Le porte-parole libéral responsable de l’Environnement, Gerard Kennedy, s’est réjoui aujourd’hui du résultat positif des négociations des Nations Unies à Cancun, mais il a aussi critiqué le gouvernement Harper pour sa réticence continue à s’engager à atteindre les objectifs nécessaires en matière de changements climatiques ainsi que sa piètre performance sur la scène internationale.
M. Kennedy a assisté à la conférence de Cancun en tant que porte-parole de l’Opposition officielle responsable de l’Environnement, lors de laquelle il a participé à plus de 35 rencontres et réunions, et notamment à des discussions intensives en compagnie de représentants de 15 pays à Mexico.
« La Ville de Mexico et le secrétariat chargé de la conférence devraient être félicités pour avoir créé une atmosphère d’ouverture et de confiance qui a permis d’exprimer le maximum de bonne volonté, tout en limitant les comportements de certains participants disons moins coopératifs », a déclaré M. Kennedy.
Malheureusement, même ce résultat positif, qui comprend un Fonds vert qui aura pour but de venir en aide aux pays en voie de développement tout en maintenant une attention sur d’autres enjeux essentiels, démontre qu’il y a encore beaucoup à faire avant que l’on puisse en arriver à une entente finale.
Le gouvernement Harper, représenté par le ministre par intérim pour l’Environnement, John Baird, a remporté six « Prix fossiles », soit plus que tout autre pays, pour son comportement obstructionniste et il est aussi reparti avec le prix d’ensemble du « Fossile colossal » de la conférence, et cela pour la quatrième année de suite. Lors de la conférence, le Canada était classé au 54e rang parmi 57 pays évalués quant à leur volonté de réagir à la question des changements climatiques.
« Les Canadiens avaient l’habitude de se demander ‘que fait le Canada pour aider?’. Maintenant, la question est plutôt ‘à quel point le Canada a-t-il fait du tort?’, a conclu M. Kennedy. Le Canada peut et doit faire mieux. »
À Cancun, M. Kennedy a travaillé avec des bénévoles canadiens pour représenter une autre position pour le Canada, notamment en recommandant de tenir un deuxième tour pour en arriver à une entente en ce qui a trait au processus de Kyoto, en agissant de façon indépendante pour protéger les intérêts des Canadiens et en présentant le plan du Parti libéral qui serait mis en application dès maintenant afin d’atteindre les objectifs nécessaires envers lesquels le Canada s’était déjà engagé par le passé.



