PRINCE GEORGE, C.-B. – La porte parole libérale responsable de la condition féminine, Anita Neville, a renouvelé aujourd’hui son appel en faveur d’une enquête nationale approfondie sur les quelque 520 femmes et filles autochtones disparues ou assassinées au Canada.
« Aux quatre coins de notre pays, des femmes et des jeunes filles autochtones disparaissent, et pourtant, le gouvernement Harper n’a rien fait jusqu’à maintenant pour résoudre ce problème, a déclaré Mme Neville. Il est temps que Stephen Harper cesse de traiter les membres de nos Premières Nations comme des citoyens de deuxième classe. »
Mme Neville est à Prince George aujourd’hui pour rencontrer la police, les familles et les habitants de la région, inquiets des nombreuses disparitions survenues le long de l’« autoroute des larmes », dans l’intérieur de la province.
La GRC enquête actuellement sur 18 cas survenus le long de cet axe routier. Les membres de la communauté affirment qu’il pourrait y avoir de nombreuses autres affaires liées à ces disparitions.
Selon un rapport publié l’an dernier par l’Association des femmes autochtones du Canada, 520 femmes et filles autochtones ont été tuées ou portées disparues au Canada depuis 1970, dont 223 rien que depuis l’an 2000. C’est effarant.
De ce nombre, 67 % ont été assassinées et 24 % n’ont toujours pas été retrouvées. 14 % de ces dernières avaient moins de 18 ans au moment de leur disparition.
« Il y a encore des femmes et des filles qui disparaissent, et le gouvernement Harper néglige ce qui est de toute évidence un problème systématique », a ajouté Mme Neville.
« Après nos rencontres avec des collectivités et des organisations de tout le pays cette semaine, sur la Colline parlementaire, il est plus évident que jamais qu’il faut agir. Nous devons trouver les raisons de ces disparitions de femmes et de filles, les raisons pour lesquelles ces affaires ne sont pas résolues, ainsi que des solutions. Il est plus que temps pour les conservateurs de Stephen Harper d’agir », a conclu la députée.



