Les conservateurs de Harper ont renié une fois de plus leur promesse d’accorder la priorité aux agriculteurs en proposant des coupures de l’ordre de 418 millions de dollars dans le budget d’Agriculture Canada, a déclaré le porte-parole libéral responsable de l’Agriculture, Wayne Easter.
« Pour la communauté agricole, ceci devrait mettre fin à l’idée selon laquelle le gouvernement Harper a été sincère de mettre en priorité les agriculteurs, a expliqué M. Easter. Le ministre de l’Agriculture, Gerry Ritz, et son patron, Stephen Harper, prennent des décisions politiques qui amputent délibérément les programmes de soutien à l’agriculture. Ils essaient d’équilibrer leur budget sur le dos des agriculteurs canadiens. »
M. Easter a fait remarquer que ce sont les 250 millions de dollars retirés des programmes de gestion des risques d’entreprise et les 150 millions de dollars consacrés à la recherche agronomique qui auront le plus de répercussions en ce qui a trait aux coupures prévues dans le budget principal de 2011-12 déposé hier à la Chambre des communes.
« Le ministre Ritz supprime les investissements essentiels nécessaires pour que nos agriculteurs réussissent encore davantage, a souligné M. Easter.
« Il est temps que les agriculteurs de ce pays soient ceux qui travaillent eux-mêmes à l’élaboration de programmes nécessaires pour les soutenir financièrement. Le Parti libéral a dit très clairement que nous étions prêts à bâtir les types de programmes de gestion des risques nécessaires aux agriculteurs dans toutes les régions de ce pays pour répondre à leurs besoins. »
Les libéraux ont pris l’engagement auprès des agriculteurs que la politique agricole doit venir de la ferme et non d’Ottawa. Les libéraux se sont engagés à mettre en œuvre une politique alimentaire nationale et remettre l’accent sur la « flexibilité » dans Agriflex, comme les agriculteurs l’ont demandé – un financement fédéral qui pourrait être utilisé pour des programmes pratiques sur le terrain comme le PGR en Ontario et l’ASRA au Québec, une assurance-récolte améliorée, un programme d’assurance du prix du marché du bétail dans l’Ouest ou un programme d’achat local pour les provinces Atlantiques.



