Skip to main content

Liberal

Recherche sur liberal.ca

Affaires étrangère

Les conservateurs de Harper mettent en danger la santé maternelle et infantile en refusant de financer le contrôle des naissances

Publié le 18 Mars 2010
harper2

En excluant le contrôle des naissances de leur initiative sur la santé maternelle et infantile, les conservateurs de Stephen Harper vont à contre-courant des initiatives de leurs partenaires du G8, et mettent la vie des femmes en danger. C’est ce que les députés libéraux ont déclaré aujourd’hui.

« Au moment précis où nous pensions que l’ère Bush, qui prônait l’abstinence, était chose du passé, l’idéologie de droite des conservateurs de Stephen Harper menace aujourd’hui les personnes les plus vulnérable du monde, a déclaré le Dr Carolyn Bennett, la porte-parole libérale responsable de la santé. En même temps que les tabous sur les préservatifs dans les pays en voie de développement étaient en train de tomber, la communauté internationale avait reconnu l’importance cruciale d’offrir une gamme complète de services de planification familiale pour prévenir la mortalité maternelle et infantile dans les pays en voie de développement. »

L’Union européenne, le Royaume-Uni et les États-Unis ont mis en œuvre des politiques qui appuient la contraception dans les pays en voie de développement, tandis que les conservateurs de Harper ont clairement indiqué que le contrôle des naissances ne faisait pas partie de l’initiative de la santé maternelle qu’ils prévoient de présenter à la réunion du G8.

« Les conservateurs de Harper se préparent à mettre le Canada dans l’embarras devant le G8 avec une initiative qui fait reculer l’égalité des femmes et les droits de la personne, a déploré Anita Neville, la porte-parole libérale responsable de la condition féminine. Leur idéologie de droite ne devrait pas l’emporter sur les très nombreuses recherches effectuées partout dans le monde qui préconisent toutes un soutien international accru pour les programmes de santé sexuelle et reproductive. »

Ainsi, une étude récente de l’Institut Guttmacher et du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) stipule que combler les besoins non satisfaits en matière de services de contraception dans les pays en voie de développement permettrait d’éviter 52 millions de grossesses non désirées par an, ce qui, du coup, permettrait de sauver plus de 1,5 million de vies et éviter que 505 000 enfants perdent leur mère.

« Lequel de ces faits les conservateurs ne comprennent-ils pas ? a demandé la députée libérale Lise Zarac. Une plus grande utilisation des contraceptifs modernes réduit les risques de grossesses non désirées, d’avortements à risque, de transmission du VIH et d’autres maladies sexuellement transmissibles. Ce type de politique s’autofinance car elle réduit les coûts des soins de santé maternelle et néonatale. »

 « Les libéraux sont clairs sur ce point : les droits reproductifs des femmes font partie des droits de la personne », a conclu le Dr Bennett.

FICHE D’INFORMATION

• Hier, Action Canada pour la population et le développement a lancé un appel pour que la santé maternelle et infantile soit débattue aux sommets du G8 et du G20 : (lien) (en anglais seulement)

• En 2006, un rapport de l’International Planned Parenthood Federation (Mort et négation : avortement à risque et pauvreté) démontrait que les femmes qui ne peuvent pas accéder aux services de santé génésique sont plus susceptibles d’avorter dans des conditions dangereuses et de mourir des suites d’une grossesse, d’un accouchement ou d’un avortement pratiqué dans de telles conditions.

• Une étude récente de l’Institut Guttmacher et du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) (http://www.guttmacher.org/pubs/addingitup.pdf) conclut que les décès maternels dans les pays en développement pourraient être réduits de 70 % et les décès de nouveau-nés réduits de près de moitié si le monde doublait ses efforts financier en faveur de la la planification familiale et des soins prénataux.

• Cette étude précise que « l’investissement dans la planification familiale et les services de santé maternelle et infantile peut atteindre les mêmes résultats spectaculaires pour 1,5 milliard de dollars de moins que le seul investissement dans les services de santé maternelle et infantile ».

• Le risque de mortalité maternelle augmente à chaque grossesse. Pourtant, des recherches montrent que 215 millions de femmes qui voudraient repousser ou éviter une grossesse n’ont pas accès à la contraception moderne. Fournir des moyens de contraception à celles qui le souhaitent permettrait d’éviter environ un tiers des décès maternels.

• Chaque année, environ 20 millions de femmes subissent des avortements dans des conditions dangereuses. Environ 8,5 millions de ces femmes ont besoin de soins hospitaliers en raison de complications, mais environ trois millions d’entre elles n’y ont pas accès.

• Selon la Division de la population des Nations unies, 61 % de la population mondiale vit dans des pays où l’avortement est autorisé. Fournir des services d’avortement médicalisé là où l’avortement est légal permettrait d’éviter un grand nombre des quelque 68 000 décès annuels de femmes dus à des complications résultant d’avortements dangereux.

• Le droit international en matière de droits de la personne stipule très clairement que la mortalité maternelle constitue une violation du droit à la vie et qu’elle est liée à des violations de nombreux autres droits de la personne, notamment les droits à la santé, à l’éducation, à l’égalité et à la non-discrimination.

• Le Canada a signé plusieurs accords internationaux qui l’engagent à fournir une gamme complète de services sûrs et fiables de planification familiale et de santé génésique. Par exemple, la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement exige que toute assistance fournie par le Canada soit compatible avec les normes internationales relatives aux droits de la personne. En juin 2009, une résolution du Conseil des droits de l’homme des Nations unies a également engagé le Canada à faire « la promotion et la protection efficaces des droits fondamentaux des femmes et des filles », ce qui comprend « la santé sexuelle et reproductive ».

• Le Premier ministre Stephen Harper a signé l’an dernier la déclaration des leaders des pays du G8, qui favorise clairement l’accélération des progrès dans la lutte contre la mortalité infantile, notamment par la prestation « de services de soins de santé sexuelle et reproductive et de planification familiale volontaire ».

• Dans un discours qu’elle a prononcé en janvier 2010, la secrétaire d’État Hillary Clinton a déclaré : « Au gouvernement Obama, nous sommes convaincus du fait qu’il est important de consacrer des ressources financières aux femmes et aux filles, et nous comprenons qu’il y a un lien direct entre la santé génésique de la femme et sa capacité de mener une vie productive et épanouissante. »

Partager ceci avec vos amis.

Lien court:

Partager ceci avec vos amis.
De: De:
Destinataires: Destinataires:

Source: Gmail · Yahoo! · Hotmail · AOL

Message personnel: Message personnel:

Les adresses ne sont pas partagées.

Nous vous invitons à partager votre opinion avec le Parti libéral. Vos commentaires ne seront pas affichés sur le site web.
De: De:

Les adresses ne sont pas partagées.

Les libéraux lancent l’opération déploiROUGE; une consultation à l’échelle nationale auprès des Canadiens »

22 Mai 2012

OTTAWA— Au cours des prochains jours, les députés et les sénateurs libéraux s’échapperont de la [...]

Regardez les vidéos de l’AGA 2012 du PLC (Ontario) »

23 Mai 2012

Il y a deux semaines, les membres du Parti libéral du Canada (Ontario) se sont [...]

Les conservateurs ne doivent pas intervenir dans la grève du CP »

23 Mai 2012

DOMINION (N.-É.)— Le porte‑parole libéral en matière de ressources humaines et développement des compétences et [...]

Article connexe
Le gouvernement Harper rouvre le débat sur les droits des femmes en matière de reproduction en votant contre la politique établie de longue date du Canada