
Bien que des millions de dollars provenant des contribuables aient été investis pour la mise au point de technologies nucléaires de pointe, le gouvernement conservateur met la division des réacteurs CANDU en vente avant que des profits aient été réalisées, a déclaré aujourd’hui Geoff Regan, le porte-parole libéral responsable des ressources naturelles.
« Le Canada a été le chef de file dans ce domaine pendant 60 ans, mais le gouvernement Harper vide notre industrie nucléaire de sa substance en la vendant à rabais, probablement à perte pour les Canadiens, a déclaré M. Regan. En laissant tomber l’énergie nucléaire, les isotopes nucléaires et toute recherche nucléaire sur un futur réacteur, Stephen Harper abandonne des décennies de leadership et de propriété intellectuelle du Canada. Cette décision sonne la dernière heure du secteur de la science nucléaire au Canada. »
La demande mondiale en énergie nucléaire devrait augmenter de 40 % au cours des deux prochaines décennies. On s’attend à ce que la demande en isotopes nucléaires et en médecine nucléaire double d’ici 2020. À un moment où la demande mondiale en technologies nucléaires augmente, un gouvernement libéral renforcerait le leadership du Canada en sciences nucléaires, au lieu de tout abandonner.
« C’est le moment d’améliorer EACL, pas de tout laisser tomber, a conclu M. Regan. Plutôt que de brader EACL, nous devrions résoudre ses problèmes pour avoir un meilleur rendement. »
« Cette année, le gouvernement conservateur a indiqué que sous leur gouverne, le Canada mettrait fin à sa production d’isotopes médicaux et ne s’est pas engagé à remplacer le réacteur de Chalk River. Des rapports gouvernementaux démontrent que le réacteur de Chalk River ne sera sûrement pas réactivé avant fin mars, plus de sept mois après les estimations initiales. »
« En dépit de la perte sans précédent de réserves mondiales d’isotopes causée par cette fermeture, le gouvernement n’a toujours pas de plan pour l’avenir du Canada en médecine et en technologies nucléaires, et a laissé tomber le Canada à cause de cela », a conclu M. Reagan.



