
Les députés libéraux ont mené la charge aujourd’hui contre la propagande des conservateurs qui ont installé des pancartes devant des édifices fédéraux qui annoncent l’installation ou la possibilité d’installation d’autres pancartes.
« C’est cela que Stephen Harper appelle une relance ? a dit le député libéral Wayne Easter. D’abord, on a eu des pancartes qui annonçaient de l’entretien de routine comme le remplacement de poignées de porte. Maintenant, ce sont des pancartes pour vanter des pancartes. Et quoi, encore ? La remise de chèques pour payer des chèques ? De la publicité pour publiciser de la publicité ? »
Selon le site internet bleu « conservateur » du Plan d’action économique du gouvernement Harper, des panneaux géants vantent une « étude des panneaux de signalisation en hauteur » à la Place du Centre, à Gatineau, et l’« installation d’une signalisation intérieure et extérieure » à l’édifice fédéral Greenstone, à Yellowknife.
La porte-parole libérale responsable du Conseil du Trésor, Siobhan Coady, a demandé s’il y avait un seul édifice du gouvernement fédéral, au Canada, devant lequel il n’y avait pas de pancartes de propagande.
« Je suis sûre que les fonctionnaires du complexe Portage III de Gatineau sont ravis de ‘la modernisation des fontaines’ et du fait que ‘l’étude détaillée sur le nettoyage des conduites’ sera très pratique, a déclaré Mme Coady. Je ne connais personne qui ne soit pas d’avis que l’annonce de ces projets est un gaspillage de fonds publics. »
Selon le député libéral Marcel Proulx, les Canadiens verront clair dans ce nouvel exemple de gaspillage et de propagande partisane du gouvernement Harper.
« L’installation de pancartes pour des pancartes est une tendance que les Canadiens commencent à trop bien connaître, a conclu M. Proulx. Obliger les municipalités à payer 45 millions de dollars pour des panneaux qui ne font que vanter les mérites du gouvernement fédéral, dépenser 100 millions de dollars en publicités partisanes et mettre le logo du Parti conservateur partout, que ce soit sur les bouteilles d’eau pour des écoliers ou sur les chèques du gouvernement, voilà qui frise l’absurde. »



