
Le Canada étant bon dernier de tous les pays du G-8 dans la lutte contre le réchauffement planétaire, le chef libéral Michael Ignatieff demande au gouvernement Harper de ne pas faire obstacle à un nouvel accord international de lutte contre les changements climatiques.
« Le gouvernement Harper compromet les efforts internationaux fournis en préparation du sommet de Copenhague, a dit M. Ignatieff. S’il ne change pas d’attitude immédiatement, les Canadiens en subiront les conséquences concrètes. »
« Le réchauffement de la planète est un danger pour nous tous, et la passivité entêtée du gouvernement Harper va mener le Canada à des sanctions commerciales sévères et à la perte de sa réputation internationale. »
De nouveaux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre doivent être établis à Copenhague cette année, mais l’ancien conseiller scientifique en chef du Royaume-Uni a signalé que le Canada faisait obstacle aux pourparlers. Cette nouvelle fait surface alors que le Fonds mondial pour la nature (WWF) vient de classer le Canada dernier en termes de réduction des émissions carboniques et de mesures envisagées en ce sens dans son bulletin de classement de 2009, publié hier.
« Le ministre, M. Prentice, a perdu ce qui lui restait d’intégrité au sujet des politiques environnementales, puisqu’il vient de mettre à la poubelle le troisième plan canadien de lutte contre les changements climatiques en trois ans, a dit le porte-parole libéral responsable de l’environnement, David McGuinty. Nos partenaires de Copenhague exigent un engagement réel et rapide contre le réchauffement planétaire. »
Le gouvernement Harper est récemment revenu sur sa promesse de mettre en place une réglementation pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre l’an prochain. Plus grave encore, le commissaire canadien à l’environnement a conclu que le plan conservateur de lutte contre le réchauffement planétaire n’atteindra pas ses objectifs en la matière, loin de là.
« La réputation du Canada dans le monde est en jeu, a dit le porte-parole libéral responsable des affaires étrangères, Bob Rae. Rechercher un consensus international à Copenhague est une priorité absolue. Maintenant que les États-Unis sont de la partie, le gouvernement conservateur du Canada est le seul à poser problème. »



