que l’on sait que l’économie canadienne s’est repliée au cours de la saison de construction estivale et que le déficit – qui atteint déjà le niveau record de 54 milliards de dollars – sera encore plus élevé que prévu, les députés libéraux estiment que les conservateurs de Stephen Harper gèrent mal l’économie et qu’ils sont en train de devenir le gouvernement le plus porté à emprunter pour dépenser de toute l’histoire du Canada.
« L’économie canadienne a rétrogradé alors que les conservateurs, qui préfèrent emprunter pour dépenser, n’ont pas réussi à stimuler la croissance économique, a déclaré le porte-parole libéral en matière de Finances, Scott Brison. Les conservateurs ne règlent pas les vrais problèmes économiques auxquels les familles canadiennes sont confrontées, comme l’endettement des ménages, les coûts croissants de l’éducation et des soins à domicile, la sécurité des pensions, et la perte de 150 000 emplois à temps plein.
« Aujourd’hui, à cause du gaspillage et de la mauvaise gestion économique de la part des conservateurs, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a annoncé la première hausse des primes de l’Assurance-emploi depuis 17 ans. Et de l’autre main, il emprunte plus des Canadiens en annonçant un déficit encore plus grand. »
Statistique Canada a annoncé aujourd’hui que le PIB du Canada a diminué de 0,1 % en juillet, ce qui reflète une contraction globale de l’économie canadienne, tandis que le taux de chômage au pays est maintenant de 1,9 % plus élevé qu’à l’époque des dernières élections.
Après une décennie d’excédents budgétaires sous les libéraux, les conservateurs ont engendré un déficit avant même le début de la récession en haussant les dépenses publiques de 18 % dans leurs trois premiers budgets, et on prévoit maintenant que leur déficit record de 54 milliards de dollars sera encore plus élevé.
« Le fait que les conservateurs sont irresponsables et dépensent sans compter explique que le déficit de 54 milliards sera encore plus élevé, a déclaré la porte-parole libérale associée en matière de Finances, Alexandra Mendès. La solution de Stephen Harper consiste à emprunter 20 milliards de plus pour financer des baisses d’impôt pour les sociétés que nous ne pouvons nous payer, tout en faisant fi des besoins des familles canadiennes qui peinent à joindre les deux bouts. De quelle façon est-ce que les Canadiens se portent mieux aujourd’hui? Est-ce que tous ces milliards qui ont été empruntés aident vraiment les familles canadiennes? »
Au cours des dernières élections, Stephen Harper a promis que son gouvernement n’engagerait pas de déficit. Depuis, les exemples de gaspillage ne cessent de se multiplier :
- des dépenses records de 130 millions de dollars pour de la publicité éhontée et intéressée;
- 1,3 milliard pour une séance de photos de 72 heures lors des rencontres du G8 et du G20, un faux lac et des bâtons lumineux;
- 10 à 13 milliards pour des méga-prisons à l’américaine pour enfermer des « criminels non dénoncés » alors que la criminalité est en baisse;
- 16 milliards pour un mauvais contrat pour des avions de chasse furtifs accordé dans appel d’offres ni garantie d’emplois pour l’industrie canadienne;
- 20 milliards pour des baisses d’impôts pour les entreprises que nous ne pouvons nous payer.
« De toute évidence, pareil gaspillage ne démontre-t-il pas que les conservateurs ne se préoccupent pas des vrais problèmes économiques des familles canadiennes de la classe moyenne, qui peinent à joindre les deux bouts, » de conclure M. Brison.



