pays en développement ne représente qu’un dixième de la proportion de la contribution du Japon par habitant et moins de la moitié du financement de la Grande-Bretagne par habitant », a-t-il souligné.
Les fanfaronnades du ministre Prentice quant au bilan de son gouvernement à l’égard du système de parcs nationaux et des espèces en péril sonnent également creux, étant donné qu’il ne s’agit pour le moment que de simples annonces.
« Seules huit des 470 espèces en péril qu’ils ont indiquées disposent de plans complets de protection, notamment d’habitats essentiels, d’ajouter M. Kennedy. Et lorsqu’il parle d’un élargissement de près de 30 % du système des parcs nationaux, la réalité est que la plupart des parcs auxquels ils font référence sont à des années-lumière d’être mis en œuvre et, pour tout dire, le budget de Parcs Canada pour le prochain exercice accuse une forte baisse.
« La biodiversité constitue le pivot de cette Convention, et concerne 90 % des régions situées à l’extérieur des parcs officiels qui ont besoin d’être protégées. Par exemple, la superficie d’océans protégés au Canada est inférieure à 0,5 %, bien en deçà de la moyenne mondiale », de dire M. Kennedy.
Le propre rapport du gouvernement en préparation à la conférence a montré que les conservateurs ne font vraiment pas assez pour protéger nos prairies, notre littoral, l’Arctique ainsi que notre vie végétale et animale des espèces envahissantes.
« En tant que principal gardien et protecteur de la biodiversité par habitant, le Canada doit être parmi les premiers au monde à se soucier de notre patrimoine naturel. Au lieu de cela, de nombreux pays-membres de l’ONU se demandent sérieusement si le Canada devrait continuer d’accueillir ces conférences sur la biodiversité compte tenu de son palmarès peu reluisant », a exprimé M. Kennedy.
Le porte-parole libéral responsable des Affaires autochtones, Todd Russell, a déclaré que le bilan du gouvernement concernant les peuples autochtones du Canada est tout autant une source d’embarras dans le monde.
« Il est gênant que le Canada, autrefois chef de file dans le dossier des droits de l’homme, continue de se discréditer sur la scène internationale à cause de ce gouvernement, de conclure M. Russell. Un futur gouvernement libéral signera assurément la Déclaration ».



