Avec la fin de l’assemblée annuelle de l’Association médicale canadienne cette semaine, le Parti libéral a fait écho aux préoccupations de l’AMC à propos du système de santé du Canada débordé, et a réitéré son engagement d’adopter un plan qui comblera les lacunes dans ce domaine.
« Tout comme l’AMC, nous reconnaissons que les coûts des soins de santé augmentent à mesure que notre population vieillit et, comme l’a confirmé hier la vérificatrice générale du Canada, notre système de soins de santé doit refléter ce changement démographique », a déclaré la porte-parole libérale en matière de santé, la Dre Carolyn Bennett.
La vérificatrice générale du Canada, Mme Sheila Fraser, a souligné hier que les gouvernements doivent mieux expliquer aux Canadiennes et aux Canadiens comment l’argent de leurs impôts affecté à la santé est dépensé, et commencer à établir des projections à long terme en prévision du vieillissement de la population.
« Il s’agit de l’un des plus grands défis auquel notre pays est confronté; pourtant, Stephen Harper ne s’est même pas donné la peine de demander à sa ministre de la Santé d’assister à l’assemblée de l’AMC, a ajouté la Dre Bennett. Il a maintes fois démontré que les soins de santé ne sont pas une priorité pour lui, même s’ils le sont pour la majorité des Canadiens. »
« Les libéraux croient fermement dans le système universel de soins de santé du Canada, et notre position sur l’avenir des soin de santé au pays tranche nettement avec celle des conservateurs. »
D’après un sondage publié cette semaine par l’AMC, 71 % des Canadiens sont d’avis que le gouvernement fédéral devrait cibler autant les soins de santé que l’économie, et neuf Canadiens sur dix estiment que le gouvernement ne propose aucune véritable solution.
À la suite du remaniement ministériel qu’il a effectué plus tôt ce mois-ci, Stephen Harper a déclaré que les soins de santé ne sont « pas une priorité » de son gouvernement pour le moment et qu’aucune négociation n’aura lieu en 2010 pour renouveler l’accord fédéral-provincial sur les soins de santé qui viendra à échéance en 2014.
« Nous voulons amorcer dès maintenant le dialogue avec les provinces et les territoires, et nous avons des idées à proposer, a déclaré la porte-parole libérale en matière de santé publique, la Dre Kirsty Duncan. Nous voulons investir dans la promotion de la santé par l’entremise de notre politique alimentaire nationale et nous voulons investir dans les soins à domicile. »
Un futur gouvernement libéral s’est engagé à agir sans délai pour épauler les préposés aux soins à domicile, mettre en œuvre des mesures pour attirer des médecins et des infirmières en milieu rural, et pour doter le Canada d’une toute première politique alimentaire nationale, qui favorisera la consommation d’aliments sains afin d’atténuer et de prévenir les maladies.
« Les libéraux croient que le gouvernement fédéral peut et doit appuyer la prestation de soins de santé de plus grande qualité aux Canadiens. Une économie saine et une population en santé ne sont pas des notions contradictoires, a conclu la Dre Bennett.
« Le maintien en santé de la population canadienne est un problème concret qui exige un leadership concret, et les libéraux sont prêts à exercer le leadership auquel s’attendent les Canadiens. »



