Le Premier ministre Stephen Harper doit désavouer les déclarations fausses et trompeuses du député conservateur Maurice Vellacott au sujet de l’avortement, a déclaré aujourd’hui Anita Neville, la porte-parole libérale responsable de la condition féminine.
« M. Vellacott persiste à diffuser sa propagande sur l’avortement qui n’est fondée sur aucune donnée scientifique, et cela s’ajoute au fait qu’il a l’habitude de dénigrer les femmes, leurs droits et libertés, a déclaré Mme Neville. Cette désinformation est extrêmement néfaste pour les femmes, et pourtant, le Premier ministre continue de se taire sur la question. »
M. Vellacott a de nouveau attaqué le droit des femmes à choisir dans un article publié aujourd’hui dans Le Devoir, où il réitère son affirmation selon laquelle l’avortement provoque le cancer du sein. L’Organisation mondiale de la santé, la Société canadienne du cancer et l’American Cancer Society (Société américaine du cancer) ont unanimement rejeté cette affirmation, ayant constaté que l’avortement n’augmente pas le risque de cancer.
La dernière attaque du ministre reprend son affirmation de novembre dernier, quand il s’est réjoui de la pénurie de médecins pratiquant des avortements à Saskatoon. Le député de Saskatoon-Wanuskewin a également déclaré que les « féministes qui soutiennent le droit à l’avortement considèrent désormais l’avortement comme faisant partie d’un plan des hommes pour avoir plus de femmes disponibles sexuellement. » (Saskatoon StarPhoenix du 24 nov. 2009)
« Le refus de M. Harper de rappeler à l’ordre son député et de réfuter publiquement les répugnantes déclarations de M. Vellacott, ainsi que des déclarations tout aussi scandaleuses sur l’avortement faites par des membres de son cabinet, nous amène à la conclusion qu’il est d’accord avec ces points de vue, ce qui devrait alarmer tous les Canadiens.»
« M. Harper, ça suffit. Il est grand temps vous mettiez un terme à ce type d’attaques contre les femmes. Ces attaques n’ont pas leur place dans le discours politique d’aujourd’hui : les femmes méritent mieux de la part de leurs élus. »



