L’ensemble des commissaires à l’information et à la protection de la vie privée du pays ont aujourd’hui dénoncé le penchant du gouvernement Harper au secret. À la députée libérale Marlene Jennings, ils ont aussi indiqué que si à l’étranger les administrations fédérales ont tendance à s’ouvrir et à faire mouvement vers la transparence, notre gouvernement reste pourtant un des moins imputables et des plus opaques de l’histoire du Canada.
« Les commissaires notent justement que les gouvernements partout dans le monde en viennent à reconnaître l’importance de communiquer des renseignements au public dans des formats accessibles et ouverts. Ici au Canada, nous avons un gouvernement qui va précisément à l’encontre de ce courant », a déclaré Mme Jennings, porte-parole libérale responsable de l’éthique du gouvernement et de la réforme démocratique.
« Stephen Harper n’a que du mépris à l’égard des Canadiens et des Canadiennes. Il les écarte et les exclut du processus démocratique, de ses activités publiques, des débats de politique publique, de l’accès aux documents qu’ils ont pourtant tous les droits de consulter en vertu des lois sur l’accès à l’information. Le Parti libéral sait que les Canadiens veulent simplement que leurs élus les écoutent et les respectent. »
Les commissaires de tous les paliers de gouvernement, soit fédéral, provincial et territorial, exhortent Stephen Harper à faire preuve d’ouverture et de transparence et à accepter la communication proactive de renseignements et le principe du « gouvernement ouvert ».
Cette nouvelle façon de faire s’observe déjà dans d’autres pays, tels que les États-Unis, où le président Barack Obama a facilité l’accès aux renseignements, habituellement en ligne. Entre-temps, les chefs de gouvernement en Grande-Bretagne et en Australie ont aussi cautionné l’idée. La commissaire à l’information du Canada, Suzanne Legault, précise que le public canadien a « soif » d’avoir un gouvernement plus ouvert. (Regina Leader-Post, le 2 septembre 2010)
« Voilà le legs de Stephen Harper aux yeux des Canadiens – un gouvernement cachottier, opaque et intimidant, a expliqué Mme Jennings. Il fait la sourde oreille à la police et aux victimes relativement au registre des armes à feu, il proroge le Parlement pour museler l’opposition et mettre un terme au débat sur l’Afghanistan, il supprime la version longue du formulaire de recensement. Les Canadiens en ont assez de l’attitude dictatoriale de ce gouvernement. »
D’un côté, Stephen Harper parcourt le pays en se cachant derrière des vitres fumées et en assistant à des activités scénarisées et sur invitation seulement. De l’autre, les libéraux se préparent à lancer une série d’assemblées locales hebdomadaires à micro ouvert, dans toutes les régions du pays.
« Ces assemblées publiques, qui comporteront aussi un volet en direct et en ligne, seront l’occasion pour tous les Canadiens et les Canadiennes de partager leur point de vue et de poser des questions sur les enjeux qui leur tiennent à cœur, a précisé Mme Jennings. Contrairement à Stephen Harper et aux conservateurs, les libéraux veulent échanger avec la population et lui donner l’occasion de prendre part à l’élaboration de la politique publique. »



