
Le Parti libéral a demandé aujourd’hui au ministre de la Sécurité publique Vic Toews de témoigner le premier devant le Comité parlementaire de la sécurité publique afin de répondre lui-même aux questions, qu’il a jusqu’à maintenait esquivées, portant sur les sommets du G8 et du G20.
« La semaine dernière, nous avons envoyé au ministre une lettre comportant une liste de questions que les Canadiens se posent après avoir constaté les répercussions désastreuses de la tenue du G20 dans le centre-ville de Toronto, a déclaré la porte-parole libérale responsable de l’éthique du gouvernement et de la réforme démocratique, Marlene Jennings.
« Puisqu’à ce jour M. Toews ne nous a toujours pas répondu, le Parti libéral insistera pour qu’il soit le premier à témoigner lorsque le Comité tiendra une série de réunions spéciales. Cela risque de contrecarrer ses projets de vacances, mais il devient évident que les Canadiens réclament des réponses immédiates. »
Dans une lettre adressée au ministre la semaine dernière, le porte-parole libéral responsable de la sécurité publique, Mark Holland, a posé les questions suivantes :
• De quelle façon, et à qui, votre gouvernement a-t-il demandé conseil avant de décider de déplacer le sommet du G20 au centre-ville de Toronto ?
• Pour quelles raisons le gouvernement a-t-il ignoré les recommandations expresses de la Ville, qui préférait que le G20 ait lieu sur les terrains de l’Exposition nationale canadienne ?
• Qui a élaboré et approuvé le plan de sécurité du G20 ainsi que le budget astronomique qui y était associé ?
• Qui était chargé de donner les consignes relatives à la sécurité pendant le sommet du G20 ?
• Des représentants politiques ont-ils pris part – directement ou par l’intermédiaire du Bureau du Conseil privé – aux décisions d’ordre opérationnel pendant le sommet ?
« C’est le Premier ministre Stephen Harper qui a en outre pris la décision de tenir le G20 au centre-ville de Toronto, une décision qui a coûté une fortune et qui a rendu la tâche impossible aux policiers devant assurer la sécurité, a déclaré Mme Jennings. Est c’est ensuite le ministre Toews qui a supervisé le décaissement du milliard de dollars qu’a coûté la sécurité. Ce sont donc eux, les grands responsables des résultats désastreux que l’on connaît. »
La décision du Premier ministre de tenir le G20 au centre-ville de Toronto a mis les policiers dans une situation ingérable qui a donné lieu à du saccage occasionnant des dommages dont les commerçants devront être indemnisés, ainsi qu’à la plus importante vague d’arrestations de l’histoire du Canada. Par conséquent, des groupes de défense des droits de la personne exigent la tenue d’une enquête indépendante.
« Le Premier ministre de l’Ontario a déclaré hier que les Torontois avaient été littéralement sidérés par l’ampleur des manifestations et qu’ils souhaitaient qu’aucun événement de l’envergure du G20 ne se tienne dorénavant au cœur de la ville de Toronto, a conclu Mme Jennings. Les Canadiens, encore sous le choc, ont le droit de savoir comment le ministre Toews et le Premier ministre Harper en sont arrivés à si mal gérer un événement de l’importance du sommet du G20. »



