
Les députés libéraux demandent au Premier ministre Stephen Harper d’assurer aux Canadiens qu’il ne changera pas la longue tradition de reconnaissance des droits des femmes en matière de reproduction et d’accès à la contraception dans le cadre de son initiative en faveur de la santé maternelle, et qu’il travaillera en partenariat avec la Fédération internationale pour la planification familiale (FIPF).
Le député conservateur Brad Trost a déposé une pétition à la Chambre des communes pour que l’Agence canadienne de développement international (ACDI) coupe son financement à la FIPF.
Les libéraux craignent que l’initiative de Stephen Harper concernant la santé maternelle ne finance pas les organisations qui défendent le droit des femmes de choisir en matière de reproduction et l’accès à la contraception. En effet, on apprend aujourd’hui par les médias que les conservateurs ont coupé 99 % du financement de la Fédération canadienne pour la santé sexuelle, qui fait partie de la FIPF. Son financement était de 1,3 million de dollars en 2006.
« À en juger au bilan du gouvernement Harper, nous craignons que les droits des femmes ne soient encore bafoués, a ajouté la porte-parole libérale responsable de la santé publique, le Dr Carolyn Bennett. Les membres du caucus de M. Harper se sont exprimés clairement au Parlement, dans leur campagne pour mettre un terme au financement de l’ACDI réservé à la Fédération internationale pour la planification familiale, organisation qui dispense des services et des conseils en matière de reproduction partout dans le monde. »
« L’accès à des services complets relatifs à la reproduction fait partie intégrante d’une stratégie qui donne des moyens aux femmes, a renchéri la porte-parole libérale responsable de la condition féminine, Anita Neville. Sans choix en matière de planification des naissances ni accès à la contraception, les femmes ont moins de chances de bénéficier d’une éducation ou de nouvelles possibilités économiques. En outre, il existe toujours un risque qu’une femme soit mariée dès l’enfance, qu’elle subisse des violences sexuelles ou des mutilations génitales. »
« Ce gouvernement a montré qu’il était disposé à couper le financement de groupes voués à l’aide internationale, tels que KAIROS, qui osent exprimer une opinion contraire à celle du Parti conservateur, a déclaré le chef libéral Michael Ignatieff. Voilà pourquoi nous voulons l’engagement clair que les droits des femmes en matière de reproduction – et les organisations qui les défendent – ne seront pas mis en péril par les conservateurs. »
Les députés conservateurs s’opposent aux droits des femmes de choisir en matière de reproduction
Le 2 octobre 2009 – Brad Trost, député conservateur de Saskatoon-Humboldt, a déposé une pétition pour geler les crédits fédéraux réservés à la planification familiale :
« Monsieur le Président, j’ai le plaisir de présenter à la Chambre aujourd’hui des pétitions. [...] Les pétitionnaires demandent à la Chambre de promouvoir les valeurs canadiennes auxquelles ils tiennent, des valeurs qui appuient la vie avant la naissance. Ils demandent notamment au gouvernement du Canada de cesser de financer les efforts de l’Agence canadienne de développement international, l’ACDI, en matière de planning des naissances, car selon eux elle devrait plutôt se concentrer sur la lutte à la pauvreté que sur la destruction de vies humaines. » (Le député Brad Trost, Hansard, 5 octobre 2009)
« Selon Brad Trost, le gouvernement a continué de financer la FIPF (Fédération internationale pour la planification familiale) en raison de ‘l’inertie’. ‘Les bureaucrates l’ont déjà fait auparavant et personne ne veut s’acquitter de cette tâche’, a t-il expliqué. [...] J’encourage les citoyens à faire entendre leurs voix afin que les fonctionnaires, c’est-à-dire les bureaucrates de l’ACDI qui sont en faveur de la planification familiale, ne dictent pas où les impôts des contribuables sont alloués.’ Il encourage les citoyens à écrire au Premier ministre et à la ministre responsable de l’ACDI, Bev Oda. Il aimerait qu’ìls fassent part de leur désaccord non seulement parce que l’avortement est mal, mais aussi parce qu’il existe de meilleures façons d’utiliser [...] les crédits de l’aide au développement international. » (Lifesitenews.com, 2 novembre 2009)
« [Le député conservateur Brad Trost] a présenté à la Chambre une pétition exigeant que l’ACDI cesse de financer la FIPF en raison de ‘sa promotion de l’établissement de l’avortement en tant que droit de la personne sur le plan international et de sa défense agressive de la mise en oeuvre de lois permettant l’avortement dans les pays en voie de développement’. » (Leader Post, 4 novembre 2009)
Maurice Vellacott, député conservateur de Saskatoon-Wanuskewin :
« Je tiens à féliciter les médecins de Saskatoon pour leur rôle de premier plan dans la réduction des services d’avortement au sein de notre collectivité et pour leur soutien à d’autres alternatives pour les femmes dans le besoin. » (Maurice Vellacott, « Outspoken MP Slams Canada’s Abortion Regime », LifeSiteNews.com, 7 novembre 2008)
« Le député Maurice Vellacott affirme que les féministes pro-vie considèrent l’avortement comme partie intégrante d’un plan masculin visant à rendre les femmes plus disposées à avoir des relations sexuelles, et il ajoute que l’avortement a été utilisé pour dissimuler les abus sexuelles chez les jeunes filles. » (Saskatoon Star Phoenix, 24 novembre 2009)
Stockwell Day, député conservateur d’Okanagan-Coquihalla :
« En fait, si l’on peut décapiter un enfant ou le brûler vif avec une solution saline dans l’utérus, qu’est-ce qui devrait nous empêcher de le battre lorsqu’on l’a en face de nous ? » (Le député conservateur Stockwell Day affirmant en 1988 que l’avortement mène à la violence envers les enfants, Edmonton Journal, 10 mars 2000)
Jim Flaherty, député conservateur de Whitby-Oshawa :
« Au sujet des services d’avortement, Jim Flaherty a affirmé : « Je ne changerais pas ce statu quo. Est-ce que je l’élargirais ? Non […] Je n’autoriserais pas la création de cliniques supplémentaires.’’ » (LifeSite Daily News, 11 février 2002)
Jason Kenney, député conservateur de Calgary-Sud-Est :
« Jason Kenney, le ministre de l’Immigration de Stephen Harper, a comparé l’avortement à l’esclavage et à la violence envers les enfants, en affirmant que si des responsables politiques refusaient de prendre une position politique sur l’avortement, on devrait leur poser la question de savoir si, oui ou non, ils s’opposaient personnellement aux violences faites aux enfants, ou à l’esclavage. » (Canadian Catholic News, 24 mai 2004)
Cheryl Gallant, députée conservatrice de Renfrew-Nipissing-Pembroke :
« Nous avons vu ce jeune Américain (en Irak) se faire littéralement décapiter devant les caméras, mais ce n’est en rien différent de ce qui se passe ici ! » (La députée Cheryl Gallant au sujet d’une clinique d’avortement, CBC, 13 mai 2004)
Garry Breitkreuz, député conservateur, Yorkton Melville :
M. Breitkreuz a présenté la motion M-83 à la Chambre des communes : « Que le Comité permanent de la santé examine de près les questions suivantes et en fasse rapport au Parlement : a) la nécessité médicale de la pratique de l’avortement pour protéger la santé, éviter la maladie ou diagnostiquer ou traiter une blessure, une maladie ou une incapacité ; b) les risques pour la santé auxquels s’exposent les femmes qui se font avorter par rapport à celles qui mènent leur grossesse à terme. » (Affaire émanant d’un député, votée le 1er octobre 2003)
« Depuis qu’on m’a envoyé à Ottawa en 1993, je travaille sur deux questions qui sont essentielles pour la plupart de mes électeurs : la réforme démocratique et les droits des personnes pas encore nées. » (Communiqué de presse du député Garry Breitkreuz, 31 mars 2003)
« En 1996, Breitkreuz a demandé un référendum national sur le financement des avortements par l’impôt. » (Communiqué de presse du député Garry Breitkreuz, 14 mars 1996)
« Je militais au sein du mouvement pro-vie avant d’entrer en politique, et c’est l’une de mes grandes priorités depuis 10 ans que je siège à Ottawa. » (Le député Garry Breitkreuz, Calgary Herald, 9 juillet 2004)
Gary Goodyear, député conservateur de Cambridge :
« ‘J’ai toujours de l’espoir et je le ne perdrai jamais’, a ajouté Goodyear après avoir demandé aux groupes anti-avortement de continuer à exiger une nouvelle loi. » (The Standard, 12 mai 2006)
« Je suis pro-vie et c’est la réponse à cette question. » (Le député Gary Goodyear, Cambridge Times Friday, le 11 juin 2004)
Rob Nicholson, député conservateur de Niagara Falls :
« La dernière fois que cette question est passée devant la Chambre, j’ai voté contre le projet de loi. Je ne pouvais pas, en mon âme et conscience, donner mon approbation à quelque chose contre lequel j’ai lutté toute ma vie. Je lutte pour la protection des enfants pas encore nés depuis longtemps et j’ai lutté contre la loi sur l’avortement qui était en place au Canada pendant de nombreuses années. » (Le député Rob Nicholson, Hansard, 23 mai 1990)
Vic Toews, député conservateur de Provencher :
« Vic Toews a déclaré, lors d’un discours prononcé dans le cadre d’une conférence nationale pro-vie le 8 septembre 2004 intitulé ‘Violation de la Charte par la Cour suprême’, que le droit à l’avortement était un résultat des violations de la Charte des droits et libertés par des ‘juges activistes’ qui voulaient mettre en oeuvre leurs propres politiques sociales [...] ‘La question de l’avortement ne devrait pas être considérée comme une question indépendante. [...] Cette question a une portée bien plus large lorsqu’il s’agit des politiques du gouvernement concernant le mariage, la famille, ainsi que des mesures du gouvernement face aux problèmes sociaux en général.’ » (La Coalition pour le droit à l’avortement au Canada, http://www.arcc-cdac.ca/action/conservative-danger.html)



